Archive de l'auteur

Pas d’articles ces derniers temps, je m’en excuse, le fait est que je reviens du Futuroscope et que c’était super la classe de manger à l’œil et de faire le pied de grue pendant une heure et demi pour voir un film en 3D de 5 min qui fait loucher et qui donne un mal de crâne façon cerveau humain réduit dans une boîte de sardines.

Attends attends, t’as dit « à l’œil » ou j’ai des hallucinations visuelles ?

J’ai bien dit ça, oui oui cher petit ami lecteur, je suis bien allée au Futuroscope deux jours et deux nuits quasiment gratos et comme je suis généreuse et que j’aime partager l’amour et accroître le nombre de radins en France, je vous donne mon secret !

Tout commence il y a quelques mois de cela, je me suis inscrite à la Mission Locale de Douai, dans ma belle région froide et chômageuse, où on m’a dit de faire des ateliers sur comment gérer son budget (ahah) et le fameux atelier « mobilité » . Ce dernier fut fort instructif puisque grâce à lui j’ai pu demander une bourse d’aide de 1000€ pour payer la fin de mon permis et j’ai appris qu’on pouvait obtenir des sous pour partir en vacances. Je me suis inscrite sur la liste des gens intéressés et je n’y ai plus repensé. Jusqu’à ce joli mois de juin, où la réunion a enfin eu lieu.

Je vous conseille à tous, quand vous venez de finir vos études, que vous avez moins de 25-26 ans et que le RSA vous fait des grands signes de bras « GTFO » staïle, go to Mission Locale, ça vous aide pas mal. Même s’ils sont pas là pour vous trouver du taf, c’est pas leur boulot, vous pouvez faire des tas de trucs et au moins vous n’avez plus à passer par la case ANPE et les rendez-vous barbants, votre conseiller Mission étant considéré comme votre conseiller ANPE.

Bref, réunion « Parcours Vacances » : je ne dis pas que ça existe dans toutes les régions de notre chère et belle France, mais ça vaut toujours le coup de demander. Je m’installe autour de la table et on nous explique que le Parcours Vacances c’est fait pour les jeunes inscrits au CIVIS (truc de la Mission Locale, qu’on fait pour avoir 50€ par mois, j’en avais déjà parlé :p ) et que ça consiste en plusieurs trucs :

  • on doit partir au moins 3 nuits et 4 jours,
  • on peut partir seul ou avec des potes, mais il faut partir de façon autonome, on fait pas ça pour aller chez Mamie Ginette qui habite dans le Sud et qui va payer tout là-bas,
  • on peut se barrer où on veut, même en dehors de notre chère patrie (mais attention, on obtient une aide sous forme de Chèques Vacances et c’est pas accepté partout, même en France, faut quand même se renseigner avant)
  • généralement c’est pour les vacances d’été, on s’y prend en mai-juin pour faire la demande

Et ça je le mets tout seul presque en majuscules : on a une bourse de 180€ PAR PERSONNE (même si les potes ne sont pas inscrits au CIVIS, du moment que l’un des membres du groupe est inscrit, ça passe, enfin dans les limites des stocks disponibles, faut aller vite si on veut pas se faire entuber). Donc déjà là, si vous n’êtes pas bluffés et « woot putain je le fais de suite » , vous n’êtes que des gros riches de merde et je vous proute très fort :D

Pour deux personnes, ça fait 360€ (merci Calculatrice Windows :D ) et ça paye deux nuits, deux jours et un dîner sur le parc du Futuroscope et même qu’il reste 40€ pour manger ou acheter ça :

Oui bah j’ai craqué, on a le droit de temps en temps ._.

« Ouais c’est génial ton truc mais bon, pour y aller tu dois quand même raquer :/ »

Ahah jeune sot ! Regardons la magnifique tuture qui nous a porté vers la magnifique région Poitou-Charentes : une sorte de gouffre à essence qui bouffe 50€ pour l’aller et la même pour le retour et, *fouille son porte-feuille en quête des tickets péages* OH PUTAIN 88,40 € de péages (OH PUTAIN)… Alors… MAIS OH PUTAIN 80€ de péages pour des routes en travaux et de la bouffe de merde sur les aires d’autoroute ? Faut que je m’en remette là T_T OH PUTAIN QUOI ><

Bon, bref, disons qu’on avait prévu le coup,  avec la MJC de Douai (gloire à elle) : grâce à elle et le dispositif CLAP, votre mairie ou un des organismes qui aide, vous pouvez avoir une aide d’un montant variable. Pour se faire, vous devez monter un dossier de candidature, avoir moins de 25 ans et faire le budget total de vos vacances, c’est avec ce dernier qu’on va calculer le montant de l’aide. Mais pour y avoir droit, il faut surtout mettre de l’argent de sa poche, c’est pas tout d’aller racketter les gens, faut aussi mettre de la bonne volonté. Avec la Mission Locale pas besoin mais la MJC elle déconne pas, faut suer des aisselles. Alors soit vous faites une brocante et vous vendez vos bouses, soit vous faites des gâteaux immangeables, soit vous faites comme moi, vous avez le coup de pot du siècle et vous avez eu un ptit boulot d’enquêteur pour la SNCF. L’aide qu’on vous attribue à la MJC dépend de ça, si je souviens bien vous devez apporter autant que vous voulez d’aide : vous voulez 100€, vous vendez 100€ de muffins fourrés à l’amiante.

Du coup pour ma part, j’ai eu droit à 100€ d’aide grâce à ça et avec le salaire merdi… mirobolant de la SNCF, ça comble les frais de route pour partir. Par contre là, l’aide est attribué par projet, vous n’avez pas une aide par personne, c’est con mais bon, c’est déjà ça de moins à demander à Mamie dimanche après le rôti.

« Ouais mais attends, doit y avoir un truc, y a une couille quelque part, on te demande pas de faire des trucs sexuels en échange au moins ? »

Non, les seuls trucs qu’on va vous demander, c’est un petit rapport sur vos vacances pour la Mission Locale, votre budget final avec tous vos reçus et tickets (du coup faut penser à en prendre à chaque fois et à pas s’en servir comme PQ) et concernant la MJC, il faut faire un peu plus : il faut montrer que l’argent de l’aide a servi et que votre voyage vous a apporté quelque chose aussi, de mon côté je vais faire une exposition photo dans la MJC pour dire à tous que le Futuroscope c’est trop génial et qu’on apprend plein de trucs et que du coup c’est hyper éducatif et tout ça…

Ne me dites pas merci, je vous en prie :)

Enfin voilà, 4 jours et 3 nuits, la dernière étant à nos frais puisqu’on est arrivés lundi soir, première nuit à l’hôtel près du Futuroscope, ensuite la première journée, et la seconde nuit, et la seconde journée, et non on ne fait pas 5h de route après 12h debout à attendre des plombes pour voir des films de 30 secondes en 3D qui défoncent la tête, du coup re-hop une nuit dans un B&B de notre poche (mais bon 40€, on peut se permettre quand on a rien payé derrière :D )

On se quitte sur cette magnifique image de Cthulhu dans mon assiette, jvous bisouille !

