- Sur quoi portera ton exposé Mathilde ?
- Sur les années 2000 madame.
- Bien nous t’écoutons !
- En réalité, j’ai copié mon exposé sur les textes que mon arrière-grand-mère a laissé pour ma famille, je les ai retrouvés dans un vieil ordinateur chez mon grand-père. Elle vivait à cette époque et malgré mes recherches à la Grande Bibliothèque de la Ville, je n’ai pas trouvé de documents qui disent la même chose. Alors je…
- Ahah elle va nous lire un truc d’une vieille folle !
- Justin, veux-tu te taire ! Vas-y ma grande, nous t’écoutons.
- A mes enfants, mes petits-enfants et à ceux qui me survivront. J’ai 95 ans aujourd’hui, je n’ai pas vu la vie défiler devant mes pauvres yeux fatigués, j’ai vu grandir vos parents mais j’ai l’impression que mon existence toute entière n’a pas suffi à leur expliquer à quel point leurs vies étaient précieuses. A quel point leurs actes pouvaient compter. Il était trop tard, il était si tard.
J’avais 25 ans la dernière fois que j’ai vu une abeille, j’étais dans le jardin de ma mère et nous parlions de ce beau printemps qui venait d’arriver. Elle avait de si jolies fleurs, un jardin petit mais dont elle avait pensé chaque centimètre pour qu’il abrite un trésor végétal. L’abeille bourdonnait dans le lointain, j’étais à moitié endormie par le vin et la douce chaleur. Elle m’a sortie de ma torpeur et j’ai commencé à regarder son ballet aérien. Elle virevoltait, partait en piqué dans les pistils des fleurs, elle semblait avoir un but précis, suivre un plan dessiné au millimètre qu’il ne fallait en aucun cas dépasser. Quand elle s’arrêtait et si on tendait bien l’oreille, on pouvait percevoir le bruit de ses pattes sur les pétales et puis, dans un vrombissement, elle redécollait vers une autre fleur. Ce fut la dernière abeille que je vis de mes propres yeux.
Quelques mois plus tard, une voix off à la télé annonçait que la dernière abeille venait de mourir. Je me suis assise dans mon canapé et j’ai compris. En regardant ma fille jouer dans son parc, en regardant les images des apiculteurs en pleurs, je me suis rappelée de tout ce que j’avais appris : la Terre commençait son agonie. Je me rappelle m’être levée, avoir crié un « non » qui effraya ma fille. La prenant dans mes bras pour la réconforter, je ne pouvais m’empêcher moi de pleurer. Après tous ces documentaires, après tous ces films catastrophes qui passaient au cinéma, la réalité venait enfin de nous prouver qu’elle était bien pire.
Tout s’enchaina, si vite, trop vite. Nous savions, Ils savaient que notre planète allait mourir si rien n’était fait. Combien de fois ai-je vu des journalistes bien pensant rabâcher qu’il fallait économiser l’eau, ne pas prendre la voiture, je les ai peut-être trop vus. Je faisais attention, mais pas plus que les autres. Dans ma tête, je n’étais qu’un si petit rouage, une infime partie de l’horlogerie. Dans ma tête, c’était aux plus grands pollueurs de changer. Dans leur tête, l’argent et le pouvoir. Les raffineries de pétrole auraient du arrêter de tourner en 2040, la dernière a fermé ses portes il n’y a qu’une semaine, 30 ans plus tard… Comment la Terre aurait pu survivre avec la torture affligeante que nous lui faisions subir ? Je n’ai jamais rien fait, je ne me suis jamais engagée, je triais mes déchets et je n’ai jamais eu le permis mais combien de trains ai-je pris ? Combien de bains ai-je donné à mes enfants ? Combien de litres de merde ai-je déversé dans l’atmosphère pour réaliser mon rêve d’aller en Nouvelle-Zélande ? J’ai fini par tuer ce si beau pays, je l’ai tué, j’aurais du me contenter des photos et des vidéos, mon voyage en avion a contribué à la montée des eaux et la disparition totale de ce pays. Mon rêve a tué mon rêve. Et je suis à la porte de la mort sans la possibilité de montrer à mes descendants les images, les souvenirs qu’il me reste dans ma misérable tête, je suis seule avec l’image de la mer qui ratiboise les falaises, le bruit des vagues et l’odeur des embruns. Je suis seule avec l’énorme sentiment de grandeur que me procure ce souvenir. Jamais mes enfants ne connaîtront ça.
