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Pourquoi sommes-nous curieux ?

16. C’est la note que j’ai eu au bac Philo, filière L. Oui, j’adore le rabâcher et me faire mousser avec une note totalement partiale qui ne tient qu’à la bienveillance d’un correcteur qui aura aimé mes tournures de phrases. Oui, ce genre de tournure super longue dont on comprend moins bien le sens au fil de son déroulement et dont on finit par se demander si la ponctuation a vraiment été inventée un jour. Rassurez-vous, je pense que vous êtes bien les rares à profiter de mes semi-paragraphes sans point ni virgule, à l’époque de mon bac, je n’exerçais pas encore mon art. 16 est donc la valeur (assez datée puisque mon diplôme remonte à 2004) de mon esprit philosophique. Je me rappelle encore le thème : doit-on tout attendre de l’État ? Dans une période où tout n’allait encore pas si mal, ou tout du moins je n’en avais strictement rien à faire, obnubilée par ce que j’allais bien pouvoir faire de mon été, le thème me parait très frais avec l’actualité aujourd’hui… Je me rappelle avoir écrit deux jolies copies doubles, en ne ressortant absolument rien du cours qu’on avait eu sur le sujet et en palabrant sur des trucs totalement à l’ouest.

Vous vous demandez à cet instant quel est le rapport entre le titre de l’article et cette introduction un peu bizarre. Il y a deux réponses. La première est la plus visible. Quand j’ai su ma note, que je me suis rappelée combien j’avais peur de m’être ratée à la sortie de l’examen, et surtout toutes les notes juste à la moyenne que j’ai eu pendant l’année, la première chose qui me soit passée dans la tête fut : « 16 ? Comment ça se fait ??! » Je n’étais pas la meilleure de ma classe, de loin, mais j’aimais beaucoup mes cours même si mon prof était une caricature vivante de sa profession. Passer 4h à discuter sur le sens du mot Liberté me paraissait ennuyeux le lundi à 8h. Mais une fois dans la salle, il avait le don de m’intéresser. La seconde raison pour laquelle je vous bassine encore et encore avec mon 16, c’est que pour moi, c’est le début de ma curiosité. Je l’étais déjà, attention, mais c’est une marque temporelle dans ma vie, un obélisque qui me rappelle pourquoi je suis en train de regarder une vidéo sur la création d’un éclair alors que rien ne m’y prédisposait les heures précédentes.

Encore une fois, le rapport entre ma note de philo au bac et un éclair n’est pas très clair. Je pense que vous comprendrez à la fin.

La curiosité est un vilain défaut.

Combien d’entre vous ont déjà entendu ou lu cette phrase au moins une fois ? Quand on est petit et que les parents parlent de sujets qui ne tiennent qu’à eux, elle revient souvent, pour éviter à l’enfant qu’il ne perçoive une dispute. Parfois c’est quand on est pris sur le fait, en train d’observer sa jolie voisine profiter du soleil d’été dans son jardin (je vous connais bien les mecs). Et puis récemment, c’est un très vilain défaut quand on permet au monde de découvrir que les États s’espionnent entre eux alors qu’ils sont alliés. Tout le monde le sait, mais gare à celui qui révèle les preuves.

C’est un défaut aussi quand on cherche absolument à savoir quelque chose dont on sait qu’il va nous blesser. Parfois on aimerait se laisser porter par la vérité telle qu’on la perçoit, pour ne pas subir les affres d’une réalité tout autre. Mais notre nature humaine nous pousse toujours à aller au-delà de l’apparente tranquillité dans laquelle nous baignons. Nous sommes donc incapables de rester sourd face à des situations qui nous martèlent que quelque chose cloche. Et quand bien même, cette chose nous est très peu supportable, malgré un autre coté de notre nature qui nous pousserait à nous en éloigner pour s’éviter la souffrance, on fonce bille en tête vers le terrain désastreux de la curiosité et par extension parfois, de l’espionnage.