Petit edit qui a son importance :

J’aimerais ajouter à tout ce que j’ai pu dire à propos du Parcours Vacances et du CLAP, que ce sont bien plus que des aides financières. De mon point de vue, effectivement, ça remplit un peu le porte-monnaie pour partir mais c’est lié à ce que je suis : je vis déjà seule depuis longtemps. Ce qui n’est pas le cas de bon nombre de jeunes qui profitent de ces opérations : certains, pour ne pas dire beaucoup, vivent encore chez leurs parents, quelques fois ils n’ont pas le courage d’aller plus loin que leur quartier, ils manquent de confiance en eux et de motivation, c’est pour ça que la Mission Locale et la MJC sont là, pour les aider à se mettre dans les bons rails et dans ce cas précis, aller goûter à quelques jours de vacances et de liberté pour repartir tout neuf et tout fringuant à la recherche d’un taf, d’une formation…

Je ne voudrais pas que les gens se disent en lisant cet article que c’est encore une bonne façon de profiter du système et qu’on devrait brûler les gens qui ne bossent pas. Il faut parfois que le système marche de cette façon pour que certains s’en sortent, si on devait aider seulement les gens qui bossent, que ferait-on des autres ? Des esclaves ? Des suicidaires ? On est malheureusement en France, un pays où il est coutume d’aider les gens dans le besoin (même si ça commence à être de moins en moins le cas) et si ça ne vous plaît pas, changez de pays.

Comments 10 commentaires »

… sauf lui peut-être Oo

Comments 7 commentaires »

J’ai revu un film hier qui m’a mis les larmes aux yeux tellement la nostalgie m’est revenue en pleine gueule à la manière d’un round kick de Steven Seagal. Tranquillement affalée dans mon lit, je me remémorais joyeusement les innombrables incohérences du film quand soudain une lueur jaillit en moi : faisons partager tout cet amour et cette chaleur et faisons de ce monde un monde meilleur !

Je ne sais par où commencer tant il y a à raconter là-dessus mais soit, allons-y : petit film de 1999 avec un beau budget de 20 millions de dollar, Beowulf aurait pu être un grand film. Si on omet le personnage principal. Et sa meuf. Et le type qui fait genre c’est le connard de l’histoire mais qu’en fait non c’est un mec super sympa qui en fait est amoureux et donc de par la corolaire n°754554 paragraphe 3 alinéa 46 fait de lui un super con. Et en fait on va y aller mollo sinon ça va vous gâcher le film :(

L’histoire, la vraie, celle qui pue pas des pieds

Il était une fois un petit château dans la brume danoise, avec un roi nommé Hroðgar, sa femme et ses potes, où ils passent leur temps à se tringler la viande avec de la bière et des chips en écoutant de la grosse musique de danois barbus. Sauf que ça plait pas du tout au voisin d’à coté, le pauvre Grendel, monstre à ses heures perdues, petit cousin germain d’un certain Caïn (ancien caïd mort noyé) et légèrement vexé de ne jamais être invité à sniffer des putes et violer de la coke. Imaginez donc comme ça doit le souler de ne pas s’entendre réfléchir alors qu’il entame le quatrième livre de Guerre et Paix. Les couilles bien remontées, il gambade joyeusement vers le château en pleine nuit pour aller se défouler un bon coup, histoire de reprendre son bouquin tranquillement. Une fois dans la place, alors que tout le monde dort et cuve lourdement, il trucide avec aisance une bonne partie des gens et les mange (Carrefour était fermé sur la route, du coup, pas pu faire les courses pour le ptit déj, et puis bon des œufs à la coque avec mouillettes de fémurs frais, c’est plus sain). Une fois fini, il repart chez lui, un paquet de crânes sous le coude pour le goûter. Horreur et damnation pour Hroðgar qui se réveille dans un bain de sang sans s’en être rendu compte (faut dire que la tourte de langoustine de la veille était bien bourrine et que ça a pesé sur son sommeil). Il entre dans la salle du trône et s’exclame : « Oh putain et en plus cet enculé débarrasse même pas après ! Putain vlà la vaisselle ! » tout en remerciant sa femme d’avoir eu la bonne idée d’acheter ce trône sacré chez Ikea qui lui a permis de pas se faire bouffer le cul façon sot-l’y-laisse. Histoire de ne pas perdre la face devant ses lèches-bottes, Hroðgar décide d’emmener tout le monde faire un peu de camping dans la lande danoise, prendre l’air et goûter les joies de la nature naturelle, mais officieusement pour ne pas se faire botter le cul à coups de griffes et autres trucs pointus.

Pendant ce temps, dans le pays des meubles en kit et des fringues pas chères, un jeune barbare bourru en quête d’XP apprend les tourments de notre cher Hroðgar et se dit qu’enfin il pourra trouver un monstre légendaire à poutrer et enfin pouvoir utiliser tous ses items magiques (oui sont tous pour des niveaux de plus de 50 et il en est à 49, NERF). Notre jeune héros prénommé Beowulf rameute donc sa guilde et part donc au Danemark, la fleur à la bite et son couteau. Arrivé au camping des Trois Sangliers Bleus, il prévient Hroðgar que pour ce soir faudra prévoir le barbecue parce qu’il compte bien faire du steak de Grendel et faudrait préparer la sangria aussi parce qu’il peut pas tout faire non plus. La joyeuse troupe de barbares arrive dans le château et tous s’installent pour dormir sauf Beowulf, grand intelligent parmi les barbus qui fake de dormir. Grendel à court de mouillettes pour ses œufs et qui se sent d’humeur sanguine, s’inquiète un peu de ne pas entendre le bordel habituel et pense nerveusement qu’il est arrivé un truc atroce. Histoire d’en avoir le cœur net et surtout parce que sans leur bordel il n’arrive pas à s’endormir, il gambade une nouvelle fois vers le château et une fois entré se mange le premier endormi venu. La dernière côte à peine avalée, Beowulf surgit et vient lui saquer la viande en lui faisant une superbe clé de bras, prise magistrale retenue après des heures de catch à la télé. Grendel n’en étant pas à sa première bataille se défend, notre jeune héros aussi, la bataille est épique. Les autres gogoles à moitié dans le pâté se lèvent et finissent par se dire qu’il serait de bon ton d’aller aider leur pote : et ça brandit son épée en beuglant, et ça fend l’air avec sa hache, et ça se ramasse dans sa cape, bref c’est l’anarchie totale et ça omet totalement le fait que Grendel est +40 en esquive et possède la capacité spéciale « Le métal c’est pour les faibles » qui lui permet d’être totalement insensible aux épées et autres fourchettes. Comme quoi, ramener ses potes n’est pas toujours d’une grande aide. Finalement Beowulf arrivera à arracher un bras au monstre et à lui taper dessus avec, le faisant fuir dans sa tanière où le pauvre mourra dans d’atroces souffrances.