Après les abeilles, ce fut au tour des marins de pleurer, les poissons que nous consommions ont tous disparu, nous avions trop pris à la mer, ils n’ont jamais pu avoir assez de descendance pour pérenniser leur race. Des pays entiers sont entrés dans des guerres civiles entre riches et pauvres, parce que la majorité des peuples de la Terre n’avait pas assez à manger. Vous ne connaîtrez jamais une mappemonde avec au pôle nord, une immensité blanche. Elle a totalement fondue, déversant dans les océans tellement d’eau que cela a englouti des pays et des civilisations entiers. Connaîtrez-vous la définition du mot « forêt » ? Est-ce qu’il existera encore des chats ? Les entendrez-vous un jour ronronner ? Bien-sur que non. Mes enfants connaissent tout cela mais pas toi, mon arrière-petit-fils ou mon arrière-petite fille. Le chat a disparu. Cet animal qui existe depuis l’époque des Pharaons (tu sais, les hommes maquillés avec des masques d’or), cet animal si indépendant que j’adorais tant. Je n’ai plus caressé de chat depuis plus de 20 ans maintenant. Et encore, j’étais dans un musée.
Et toi maintenant ? A quoi ressemble ton monde ? Vis-tu encore sur Terre ? Je suppose que oui, nous n’avons jamais réussi à aller plus loin que le bout de notre Lune. Ils ont tenté d’aller sur Mars, j’ai vu les images à la télévision. Ils sont partis 3 ans, une année pour y aller, une là-bas et une année pour revenir. La Navette Mondiale qu’ils avaient appelée « Hope » a été percuté par une météorite sur le trajet du retour, à quelques encablures de la Lune. A quelques jours de leur retour sur Terre. Notre échec a été tellement retentissant que les plus grands de ce monde ont fini par décréter des lois ahurissantes : « ne consommez que 5 litres d’eau par jour », « les voitures sont prohibées », « quiconque sera pris en train de jeter un papier ou quoi que ce soit d’autre sur la voie publique ou partout ailleurs sera emprisonné pour 5 ans sans jugement préalable ». Ils ont arrêté les carrières à ciel ouvert, ont tenté de freiner le pétrole, ont installé des panneaux solaires sur des continents entiers. Rien n’y a fait. Ils avaient 20 ans de retard sur la date fatidique que les scientifiques avaient prédit. Nous aurions du commencer à changer durant les années 2000, les années 2030 étaient déjà le futur de la Terre. C’est comme tenter de ressusciter les morts. Ce rêve vieux comme le monde de pouvoir ramener à la vie des êtres chers à nos cœurs. A l’échelle d’une planète, imaginez-vous la tâche. Si un Dieu avait existé, lui-même n’aurait pas pu lui rendre sa beauté et sa grâce des Temps Anciens.
Mais l’Homme est ainsi fait, rien ne le touche, rien ne freine sa soif d’aller plus loin. A l’heure où j’écris, le mot « campagne » n’existe plus, les gens sont tous dans les mégavilles, New-Washington, Paris-la-Grande, TokyoCity… On peut compter sur les doigts d’une main les villes de France à présent. Nous vivons dans d’immenses tours de verre et d’acier, parsemées de panneaux solaires et surmontées d’éoliennes. Aaaaah je vis dans une ville propre mais dont je ne peux sortir. Le mot « rue » lui-même ne me parle plus quand je regarde par la fenêtre. Les gens ne sortent pas des bâtiments, l’air est chargé d’une pollution aussi vieille que moi mais qui n’est jamais partie. A croire que nous sommes en hibernation. Nous attendons que la Terre se refasse une santé et puis nous ressortirons et nous repolluerons de plus belle. J’espère que non, j’ai tenté d’inculquer à mes enfants la valeur de notre planète. Dans mon for intérieur, j’en suis presque à attendre ma mort avec impatience, plus le temps passe et plus je me dis que plus vite je partirais, plus vite la Terre me remerciera et m’absoudra les pêchés de ma race. Il m’arrive même à penser que l’Humanité toute entière ferait mieux de cesser d’exister, nous avons humilié cette planète, nous avons vomi notre haine viscérale, nous avons piétiné nos ancêtres, nous avons creusé toujours plus loin et toujours plus fort dans les sombres parties de nos âmes. A partir du moment où nous avons appris à utiliser le pétrole pour faire marcher des bêtises infâmes, nous aurions du nous auto-annihiler.