La petite troupe repart donc au camping pour le barbecue de la victoire et entame bien le fond de sangria, ça chante des chansons paillardes, ça rote, ça pète, une bonne vieille fête de bourrins, comme on les aime. Tout le petit monde rentre tant bien que mal au château en laissant les sanitaires du camping dans un état de putréfaction avancé, tous se couchent et s’endorment comme des gros tas en cuvant bien fort. C’était sans compter la Mère de Grendel, horrifiée de voir que son fils, en crevant, en avait foutu partout sur la moquette et bien entendu triste à en pleurer quand elle se rendit compte que la moquette était vraiment irrécupérable. Folle de rage de voir que les meurtriers de son fils s’en sont mis plein la panse et n’ont cure de sa moquette, elle finit par descendre dans le château et tuer le meilleur homme du Roi. Ce dernier alerté par les cris de son fidèle ami réveille tout le monde et part en chasse de ce nouveau monstre sans nom. Les voilà tous à cheval à la limite du coma éthylique en train de poursuivre une bête difforme jusqu’à un lac froid et sans baraque à frites aux alentours. Là Beowulf reçoit une épée magique, Hrunting, par un vague pécore qui avait osé dire que le héros n’était qu’une petite bite et qui maintenant se repend. Bref, il plonge dans le lac où la mère de Grendel tente de le tuer en vain, puisque notre héros porte son armure (oui oui), mais ça ne la décontenance pas et finit par le traîner jusqu’au fond du lac dans sa caverne (Beowulf porte bien sur le fameux short hydrophobe qui lui permet de respirer sous l’eau). Dans un coin traine le corps de Grendel, ici et là quelques restes de cages thoraciques ou de cubitus rongés, un intérieur très soigné donc. La lutte s’engage donc, épique et terrible, La Mère prenant bientôt le dessus. Beowulf se rend compte que son épée ne sert à rien et qu’il s’est encore fait avoir comme un bleu, mais reste protégé par son armure anti-rouille. Oh là, que voit-il ? Une épée vorpale de 5m de long et de 400 kg forgée par les Géants ? Easy. Hop Mère tronçonnée, affaire réglée. Il remonte avec la tête du fiston en guise de trophée et c’est la fête au village, tout le monde l’acclame et une voix suave se fait entendre du fond des temps « Vous gagnez un niveau » …

Donc ça, c’était le début de la légende de Beowulf, l’histoire est tirée d’un poème anglo-saxon du VIIème siècle et elle continue un peu plus mais pour le film ils se sont inspirés de cette partie. Maintenant que vous avez les « vraies » bases, parlons du film en lui-même…

Le film, le bijou

Ça commence bien puisque c’est pas du tout la même époque… enfin si ce genre d’époque a déjà existé puisqu’on arrive dans un château qui crache des flammes. Ok. Faut voir la construction aussi, très néo-gothico-arachnido-spatiale, une sorte de soupière à Mamie qui aurait très mal vieilli et aurait pris des amphets. L’intérieur est coquet avec une humidité ambiante contrôlée grâce aux nombreuses flaques boueuses, une lumière tamisée aux lampes à pétrole et fenêtres grandes ouvertes sur la lune et une ambiance sonore très harmonieuse à base « AAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ÇA FAIT MAL, enculé ! » . Oh des mecs en armures ! Oh que tu as une grosse épée toi là dis donc ! Oh un black qui fait de la merde ! Oh une connasse pouffe qui veut à tout prix se battre avec son pôpa d’amour contre un truc on-sait-pas-c-que-c-est et qui en a marre d’être mise à l’écart quand tout le monde s’amuse. GO TO YOUR ROOM BITCH, ça c’est dit. Une esclave en jupette et bas rouges prostrée dans un coin. Un corps mutilé jeté contre un mur. Oh et son ptit frère. OMONDIEU ! Voilà le monstre… Mix entre une citrouille d’Halloween, Venom, Alien, le tout en très gluant. Et là PREMIÈRE PHRASE D’ANTHOLOGIE, attention ça vaut le détour et pour ce faire, IMAGE o/

Il ne voit pas la bête pour ceux qui aurait le cerveau mou… Je rajoute donc pour ceux-là que le Roi (oui oui c’est le Roi, comme quoi être le chef n’implique pas d’être intelligent) vient de se taper la moitié de son château comme ça… Ultra fort ce film vous disais-je ! Et donc pour continuer sur l’histoire, il finit par enlever son casque et crier à la bestiole « Viens te battre boucher ! » Ah bah oui, vu comment il défonce ses hommes façon foire à la saucisse, m’étonne pas qu’il soit boucher ce bestiau ! Mais oh quelle révélation, le monstre ne veut pas se battre contre lui ! MAIS QUE SE PASSE-T-IL ? QUE NOUS ARRIVE-T-IL ? Deux ou trois gargouillis et plan séquence suivant, le château crache des flammes et l’esclave à jupette et bas rouges saute en bas d’un mur avant de courir cul nu dans la plaine. Pour se retrouver plus loin face à des poteaux sur lesquels on s’est amusé à clouer des gens. Ambiance Staying Alive, grande époque. Sur ce, elle se fait défoncer le minoi par des grosses brutasses à moustaches qui l’emmènent dans une sorte de camping pourrave où, à mon avis, elle va pas être prise pour faire Miss T-Shirt Mouillé. ET LA, ON SENT QU’ELLE VA PRENDRE CHER !

Oui ce film est une ode au n’importe quoi, une sainte écriture d’un temps ancien où l’on pouvait faire des films de merde et s’en tirer quand même, une réminiscence d’une lueur d’espoir pour les emos… Les années 90 me manquent cruellement quelques fois :’( Bref, la bougresse où en est-elle ? Elle s’agite les seins et le reste pour tenter de s’enfuir alors que le camping se rassemble pour la séance de sushis du mois. Arrivent deux gus sur des chevaux : l’un semble être Albator (le mec, pas son cheval) et son pote a un crâne de bouquetin sur son heaume (faut dire que cette bestiole est ultra hard à tuer, faut déjà un gros niveau, alors forcément quand tu réussis à en avoir une, tu fous son crâne sur ton casque pour prouver à tout le monde que t’as l’air d’un con). Donc les mecs se ramènent alors que la bougresse est en train de se faire ligoter pour finir en tranchettes. Sur ce point, j’aimerais vous prouver que l’on est bien dans une épopée médiévale réaliste :

Bien entendu après l’avoir attachée, on lui arrache le chemisier et on laisse la culotte apparente, histoire d’être plus à l’aise une fois délestée de la moitié de son corps. Le mec au bouquetin commence un spitch, les bras croisés sur la poitrine genre investi d’une mission, il blablatte sur le fait qu’elle est rongée par le Mal et qu’ils vont la délivrer en la coupant en deux. Et les joyeux campeurs de scander « TUEZ LA BÊTE !!! » Ah les joies du camping ! Enfin tout ça, c’était sans compter le putain de campeur du dimanche qui vient toujours faire chier à un moment ou à un autre. Beowulf est dans la place et avec lui un semblant de musique à la Sergio Leone (oui oui). D’un air vide, il déclare le plus naturel du monde, à la fraiche : « Détachez-la » et le bouquetin de dire qu’elle est de l’avant-poste et que c’est cacaboudinmocheprout et que faut la tuer en gros. MAIS C’ÉTAIT SANS COMPTER LES GROSSES BURNASSES DE BEOWULF :

Il redemande donc « poliment » qu’on la détache mais tête de bouc ne veut rien savoir et lui dit en gros d’aller se faire foutre par une chèvre dans un coin reculé pour qu’ils puissent sacrifier de la pouffe tranquillement. Sergio Leone revient et il est pas content :

Et là c’est baston générale puisqu’en fait Beowulf Lambert a fini par décocher une flèche dans la tête du bourreau alors qu’il était sur le point de mettre le rasoir en mode « découpe tranches fines » . Bien entendu il défonce le cul de tout le monde grâce à ses deux arbalètes automatiques dernière génération et ses deux hachettes sur ressort. Le tout sur fond de grosse techno-trance-bordel qui fait genre « je donne du rythme à mon film qui n’en a pas » . Albator s’y met aussi et fini par se faire trainer derrière le cheval de notre cher héros à poil blanc. Celui-ci arrivant à arrêter une lance de la largeur de ma cuisse avec une seule main et à s’en servir de pole-dance pour faire des saltos arrières et retomber pile poil à coté de la donzelle et finir de poutrer du cul-terreux. Je tiens à ce moment précis du film (même pas 10 min, omondieu) à faire un gros hommage aux accessoiristes qui, avec un budget minable de 2 euros, ont réussi l’exploit de créer des armes super crédibles. Une petite pensée pour eux…

Bon, il finit par récupérer la poufiasse et partir droit vers le château. Beowulf il est comme ça, on lui dit qu’il faut pas y aller, que plein de gens super gentils et câlins sont morts là-bas, rien à foutre il y va. La fille flippe son slip et saute du cheval alors que notre héros lui parle et sautille comme une bichette vers les mecs qui voulaient lui broyer un ou deux os. Bien entendu, elle finit par se faire trancher l’oignon. Beowulf tire la gueule, tu m’étonnes, j’aurais les nerfs aussi si on me faisait le coup de se barrer alors que j’parle !

Je ne vais pas commenter tout le film de cette façon, pour plusieurs raisons : Grand I petit 1 paragraphe A, il est 3h du matin et je commence à m’endormir sur le clavier ; Grand I petit 1 paragraphe B, on va vite se faire chier comme ça ; Grand I petit 2 pas de paragraphe, faut savoir laisser du suspens quelques fois. Pas de Grand II.

Grosso merdo il se passe quoi après ? Beowulf arrive en bas du château, où tous les gueux se pressent pour voir ce qu’il veut, personne ne le croit quand il dit qu’il vient pour aider mais bon, il a une tête sympa alors il rentre quand même. On en apprend plus sur la déco du château comme avec ce magnifique haut parleur qui permet de dire que la porte est verrouillée… Pourquoi n’y avait-on pas pensé de l’époque de Charlemagne ? Les chevaliers ont des armures très classieuses, on peut y retrouver, entre autres :

Voilà voilà, le Roi rencontre Beowulf et un dialogue digne des grands arrive : « Comment as-tu réussi à passer les lignes ? » et notre beau blond peroxydé de répondre « Sur mon cheval » OMONDIEU QUELLE REPARTIE, CHRISTOPHE PRENDS-MOI O_O Brefle, le Roi accepte l’aide bienvenue de Beowulf malgré son conseiller, Roland, qui tente de lui faire comprendre que notre bourrin est pas clean (Roland d’ailleurs qui a mangé Jim Carrey, ça fait peur). Une fois installé dans la chambre du feu-gendre du Roi, Beo parle avec le neveu et assistant du maître d’armes (ça ne s’invente pas) jusqu’à que la princesse fasse son entrée. Là on apprend que son mari est bien mort, que c’était un putain d’alcoolique et que notre blond aime dire « mes condoléances » avec un sourire pervers. Tout le monde au château pense que Beowulf a été envoyé par la famille du poivrot pour se venger de sa mort mais c’est mal le connaître ! Lui il veut juste poutrer de la vilaine bêbête et sortir une DEUXIÈME PHRASE D’ANTHOLOGIE !

- Tu prétends que tu es venu ici pour combattre la bête ?
- Je ne prétends rien, c’est la vérité.
- Mais elle ne peut être tuée, ni par mon père, ni par Roland, ni par qui que ce soit.
- Je ne suis pas qui que ce soit…

CHRISTOPHE JE T’AIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIME \oO/ Ahem, scène à grosse pression sexuelle donc, comme en atteste la compression des nichons de la baronne et le sourire porcin du blondinet.

Scène suivante : Roland montre qu’il en a dans le paquet et fait sytle « petit meeting dans la cour du château pour s’entrainer à la baston, amochant la moitié des chevaliers qui n’étaient pas encore morts mâchonnés par la bête » tout en n’oubliant pas de sortir une grosse connerie : « vous dormirez quand vous serez morts » ! On s’attend quand même à un moment à ce que Roland se mette à danser dans un costume ridicule… On aperçoit sur un coin de rempart le petit Beowulf qui doit bien se gondoler la miche à les voir se manger le gnouf pour rien. PHRASE D’ANTHOLOGIE ALERTE !!! « Bat-toi bravement ou meurs salement » Beowulf, le film aux dialogues riches et intenses !

Pendant ce temps, au camping des Scouts, la nuit vient de tomber et on prend les paris sur combien vont crever durant la nuit.

Scène suivante : un mort. Le maître d’armes qui faisait sa ptite ronde alors que tout le monde est entrain de se goinfrer dans la grande salle.
Faits intéressants : on se rend compte que Roland veut le cul de la princesse (qui s’appelle Kyra en passant), enfin vu la robe qu’elle porte, la moitié du château lui veut le cul ; la Reine est morte en tombant « accidentellement » des remparts en faisant une petite balade nocturne ; Beowulf est un Rémi sans Famille ; une PHRASE D’ANTHOLOGIE : « Inutile d’être le meilleur à longueur de temps, il faut juste l’être au bon moment » ; et pour finir, une petite note Déco-Tendance !

Petite scène de merde avec Beowulf et Kyra qui finit par comprendre que NON il n’est pas venu à cause de la mort de son mec (l’est pas blonde pourtant) mais qui est surtout là pour faire genre « je suis une femme forte qui n’a pas le droit d’avoir peur, je sais me battre, je t’emmerde » . Au moment où elle se barre enfin, Roland apparaît au détour d’un écran de fumée, NOSFERATUUUUU oO « Approche pas ma meuf enculé ! J’ai pas besoin de toi pour tuer du streumon et puis tiens, BASTONNNNNNNNN ! » Oui Roland est con et se bat comme un kéké. Il se fait donc péter le fion comme une belle tanche et Beowulf d’en rajouter une couche : « Ne tente pas trop le Diable, Roland » et un Roland minable qui tire une tête genre boy-scrout pris sur le vif alors qu’il tentait un fap furtif sur la mono. A se demander si les scénaristes ont pas fumé leurs cheveux.

ATTENTION SCÈNE A CARACTÈRE NICHONS ! Le Roi dort paisiblement sur son lit quand soudain une blondasse siliconée fait son entrée ! Apparemment elle en veut à son slip en cuir et finit par lui faire sa petite affaire, alors que le pauvre bougre dort toujours en rêvant de sa défunte femme sur les remparts entrain de parler à la blondasse enceinte (omgwtf ?). Scène très bizarre et avec une seule seconde de tits, comme quoi :/ Par contre, on sent que le Roi a des choses à compenser…

C’est vrai que c’est gonflant à la fin, toutes ces femmes qui rentrent dans votre chambre et vous allègent de quelques grammes ! Faut arrêter les filles ! C’est pas très sympa quand même !

Scène suivante : on brûle dans le four crématoire (!) le corps de feu le maître d’armes mais bon on fait quand même gaffe de le mettre dans un sac mortuaire et de bien tirer la fermeture éclair (!!!!!!!!).