Je suis vieille, je suis aigrie, je suis las de tous les hypocrites qui ont pu nous gouverner « je promets que les émissions de CO² seront diminuées de moitié d’ici 2020″ Mais tais-toi donc pauvre rat, regarde ce que la Terre est devenue grâce à des gens tels que toi. « D’ici 10 ans, le parc automobile mondiale devra être dissous », cette phrase a 50 ans et rendez-vous compte qu’elle n’a été tenue qu’il n’y a que 20 ans. La dernière voiture, celle du président des Pays Unifiés, a cessé de rouler lors d’un grand festival pour la terre. Pauvre de nous. Quand nous réagissons avec près de 30 ans de retard, on fait la fête ! Gloire à nous, gloire à notre connerie universelle. Allons envoyer des messages dans l’espace où nous disons bien fort que nous sommes les pires cons de la Galaxie. Si un pauvre alien nous entend, il se fendra bien le trognon. Tant qu’à faire de la merde, essayons d’être drôle !
Je n’arrive plus à être optimiste depuis bien longtemps. J’ai perdu foi en tout, mes propres enfants se sont rangés du coté de la nouvelle société froide et sans âme. Elle est écologique mais quid de nous ? Les humains ? Quid de nos futurs enfants qui ne connaîtront jamais la douceur d’une pelouse sous leurs pieds ? Nous leur avons tout enlevé. Nous leur avons volé les plus belles parties de ce monde, nous les avons pillées, détroussées et jamais plus ils ne pourront les voir, les ressentir. Mes enfants ne m’ont jamais accusée d’être à l’origine de leur planète grise et bleue (oui il reste quand même les océans, impraticables à cause des tempêtes mais j’aime avoir cette pensée positive d’un océan qui se rebelle) mais ma culpabilité me ronge. Personne ne m’a fait de procès, ce sont les grands groupes pollueurs qui ont ramassé leurs guenilles au sortir de longs fleuves procéduriers. Oui personne ne m’a jamais dit « Mais quelle idiote tu as été, te rends-tu compte de tes actes ? N’as-tu pas une once de remords quand tu vois ce que tu as fait ! », oui personne ne m’a jamais dit tout cela. Ma conscience l’a fait. Et qu’il est dur d’entendre sa conscience tous les jours depuis des décennies, tellement plus dur et plus blessant qu’une parole véritablement prononcée par un quidam. Une parole vole et s’aplatit contre un mur d’indifférence que l’on peut façonner à la volée. Mais la petite voix intérieure qui me ronge de l’intérieur, qui me harcèle, que puis-je y faire ?
Je ne sais pas pourquoi j’écris tout cela, peut-être pour me repentir des atrocités de ma génération et de celle de mes parents. J’espère qu’à ton époque mon petit, tu auras la chance d’être dans un monde bien plus beau que celui qui s’est dessiné aujourd’hui, peut-être même que vous aurez cloné des oiseaux ou je ne sais quoi pour permettre de voir la vie telle qu’elle a été. Tu trouveras dans le dossier de ce texte, quelques images de ma jeunesse, je n’ai pas tout mis malheureusement, il est rare de trouver à présent des photographies ou des vidéos de la Terre comme elle était avant. Et avant d’achever mon misérable discours d’excuses (si toutefois on peut appeler ça des excuses), j’aimerais que tu me pardonnes, pardon d’avoir fait tant de mal par simple lâcheté, par simple « panurgie ». Pardon d’avoir tué ton monde.
(les images de cet article sont majoritairement l’œuvre de Yann Arthus Bertrand)
Et si ça t'intéresse...
- Ah bah ça, c’est la crise ma pauv’ dame… Jean-Marc : « Moi j’vous l’dis, elle est morte et personne...
- C’est pas faux… Youpi, je veux créer ma boite. Youpi, je vais être...
- Lost nous a vraiment pris pour des cons (attention, cet article contient des traces de spoil, veuillez contacter votre médecin traitant) Alors J.J. jte dis GG, parce que pourrir une série...
- Si toi aussi tu veux te rendre compte qu’ouvrir sa boite c’est comme pisser contre une tornade… ALORS WELCOME ! Trêve de plaisanteries, voilà pourquoi ces derniers...
- Nowife, le générateur d’IRL Oui je sais, j’écris peu en ce moment, mais comprenez-moi,...









23 commentaires
Zayon a dit :
16 juillet 2009 à 13:55 (UTC 2 )
Preums ?
très bel article sinon
j’en suis tout retourné
obi a dit :
16 juillet 2009 à 14:28 (UTC 2 )
Si tu ne fais pas passer ce message à 120 personnes dans les 1 minutes 30, tu seras pendu par les oreilles à un poteau électrique en plein soleil et ta descendance sera maudit sur 9 générations.
Dans le cas contraire, tu te réveilleras et tu te rendras compte que les écolos de comptoir, y en a des caisses, à commencer par Hulot, Arthus Bertrand, et tout les révoltés qui déplacent 5 hélicos pour se filmer en train de faire de l’ulm.
iStan a dit :
16 juillet 2009 à 15:39 (UTC 2 )
En même temps, si on veut faire prendre conscience des enjeux de l’écologie à un large public, faire bouger « 5 hélicos pour se filmer en train de faire de l’ulm » c’est peut-être pas trop… amha.
Sinon, bel article Lyrya !
Juste je rajouterai que « La Chine consomme déjà plus de charbon que les Etats-Unis, l’Union européenne et le Japon réunis. Tous les sept à dix jours, une nouvelle centrale au charbon ouvre ses portes quelque part en Chine »… ce qui laisse songeur. http://www.infosdelaplanete.org/article.php?ID=1403
Donc oui, on pollue très peu face a de grands pollueurs (qui sont parfois plus politiques qu’industriels), mais ok, des petits gestes multipliés par des millions de personnes pourraient changer quelque peu la donne, mais pas changer radicalement les choses… amha toujours ! Un peu de déculpabilisation fait pas toujours de mal ^^
obi a dit :
16 juillet 2009 à 15:58 (UTC 2 )
Moi je reste convaincu que c’est facile de faire culpabiliser le petit peuple (nous) à grand coup de « c’est votre faute ».
Et je suis aussi convaincu que c’est pas parce qu’on va cultiver des patates et rouler à vélo que ça changera quelque chose. Le mal est plus profond que ça, il émane de la société de consommation.
Norawahren a dit :
16 juillet 2009 à 16:23 (UTC 2 )
BEST. DESTINY. EVER.
Sans vouloir me montrer pessimiste, je pense que si ce texte s’avère être le fruit du travail d’une visionnaire, si c’est réellement ce qui arrivera, c’est que l’humanité aura fait du mieux qu’elle aura pu.
Toutes les autres avenirs sérieusement envisageables seraient sans doute pires … Non pas qu’on ait atteint « le point de non-retour » tragique et spectaculaire (et sexy) en terme de dégradation planétaire, mais jamais, jamais, jamais la terre entière ne se mettra sérieusement à réfléchir à de réelles solutions, plutôt qu’à repousser l’échéance comme tous les médias nous conseillent de faire en ce moment, tant qu’on aura pas de grandes catastrophes en chaine dues à la dégradation causée.
La bonne vieille Terre a connu pire, elle se remettra. On sera plus là pour le voir, peut-être … C’est pour ça que je trouve ce texte plutôt engageant.