Scène suivante : le jeune nouveau maître d’armes s’attèle à réparer des armes pendant que son poto va chercher des lances. Par un truchement scénaristiques, c’est finalement le blackos qui s’en charge et devinez la suite ? Et ouais le black reste en vie ! INCROYABLE ! Alors qu’il revient dans la salle d’armes, son copain est entrain de se faire joyeusement sucer la moelle à travers les intestins par la grosse bêbête, du coup pour rester dans la scène bien inutile et nanarde, le black s’évanouit tel une petite biche à la vue d’un chasseur, comme une pauvre merde efféminée.
C’était sans compter Beowulf et sa petite fiole qui contient Dieu-sait-quoi (du pet sous forme liquide ?) qui réveille le pauvre gueux. Ce dernier est vachement gaillard à son réveil, il tient la forme : « Tu peux nous dire sa taille ? A quoi ressemble son armure ? Qu’est-ce qu’elle a comme protection ? Est-ce qu’elle a une carapace ? » (bah oui c’est TortankDRACAUFEU ATTAQUE !) et le black de sortir un nouvelle PHRASE D’ANTHOLOGIIIIIIIIIIIE : « Oh mon dieu elle est vilaine ! » AH BAH ÇA POUR UNE SURPRISE O_O

Enfin bref, tout le monde se décide à se bouger le cul parce que là ça craint du pain, la bête est apparue en plein jour, c’est moyen bien. On va foutre tous les malades/enfants/vieux/femmes/phacochères dans le sanctuaire fermé de l’intérieur et on va aller lui botter le cul à cette pute de bête ! Kyra fait sa pouffe et veut pas y aller, comme elle est la fifille à son papa, on la laisse rester avec les hommes virils.

Beowulf fait le tri dans son sac de rando et dégotte des jouets sympas : des poignards, des massues qui picotent, ses fameuses hachettes rétractables, deux jolies arbalètes automatiques et une épée, de loin ma préférée de par les finitions :

Voilà, une bonne centaine de personnes dans le sanctuaire et 40 chevaliers dans la cour du château à attendre de se faire botter le pancréas… On annonce que le petit Grégory est attendu caisse 3 par ses paren… Ah non les portes sont verrouillées, c’est bon… Ah tiens, ça beugle dans le haut parleur… Ah tiens, je pense que des gens sont entrain de se faire égorger… Ah tiens, j’avais raison.

Scène suivante : BASTONNNNNNNNNNN ! Aggro le mooooob O_O Mais à mains nues, parce qu’ils ont beau lui balancer de la ferraille dans la couenne, rien ne marche. Roland se fait défoncer la moelle, Kyra sert juste à montrer que ça fait très peur avec une moue horrifiée, le Roi se demande s’il aurait pas mieux fait d’aller se recoucher et Beowulf saute un peu partout en faisant des triple-axel jusqu’à ce que la bête finisse par lui détruire la moitié de la face, parce qu’il faut bien que ce brave montre qu’il est un peu humain quand même. Hop, la bête se barre et on a plus qu’à faire cuire les morts.

Scène suivante : Kyra panse les plaies de notre héros et se dit que « PUTAIN LA VACHE ÇA PISSE LE SANG Oo » Roland qu’on peut maintenant surnommer le Boiteux, attend patiemment à la porte et demande des nouvelles : il agonise et du coup Roro se repend et lui dit « merde il m’a sauvé les couilles quoi ! » puis enchaine sur une jolie déclaration d’amour à Kyra. Ah bah comme si elle était pas au courant…

Chez les boy-scouts, ça se demande si ça va bientôt se terminer cette histoire, parce que merde on se caille le gland dehors…

Hop re-scène de nichons où on apprend que la Reine s’est en fait suicidée en apprenant que son mari la trompait avec la blondasse et l’avait foutu en cloque…

Scène suivante : après l’avoir veillé toute la nuit, Kyra se rend compte que Beowulf est totalement guéri et ne garde à la limite qu’une cicatrice d’appendicite. Oh le vilain cachotier !

Vilain vilain qui s’en va faire un tour sur les remparts et retrouve le Roi en pleine méditation transcendantale et une nouvelle PHRASE D’ANTHOLOGIE par notre blondinet d’amour : « Si tu cherches l’absolution, tu fais erreur sur la personne… » Aaaaaah quel homme *_*

Notre guerrier s’en va ensuite quérir l’assistance du tout jeune maitre d’armes pour un truc, on sait pas trop, mais on s’attend à ce que ça soit bien bourrin.

Scène suivante : Jim Carrey vient tailler le bout de gras à Beowulf qui s’empiffre, ça papote blessures de guerre et Kyra revient sur le tapis : parait-il qu’elle s’était pas mariée par amour !! OMG révélation. Mariée à un sadique et un porc qui la traitait mal, très très mal selon les dires de Roland qui aurait bien kiffé son boule de lui démembrer les orteils mais qui n’en a pas eu l’occasion… Hummm qui a bien pu tuer le mari de Kyra ? Mais c’est Cluedo au pays des Vikings cette affaire ! Et bien entendu, pauvre petit Boiteux que Kyra n’aimera jamais plus que comme un frère…

Retour chez le maître d’armes qui a fini le colis spécial barbecue de bestiole qui reste mystérieux (pour dire, je suis moi-même dans le suspens puisque je ne me souviens absolument pas de ce que c’est cette merde… j’suis fatiguée moi…)

OMG révélation : qui a tué le mari de Kyra ? MAIS C’EST BIEN SUR ! C’était Kyra… Putain le truc de fouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu Oo En pleine nuit alors que son mari était bien bourré et qu’il aurait bien voulu la bourrer elle, elle s’est défendue en lui assenant une bonne vingtaine de coups de couteau, légitime défense quoi…

Et la petite gourgandine de laisser son héros à la bataille… mais sur le chemin menant à sa chambre, un bruit étrange l’intrigue… Et comme de bien entendu… elle fonce voir ce que c’est ! Ah bah ça devait être un chat, fausse alerte. Mais c’était sans compter ce joyeux drille qu’est le Roi qui lui fout la peur de sa vie en l’attendant silencieusement dans sa piaule. Il lui demande de lui pardonner sans lui dire clairement de quoi ça s’agit.

Scène de baston dans les douves/réserves d’eau du château : Beowulf est seul avec sa pine et lance des regards un peu partout alors qu’un grognement se fait entendre… Pendant ce temps, tout le monde est dans la salle à manger à faire les 100 pas, belle bande de moules. Hop ça commence à tailler dans le lard et à faire saigner les molaires, qui va l’emporter ? Beowulf Lambert ou Pumpkin Venom ? Quand on voit les saltos arrières que notre héros fait, on y croit (surtout avec les pieds dans l’eau et les fringues détrempées, easy way !). Ooooooooooh bah voilà les trucs du maître d’armes !

Et c’est pas croyable ce qu’on peut faire avec un putain de cure-dent : démembrer un monstre ! Avec un bras en moins, c’est sûr, il va en chier maintenant ! Le streumon fuit, la victoire est écrasante. Voilà notre beau héros avec son butin dans les bras qui court le montrer à tous ses amis pour fêter la libération du château ! Du coup, allez, on va l’accrocher en haut des remparts pour que tout le monde le voit bien ! Gogogo on s’ouvre la cave à vin et on se bourre la trogne !

Pendant ce temps chez les boy-scouts, grâce à leur magnifique téléscope infrarouge (allez, on est plus à une incohérence près), on se rend compte qu’ils ont réussi à tuer la grosse bêbête et du coup on fait les valises et on rentre chez Momone !

Scène suivante : Beowulf fait son baluchon garni. Kyra, qui n’en finit plus de rentrer chez les gens sans frapper, arrive avec l’œil baveux et le cuisseau tendre. Elle fait genre je-suis-triste-que-maintenant-tu-partes et tente l’impossible pour le faire rester :

- Alors tu t’en iras sans connaître mon plus grand secret…
- Y en a encore un ?
- Et plus important…
- Et qui est ?
- Mes sentiments…
*petite musique glamour, enfin ouais je sais pas déterminer*
*tête déconfite de Beowulf alors que jusque là il avait l’œil pervers*

Ça fait toujours plaisir à l’ego x) Enfin, vous connaissez Beowulf, il s’en tire avec une palabre sur le fait que personne ne doit l’aimer gnagnagna et il l’emballe vite fait bien fait.