Balthazar a dit :
16 juillet 2009 à 17:20 (UTC 2 )
Que dire…:/ déjà bel article Lyrya :] ensuite j’ai une question, j’ai un dual screen je consomme donc plus que la moyenne, je me fait harakiri dessuite ?
alors moi je dis foutu pour foutu je vais continuer d’envoyer des SOS lumineux avec ma lampe torche la nuit en vue d’attirer des hypothétiques sauveurs extra-terrestre c’est quand même plus réaliste :]
Sans plaisanter, on doit je pense prendre de plus en plus conscience de cette « réalité » je le dis entre guillemets car on exagère toujours un peu mais le fait est qu’on y échappe pas, et c’est pas avec les mesures cache façade qu’on prend qu’on va régler le problème, faudrait arrêter de cacher la poussière sous le tapis
SamY a dit :
16 juillet 2009 à 20:38 (UTC 2 )
Ce qui est dommage, c’est que c’est un peu la faute de tout le monde, directement ou indirectement…
Chez moi, on a un nid d’abeilles dans le mur qui ressort de l’autre coté du mur (dans une pièce vide) mais aucuns apiculteurs ni associations d’apiculteurs n’a voulu venir le chercher soit disant que c’est trop compliqué. Au final, on va devoir le détruire à contre-cœur…
De même que les « exploitants agricoles » (surtout les jeunes où il n’y a que le rendement qui compte) n’ont aucuns sens de l’écologie et qu’ils se foutant de la gueule des producteurs bios. Même si cela vendent leur lait 3 fois plus chères que le lait normal, selon eux le bio c’est caca…
Mais au final on est dans le même bateau…
POYO a dit :
16 juillet 2009 à 23:28 (UTC 2 )
Bel article… Mais non. « Pourrir la terre comme on fait va la détruire », elle est complètement erronée. Pourquoi ? Parce que quelque soit le « désastre écologique » qui pourrait avoir lieu (couche d’ozone niquée, inversion des pôles, invasions de narvals ou whatever), la planête se régénèrera TOUJOURS. Ca prendra le temps que ça prendra, mais la planête se refera des bactéries, des arbres (or kind, on peut pas savoir), des animaux…
En gros, écologie = HYPOCRISIE.
Je plussoie obi pour les écolos de comptoir.
Lyrya a dit :
17 juillet 2009 à 10:09 (UTC 2 )
Je suis pas certaine pour la regen automatique. Qui sait ce que la pollution qu’on a foutu ces 50 dernières années va faire sur le climat et sur les animaux/plantes ? Et puis ouais c’est cool, on peut polluer, osef, la planète va se regen et on va pouvoir aggro des nouveaux animaux. J’trouve ça sympa pour les espèces menacées d’extinction, c’est frais
?
Le jour où ton gamin se prendra un cancer dans la face à cause de la pollution des eaux etc, on en reparle
POYO a dit :
17 juillet 2009 à 13:43 (UTC 2 )
Ah non, j’ai pas dit que ça n’allait rien faire, j’ai dit que sur le long terme, ça sera effacé. Nuance.
« Je suis pas certaine pour la regen automatique. Qui sait ce que la pollution qu’on a foutu ces 50 dernières années va faire sur le climat et sur les animaux/plantes ? »
C’est justement ce que j’explique : tout va disparaître, sauf la planête en elle même. Au bout d’un moment, la vie va repartir. (Et ça créera peut-être les bisounours V2)
Pis t’inquiètes pas que le temps que j’aie un gamin… Je serai déjà mort à cause de la polution.
Ju a dit :
17 juillet 2009 à 9:46 (UTC 2 )
C’est un peu trollesque le coup du « oh vous êtes tous des méchants glandeurs qui tuez la nature, bougez votre cul maintenant ».
C’est un texte parfait pour faire chialer le bobo qui se découvre d’un coup une vocation écolo, mais à part ça…
Lyrya a dit :
17 juillet 2009 à 9:55 (UTC 2 )
Bah si ça te touche pas, tant mieux. J’ai pas vocation à faire bouger des culs (surtout pas ceux des bobos). De toute manière, on peut tous continuer à polluer comme des gros porcs, c’est trop tard.