Dans la salle de banquet, tout le monde est dans la place, à fumer des cigarillos, à boire dans des bouteilles en verre (ouais mais à même le goulot, faudrait pas salir les gobelets) et le Roi semble partir en bad trip au fur et à mesure de la soirée. Roland finit par sortir admirer le bras qui pend dans les airs tel un pompom sur un manège. Et HAN PUTAIN COMMENT T’ES BONNE MADAME ! Le retour de la Blondasse ! Qui vient lui trifouiller les bourses. D’abord méfiant, le Boiteux finit vite par se laisser aller, d’autant que Miss Gros Seins lui dit que Kyra n’est qu’une connasse qui sait pas ce qu’elle perd, si ça flatte pas dans le sens du poil ça !

Hop retour chez Beowulf et sa bitch, oh tiens ça a du faire du porn hard core dans les chaumières, Kyra porte une couverture !!!!! Et COMME DE BIEN ENTENDU, on a rien vu. La petite fourbette tente de lui soutirer les vers du nez et comprendre qui il est réellement. Et voici l’histoire telle que Beowulf la raconta :

La famille de ma mère tenait un avant-poste comme celui-ci. Une nuit alors qu’elle était jeune, elle vit une lumière. Une belle lumière argentée qui l’appelait par son nom. Elle fut attirée, elle la suivit dans une grotte sur la montagne qui n’avait jamais existé jusque là. A l’intérieur de la grotte, il l’attendait. Toutes les nuits pendant 3 mois, elle alla le retrouver. Puis la dernière nuit du troisième mois, il lui annonça qu’elle était enceinte et qu’elle devait appeler son enfant Beowulf. Ma mère mourut sans le savoir mais nos sages n’avaient aucun doute, ils disaient que mon père s’appelait Ba’al, Dieu des Ténébres, Seigneur des Mensonges. La seule chose qui puisse m’empêcher de devenir le Mal, c’est de combattre le Mal.

Magnifique interruption ensuite puisqu’il entend des trucs bizarres dans un coin de son oreille interne, apparemment y a un truc bien plus méchant qui grouille dans le château… Kyra y va de son fameux : « Laisse-moi venir avec toi ! » et de se faire refouler les fesses.

Tiens un truc vient de me frapper l’esprit, genre grosse commotion cérébrale : en fait c’est pas un katana qu’il a dans le dos tout le long du film…

C’ÉTAIT DONC ÇA Oo !

Bref, passons le fait que le bras qui pendouillait gentiment sans faire de mal à personne a disparu, que tout le monde est mort dans la salle de banquet (à l’exception du Roi qui était parti en reconnaissance pour chercher sa fille), et que Roland sait voler. Enfin atterrir lourdement sur une table la tronche ensanglantée. Comme quoi se faire pomper la nouille un soir de victoire ne signifie pas toujours qu’on va passer une excellente nuit.

Le Roi et sa fille contemplent l’ampleur du désastre quand Blondasse fait son show : elle apprend à Kyra que son père était un gros infidèle des Carpates et qu’il lui a bien tritouillé les mandibules il fut un temps. Elle apprend aussi du coup que sa mère s’est suicidée par désespoir. Le Roi tente l’insulte à base de pute mais hop répartie niveau 2 pour Blondasse qui balance l’énormité : « Tes mots sont durs pour la mère de ton enfant ! Celui que tu nommes la Bête… C’est ton fils Grendel » BLAM prends-ça dans ta face vieux crouton ! Ce dernier, naïf, pense que Blondasse fait tout ça pour « un amour bafoué » mais que nenni, il semblerait qu’ils aient construit l’avant-poste sur les terres de Blondasse et ça lui a foutu un peu les nerfs… du coup hop jte fais un gosse monstrueux dans le dos pour te tuer tout le monde et récupérer mon potager.

Trop de révélations, j’en suis choquée à outrance. Aaaah Bêbête arrive et calme le vieux d’une clé de bras restant. Et claque la fille avec histoire que tout le monde reste en paix. Hop petit salto avant de Beowulf qui arrive dans la conversation tel un joli poil de jambe sur une bande de cire froide. Et que ça te tue la bestiole d’un coup d’épée dans le trognon de bras manquant. Bien sur, ça plait pas à Môman qui s’énerve un chouïa… Elle tente un discours mielleux pour appâter Beowulf et le ranger dans son camp, elle tente même le tritouillage de nouille mais rien n’y fait, le blondinet reste sur ses positions. Spa grave, pendant qu’elle lui parle avec une voix de téléphone rose, son fils se décompose dans une sorte de fluide rouge très gluant et fait à la palette graphique Lidl… Et que ça finit par lui entortiller les gambettes et révéler sa véritable forme… je dirais un poulpe qui aurait fait des trucs pas net avec une chauve-souris… je vous laisse juges :

Voilà, baston, triple salto arrière, menaces de mort douloureuse… Il arrive à lui entailler le cou et remarque que son sang, giclant sur une lampe à pétrole, prend feu… Hummm intéressant ! Kyra remet une couche de « je sais à rien et j’vais vraiment me prendre une claque dans la gueule si je continue » . Au terme d’un combat titanesque qui doit durer AU MOINS 2 minutes, alors que Beowulf est à moitié entrain de crever, il réussit un exploit : récupérer son katana-vélo-fer-à-friser qui avait chu lamentablement avec le bout de sa botte ! Et hop je te tranche la gorge de la poufiasse décolorée et hop je défonce une lampe à pétrole du mur ce qui a pour effet de produire un jet de flammes. Et là, il faut une image, parce qu’on se rend pas bien compte à quel point les flammes c’est fourbe !

Et vas-y que ça te fait exploser le chauve-poulpe ! OH YEAH ON A GAGNÉ ! Ah, on me dit dans l’oreillette qu’il se pourrait qu’on ait un ptit problème, trois fois rien… Le château est entrain de brûler et Kyra, telle une bonne petite connasse, semble avoir avalé un suppositoire usagé, dur de la faire bouger de là… Le bâtiment finit par exploser d’un peu partout avec des effets spéciaux indignes que je ne peux décemment pas vous montrer tant ils font pleurer les yeux… Bien sur, in extremis, Beowulf et sa gourdiche s’enfuient, lui sur son beau cheval noir et elle sur un blanc, comme c’est beau, on dirait du Verlaine :’)

Petit moment émotion, les dernières paroles du scénario… Obligée de vous retranscrire pour vous dépeindre la tristesse et le désarroi :

- J’ai perdu tous ceux que j’aimais en ce lieu… Ma vie était là-dedans…
- Où est-ce que tu vas aller ?
- Où tu iras… (mon pays sera toi /o/ qu’importe la place et qu’importe l’endroit \o\)
- Moi j’sais pas encore où j’vais aller… Ni c’que j’trouverais en y arrivant… Si je reste avec toi, les Ténébres risquent de me poursuivre et je ne pourrais pas te protéger…
- Je te montrerais ! Si tu te laisses faire…
- Ca peut être dangereux de rester avec moi…
- Je te jure qu’à mes yeux le seul endroit où je serais en sécurité, ce sera à tes cotés.
- Je ne puis t’offrir aucune garantie. *rire de gros malade mental que seul Christophe Lambert peut faire*
- Je prends le risque !
*et ça rigole comme deux couillons et ça chevauche vers quelque part*

Oh mon dieu, le film est fini :’( Mais avant de se quitter, quelques précisions croustillantes et encore plus inutiles qu’un fil dentaire à une limace! Le film a été tourné en Roumanie, ce qui explique bien des choses, il a été nominé au prix de la meilleure photographie, meilleure direction artistique et meilleurs effets spéciaux (omg) lors des DVD Exclusive Awards en 2001 (ah bah ça explique tout…), il est sorti directement en vidéo aux Etats-Unis et on peut aller s’en repayer une tranche sur Nanarland ;)

Sur ce, je pense aller m’arracher les yeux, les mettre dans un verre d’eau citronnée et me coucher telle une grosse mouette o/

Comments 7 commentaires »

ALORS WELCOME ! Trêve de plaisanteries, voilà pourquoi ces derniers temps j’étais si silencieuse et qu’aucune mise à jour ne venait (et que vos petits corps en manque convulsaient) : je viens tout juste de terminer ma formation en création d’entreprise qui a duré 2 gros mois et le moins que l’on puisse dire c’est « LA VACHE PUTAIN » (tout en finesse, toujours).

Fleur à la bite, on y va à la Coolio en se disant que mis à part le gros manque de financement le reste ira comme un gant à un lépreux. Haha. On se ramène avec son petit cahier, sa calculatrice de cuisine et son trieur du collège et BAILA BAILA LA BAMBA ! Salut les copains, vlà les geeks en force RIPRIZENT ENCULÉ ! Ah qu’est-ce qu’on rigole quand les premiers jours sont à base de « comment bien cerner son projet » et qu’on passe son temps à se creuser les méninges pour peaufiner le concept. Ah qu’est-ce qu’on se marre quand on passe à l’analyse commerciale et qu’on cherche à cerner la concurrence, les futurs clients, les prix qu’on veut faire, comment trouver un bon local pas trop cher. Ah qu’est-ce que… AAAAAAH MAIS WTF PUTAIN C’EST QUOI ÇA O_O ???????? Un plan comptable…

OMONDIEU LA COMPTABILITÉ, imaginez un petit inspecteur du Fisc avec une fine moustache, des lunettes noires à grosses montures et un sourire à vous tuer un banquier, ajoutez-y des « soldes intermédiaires de gestion » , des « plans de financement » et les fameux « plans de trésorerie glissant et flux de TVA » et je vous promets des nuits à vous dire que l’Uruguay c’est pas si moche à cette période de l’année… A vous briser tous vos maigres espoirs… On râle sur ce connard de boulanger qui vous fait la baguette à 1,20 € alors qu’à 100m son concurrent la fait à 1 € mais quand on se retrouve dans sa peau à ce pauvre bougre, on est tenté d’aller le voir et de lui faire un câlin en lui disant « there there » . Parce que passés les moments à se dire que ça serait juste ultra-mega-top-moumoutant de créer sa société, on en vient à pleurer sur cette chienne de vie qui de toute façon nous tuera tous.

Sans vous révéler la finalité de mon projet, après avoir fait tous les calculs possibles avec des chiffres d’affaires aussi réalistes que possible, arrive le grand moment du « combien allez-vous sucer à votre banquier ? » et j’ai du m’évanouir pendant une bonne semaine. Pour les curieux, si jamais je ne gagnais pas à Euromillions et que je devais me prostituer face à mon banquier, la somme totale de mon emprunt pour créer la société et la faire vivre le premier mois (oui parce que faut surtout pas croire qu’on y arrive dès le début, stop croire aux Schtroumpf), attention les couilles : 50 000 €. Ça, c’est fait. Imaginez maintenant que pour pouvoir demander un emprunt bancaire ou des prêts d’honneur qui aident à avoir l’emprunt bancaire (gnnnnnnnnn mal aux cheveux), il faut donner un minimum de sa personne. Je tente dès à présent à Pipou à pisser sur les chiottes et à tirer la chasse, la litière va devenir hors de prix.

Autrement dit, j’avais pas vraiment le courage d’écrire des conneries alors que j’étais dans un état proche du Texas (voir s’ils embauchent pas là-bas, on sait jamais), à se dire qu’on se fait chier à vouloir créer sa boite pour créer son propre emploi parce qu’il est inexistant autre part et qu’au final c’est le parcours du combattant déjà mort avant d’avoir commencé. Je me suis donc abrutie devant True Blood (ERIC RAAAH ! LAFAYETTE RAAAH !) en bouffant des graines de tournesol. Mais prions Notre Seigneur La Grande Ventouse Débouche Chiottes Cosmiques car demain j’ai un rendez-vous pour un petit mi-temps d’août à décembre, PRIONS MES FRÈRES CAR LA FIN EST PROCHE ET NOS PÉCHÉS SERONT ENFIN ABSOUTS \oO/ Enfin c’est pas ça qui me permettra de mettre de l’argent de coté mais ça fait manger…

Sur ce, je vous laisse, l’appel des pâtes au ketchup ne se fait pas attendre !

Comments 12 commentaires »

Il y a encore quelques heures, j’étais prostrée dans un coin de ma chambre à pleurer toutes les larmes de mon corps et à me fouetter la peau nue. Pourquoi ? Parce que j’ai fait l’erreur du siècle quand on a un chat comme le mien (aka un gros con). Par cette belle journée pour une fois pas très ensoleillée, nous nous sommes pris l’envie d’emmener mon cher et tendre Pipou au parc. Je n’ai pas vraiment eu peur de l’y emmener puisque de nature peureuse, il serait resté près de nous et se serait caché dans nos jambes.

AHAH. A peine avions-nous posé un genou sur la pelouse du parc pour nous assoir que le chat bondit dans les airs tel une mangouste et comme bien entendu Murphy est un gros bâtard, Pipou fait son Houdini et arrive à enlever son harnais (magnifique harnais en plus, à la pimp my cat, en fausse peau de léopard… s’est-il enfui de honte de le porter ?). J’ai eu à peine le temps de réagir pour m’avancer doucement vers lui et tenter de le récupérer (un bond de 5m quand même) mais je devais être très mal coiffée ou puer la mort car il a couru de plus belle. Passé le choc énorme de le voir disparaître dans les taillis, je fonce vers l’endroit : une petite touffe de buisson près d’une mini-rivière. J’appelle, j’hurle, je supplique, je pleure, rien n’y fait, Pipou ne se remontre pas. Après avoir rameuté la Mère pour aider à le retrouver (15 hectares putain) et après 2h de recherches intenses : rien, le vide, le néant, juste des putes de poules d’eau moches et des gens qui se baladent.

En remontant dans la voiture, je me dis bien qu’avec tout le monde qui passe par le coin où il a disparu et avec tous les chiens qui y sont promenés, les chances de le retrouver sont très maigres… D’autant plus que de l’autre côté de la rivière, il reste un bout de parc et ensuite les jardins des maisons avoisinantes… J’embroche un stylo et je me mets à rédiger très vite une note qu’on dépose au café qui jouxte le parc, je sonne chez une voisine qui avait ce joli panneau « Cats Welcome » , bref je me ronge les sangs. L’orage gronde, il pleut, il n’est plus temps de rester, nous rentrons pour tenter de le retrouver dimanche. En rentrant, je poste un peu partout sur internet des messages pour tenter de trouver quelqu’un qui l’aurait vu, je fais dans le gros pathétique mais je m’en fous (d’ailleurs merci à tous les loulous sur Facebook qui m’ont laissé un ptit message, que Dieu/Allah/Boudha/Cthulhu vous bénisse).