Kelein a dit :
17 juillet 2009 à 10:44 (UTC 2 )
Je ne pense pas que l’humanité soit condamnée. Certes, la biodiversité actuelle risque d’en pâtir, c’est certes dommage, mais ce ne sera pas la première fois. Et personnellement, j’aurais adoré avoir un vélociraptor de compagnie
.
Un peu plus sérieusement, toutes les espèces disparues ne le sont pas nécessairement définitivement, il y a bien des furieux qui sont en train de réintroduire le mammouth en Sibérie. (ouais, l’intérêt est nul…)
Ensuite, pour ce qui est de l’avenir… Il existe encore des solutions. Des moyens de production d’énergie alternatifs (plus efficaces que les palliatifs actuels comme le photovoltaïque ou l’éolien). Des moyens de purification de l’eau et de l’air. Des véhicules non polluants. Il existe de nombreux champs de recherche différents, et au vu de la progression actuelle, je suis totalement incapable de m’imaginer ou en sera dans 20 ans.
Après tout, à cette époque là, on sera peut être tous des cyborgs \o/
CerberusXt a dit :
17 juillet 2009 à 23:37 (UTC 2 )
@Kelein : tu as trop foi en notre technologie, c’est pourtant cette course à l’amélioration et au « confort douillet des machines » qui fait que l’environnement en est la aujourd’hui. Si on s’était contenté d’avoir un toit sur la tête et de quoi manger on en serait probablement pas là….
Kelein a dit :
18 juillet 2009 à 13:28 (UTC 2 )
J’espère bien que j’ai foi en la technologie, c’est mon boulot après tout ^^
Blague à part, effectivement, si on était resté dans des grottes à chasser la girafe on aurait pas ce genre de soucis. On aurait pas non plus ce mode de pensée, ni ce niveau de pensée. (pis on aurait pas cette discussion, parce qu’il n’y aurait pas de blogs. Et pas internet
)
Je ne regrette pas que nous ayons évolué technologiquement, et très loin de là. Nous avons en effet gagné en confort de vie. Ce que je peut regretter toutefois, c’est que cette course à l’évolution se soit fait au détriment de notre environnement (dans le sens tout ce qui nous entoure)
Je pense que de toute manière c’est dans la nature de l’homme d’évoluer. Après, il faudrait maintenant que cette évolution soit consciente des impacts et des conséquences. Comme disait l’autre « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Je dirais plutôt que science sans conscience à tendance à faire plus de dégâts que d’apporter des améliorations.
Lyrya a dit :
19 juillet 2009 à 23:09 (UTC 2 )
http://www.bioaddict.fr/article/mort-des-abeilles-une-catastrophe-ecologique-est-declenchee-a86p1.html
Qu’est-ce que je disais ?
obi a dit :
20 juillet 2009 à 10:28 (UTC 2 )
Que ça fait environ 5 fois depuis 8 ans qu’on nous annonce la disparition des abeilles
Roy a dit :
21 juillet 2009 à 15:50 (UTC 2 )
On se trompe de cible…
La planète a vu de pire catastrophe écologiques que celle présenté dans cet article…
Elle s’en remettra, elle à 5 milliards d’années devant elle, Nouvelles espèces, Nouveaux Végétaux, Nouveaux Continents, tout sera redessiner.
La question est plutôt: » Est ce que la race humaine va s’en remettre !? »
Nourritures en baisse, Réserve d’eau en baisse, Biodiversité a l’abandon…et j’en passe.
Des solutions ils en existent malheureusement ce n’est pas nous qui dirigeons ce monde mais bien l’argent et le pouvoir.
Roy
Slash a dit :
22 juillet 2009 à 1:44 (UTC 2 )
Bon alors déjà je ne commencerais pas par « Très bel article » ma chere Lyrya mais plutôt par un bon « WAW! OMFBBQ! °_° »
Très beau texte, plein de conviction, bien amené et malheureusement assez vrai.