Après avoir pleuré deux bonnes heures dans mon lit en refusant de manger et en commençant mon deuil, on se dit que finalement on va y retourner. A 21h45 nous revoici dans la voiture, avec lampe torche, croquettes, jouets et caisse de transport, nous sommes parés, Rambo peut aller se mettre un tutu rose, la guerre nous attend. Arrivés devant l’entrée du parc : portes closes, tout va à merveille. Aucun moyen de sauter les clôtures, trop hautes et qui nous empêcheraient de revenir avec le chat dans les bras ou même dans sa caisse (puisque ce petit con arrive à l’ouvrir de l’intérieur -_-). Scrutage des alentours, oh ce petit chemin de terre qui suit le parc… Oh bah c’est qu’il est long ce chemin… Et ah oui il y a une rivière entre le parc et le chemin… Tiens j’aperçois une autre entrée du parc… AHAH UN TROU DANS LES HAIES O_O Direction l’endroit où Pipou s’est enfui… Il fait ni sombre ni clair, la visibilité atteint des sommets : 5 m !!! En traversant la petite rivière dont je parlais plus haut, j’aperçois une forme qui court se planquer dans des fourrés qui longent l’eau, sans discerner de quoi il s’agit, sans savoir si je ne suis pas entrain de partir en couille et d’avoir des hallucinations. J’approche et j’appelle, je joue des maracas avec les croquettes, je pouetpouet, rien, pas de miaulement ou bruits, je passe mon chemin.

Je vois ensuite Chéri qui se fixe et m’appelle doucement : moi aussi je la vois, la petite forme velue qui se frotte à un arbre. On se baisse et on minaude pour faire approcher la bête… Manque de pot, c’est une magnifique petite chatte grise et blanche avec un joli collier autour du cou, magistrale fausse joie et retour case départ. Arrivés dans une petite clairière avec des monticules de terre, j’aperçois de nouveau une forme qui court se planquer mais la visibilité baissée à 2m n’aide pas à savoir si c’est Pipou ou une pute de poule d’eau. J’approche et je continue de minauder, personne n’étant là pour se moquer grassement de mon imitation du miaulement. Ne voyant toujours rien, je décide de m’assoir purement et simplement dans la clairière et d’attendre en continuant de jouer avec ses jouets. Ne voyant plus Chéri dans mon champ de vision, je le retrouve accroupi, immobile. Je sens le truc venir, encore une fausse joie ou je ne sais quoi. Doucement je me rapproche et lui demande s’il l’a vu ou s’il assouvit juste une grosse envie. « Il est juste là, il est venu manger à 10 cm de moi, je l’ai caressé mais il vient juste de repartir dans le bosquet juste là » . La nuit vient de tomber, la vie est belle.

A plat ventre, à 1m de Pipou, ça fait une demi heure que je rampe le plus lentement possible pour tenter de l’approcher, la gamelle de croquettes dans une main et l’autre dans les orties et les fourmilières. Enfin, au bout de quelques minutes où il joue à se frotter à toutes les plantes possibles, il s’approche et vient me câliner doucement. Je l’empoigne et je le gnougnoute autant que je puisse, enfin je l’ai !!! Je m’approche doucement de sa caisse de transport et je me baisse… Maintenant avec le recul, je ne sais pas si c’est la caisse ou si c’est Chéri qui, rassuré de le revoir, est venu vers nous avec la lampe torche, mais ce putain de chat de merde finit par se débattre et tout en me lacérant les bras et malgré toute ma force, il se REBARRE… Direction droit devant lui, hop arrêt pour voir où on est, hop dans un fourré qui longe la rivière… Il est minuit…

Caché dans les arbustes et les orties, on l’entend miauler et bouger dans les branches, le but est simple, le faire sortir tout en sachant que dans la situation actuelle, il pourrait partir dans n’importe quelle direction si on venait à le faire fuir. On s’assoit tous les deux à des coins stratégiques du taillis et on l’appelle, ne sachant pas tellement où il est, la nuit est noire et la lampe torche n’aide que l’un pendant que l’autre fronce les sourcils pour tenter de voir une fouffe de poils quelque part. Après une bonne grosse demi heure à l’appâter avec des croquettes et des jouets et après s’être rendus compte que ce chat n’est qu’une grosse raclure qui passe son temps à faire des allers et retours dans le buisson, on se dit qu’il est temps de passer à l’offensive. Chéri s’arme et s’emploie à défricher lentement mais surement les pentes qui donnent sur l’eau, orties, araignées, tout y passe, y compris le chat qui, en voyant ça, continue de faire chier : une fois qu’il finit d’enlever toutes les merdes d’un côté et qu’il arrive à lui caresser le museau, le chat se lève et se barre (parce que, oui, le pire c’est que ce gros tas s’allongeait et somnolait tranquillement alors qu’on était à deux doigts de foutre le feu au fourré pour le faire sortir). Heureusement pour nous oserais-je dire, Pipou est un peu con et il passe son temps entre un point A et un point B où il s’allonge à chaque fois. Une fois la pente près du point A défrichée, bien entendu il passe au point B, hop défrichage de pente à nouveau et oooooooh Pipou qui repart dans l’autre sens… MAIS CE SERA LA DERNIÈRE FOIS !! YOU SHALL NOT PAAAAAAAAAAAASSSSSSSSSSSSSSSSSS \oO/

La pente étant libre d’accès, sans orties et toiles d’araignées tarentuleuses, Chéri arrive à caresser le chat, tout doucement il se rapproche encore et parvient à tendre le bras assez loin pour l’attraper sous le ventre, petit mouvement de Pipou pour tenter la fuite mais non, cette fois-ci sera la bonne, le chat est dans les bras du Chéri qui sont quand même plus forts que les miens qui ont la consistance de gelée anglaise. Doucement, la lampe torche entre les dents et le chat bien calés contre la poitrine, il sort du taillis et retour à la case départ. Je passe en première, bien loin devant pour ne pas tenter le diable qui pourrait nous refaire le coup du « NAN NAN VOUS M’AUREZ PAS BANDE D’ENFOIRÉS ! » . Arrivés au trou dans le taillis près de la seconde entrée, la question se pose : allons-nous refaire le petit chemin qui longe le parc et où il fait aussi noir dans le trou du cul d’une poule d’eau ou quelqu’un va-t-il aller chercher la voiture à 10min de là ? Seconde solution. Je me cale les seins sous les bras et je cours vers l’autre entrée où nous nous sommes garés, j’enfourche la voiture et sans me soucier que je suis entrain de conduire pour une fois vraiment seule et qui plus est pour la première fois en pleine nuit, je galère ma race à trouver la seconde entrée qui n’est indiqué nulle part. Coup de pot, j’y arrive sans me perdre et avec une lenteur pas possible je me gare, j’ouvre la portière coté passager et je fais entrer les deux loulous dans la voiture. Et qui est rentré ensuite dans sa caisse sans faire l’ombre d’une histoire ? Oui, mon chat est un gros connard.

Il dort en ce moment même sur l’appui de fenêtre, après s’être baffré de croquettes et c’est à peine croyable de se dire qu’il vient de passer presque toute une journée perdu dans le vaste monde…

Ne perdez jamais votre chat dans un parc de 15 hectares, parce que c’est pas tous les jours qu’on a la chance de faire du rappel dans des buissons et de le retrouver miraculeusement.

Moralité : Tout bling bling qu’il soit, le harnais est un ustensile définitivement useless !!! oO

Comments 18 commentaires »

Crevative Commons