Même si tout ce que tu dis me semble un peu exagéré pour un tel laps de temps, je voudrais juste dire aux Douchebags comme POYO que c’est pas parce qu’ils croient que parce que ce qui a fait que la terre était telle qu’elle était avant l’homme « industriel » les dépassent, cette chose là dépassera toujours leur(s) connerie(s).
,
Si l’homme a fait exploser de nombreux seuils que la planete avait atteinte (pollutions, réduction de la biodiversité, désertifications…), la grosse différence est que la source de ces « valeurs » n’est pas compensée par un autre phénomène naturel qui viendrait contrebalancer l’effet mais par un pillage encore plus important des ressources de la planete.
Au fond, c’est bien vous les hypocrites qui cachez votre fainéantise derrière un mur de cynisme de bas étage.
Vous êtes notre Nemesis, et ça me tue.
Hérisson a dit :
23 juillet 2009 à 15:25 (UTC 2 )
« Si on s’était contenté d’avoir un toit sur la tête et de quoi manger on en serait probablement pas là…. »
Totalement d’accord CerberusXt, tu vend ton ordi et tes vêtements ? J’suis ptête preneur =D
J’ai bien aimé la forme du texte. C’est sympa, et ça évite la forme « discours enflammé face aux foules ».
Au départ la grand-mère ne l’a écrit que pour sa descendance et au final ça passe devant une classe (j’aurais d’ailleurs été curieux de voir les réactions des élèves et de la prof, et voir si la grand-mère s’est trompé ou pas).
Quand au niveau de l’écologie, je serais plus à penser que c’est un problème humain et non terrien. Si la Terre devient une planète inhabitable (une Vénus ou une Mars) à cause de la pollution..eh bien en quoi cela nous importe ?
On sera morts, et les animaux aussi. D’ailleurs les animaux ne pourront pas nous le reprocher, ils n’en sont pas capables. Pas capables, justement. Les animaux ne sont pas des bizounours, c’est juste qu’ils n’ont pas les moyens de se détruire.
Nous si. Et on le fait. Malgré l’idéal de la « Vie » implanté dans notre civilisation, on se détruit.
Et à cause de cet idéal de « Vie » on culpabilise. Pour pas mal de gens, que l’humanité s’éteigne c’est la plus grande catastrophe qui puisse arriver (alors qu’entre nous, la plus grande catastrophe qui puisse arriver c’est que 42 arrête de publier), et qu’il faut tout faire pour l’empêcher (bah oui, crimes contre l’humanité, bouh pas beau).
Sauf si ça rend nos vies moins confortable. La vie de ceux qu’on ne connaît, osef.
Pour finir, je citerais Desproges (parce que ça fait bien une citation) :
« Enfin, les gens qu’on connaît pas : les doigts nous manque pour les compter. D’ailleurs, ils ne comptent pas. Il peut bien s’en massacrer, s’en engloutir, s’en génocider chaque jour que Dieu fait,[...], il peut bien s’en tronçonner des wagons entiers, les gens qu’on connaît pas : on s’en fout. »
zizou a dit :
25 juillet 2009 à 18:15 (UTC 2 )
Bon déjà Bravo à la fin de l’article j’avais les yeux tout mouillés…
Quand la réalité du sort de notre planète nous est montrée alors qu’on s’efforçait de ne pas la voir (et en plus quand c’est tellement bien écrit) on ne peut être que ému
.
Tout comme Hérisson, je vais finir sur une ;enfin deux citations :
« Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire”.
« Si l’abeille disparaissait de la terre, l’homme n’aurait plus que 4 années à vivre ».
Albert Einstein
duelduweb a dit :
25 janvier 2010 à 16:14 (UTC 2 )
Merci pour cette piqure de rappel,
très beau texte…
j’avais aussi 25 ans la derniere fois que j’ai vu une abeille…lol
Energie verte a dit :
9 mai 2010 à 23:09 (UTC 2 )
Gardons espoir. Tout le monde n’est pas résigné ou indifférent.
Par contre, il est clair que la solution ne viendra pas d’en haut. Nous ne devons plus rien attendre des décideurs. C’est un ensemble de mesures individuelles qui feront la différence.