Certes, il vaut mieux savoir et souffrir pour rebondir, que rester les bras ballants et souffrir tout court. Mais la curiosité dans sa forme biaisée peut s’avérer être un étrange miroir déformant. Alors que l’on pense avoir tout compris rien qu’en épiant, écoutant ou trompant la vigilance des autres, il reste des faits qui ne peuvent être expliqué que par ce que l’on en sait. La science vous prouvera ce concept mieux que moi, ce n’est pas parce qu’un fait se produit de telle manière qu’il n’existe pas des conditions ou des contextes qui permettent cet état de fait. Il en est de même pour toute chose. Vous voulez peut-être un exemple plus parlant. Vous pensez que votre femme vous trompe. Ça vous fait souffrir et vous naviguez entre deux eaux pour savoir quelle est la meilleure solution : savoir ou rester dans le déni. Un jour, la curiosité prend le dessus. Vous allez peut-être prendre le risque de la suivre ou d’épier ses conversations. Vous allez peut-être la voir en compagnie d’une homme que vous ne connaissez pas et allez en déduire des choses qui n’existent pas. Le soir, vous allez lui demander des comptes, montant sur vos grands chevaux, la molestant verbalement de ne pas être celle que vous pensiez. Or cet homme est son cousin, réapparu dans sa vie après des années. Vous voilà comme un con, traitant votre femme de volage alors qu’il n’en est rien.

C’est un exemple qui marche avec n’importe quelle forme de relation, changez le couple par « deux amies » et tromper par « parler sur le dos de l’autre » et vous obtenez un scénario similaire. La curiosité est bien fondée quand elle n’agit pas sous couvert d’une envie de trouver quelque chose de mauvais. Parce que oui, on n’épie pas sa femme ou ses copines pour se rassurer genre « aaah bah c’est bien ce que je pensais, tout se passe bien ! » , on est dans l’idée de trouver quelque chose à reprocher parce qu’on ne supporte pas l’idée d’avoir tort et surtout de ne pas savoir quand on pense que quelque chose cloche.

Ce penchant négatif de la curiosité est naturel. Il est normal de se demander si votre femme voit quelqu’un d’autre et de pousser votre investigation. Le but de l’existence humaine à la base, c’est de procréer, faire en sorte que ses gènes se perpétuent au travers des enfants. Si votre femme ou votre mari va voir ailleurs, impossible de savoir si vos enfants sont bien les vôtres ou s’il n’y en a pas d’autres ailleurs. C’est douloureusement mieux accepté qu’un homme découche pour cette même raison. Nous en revenons à nos ancêtres de la préhistoire. Un mâle ne peut accepter que sa progéniture ne soit pas de lui, la femelle aura de toute manière fait passer son génome à ses enfants, l’homme ne peut donc compter que sur la loyauté de sa femme, ou alors l’enfermer pour éviter ça. Là où une femme, si elle veut mettre toutes les chances de son coté pour avoir des enfants, doit aller coucher avec un maximum de partenaires viables pour avoir des enfants en bonne santé. Triste ? Non, humain. C’est la société actuelle et son code moral qui nous transmet comme honteux d’avoir de tels comportements. Or, nous ne serions pas 7 milliards d’être humains sur la planète, si nos aïeules n’avaient pas été un peu légères et sacrément vénales (oui oui… « tu as plus de peaux de mammouths que les autres, tu es donc fort, je te veux toi » ).

Vous pensez encore une fois que je m’égare. Mais si je peux vous expliquer maintenant le fondement de notre infidélité latente, c’est parce qu’un jour j’ai été curieuse de savoir pourquoi les mecs étaient des beaux salauds. Et, je ne sais pas comment vous prendrez l’information, si vous le saviez déjà ou pas, mais votre propre curiosité silencieuse a été assouvie. Elle fera mal parce que vous ne concevez pas que nous ne soyons que des bêtes totalement débiles, ou elle sera tout bonnement intéressante, une info de plus à ressortir un jour au détour d’une conversation (oui, faut trouver le terrain pour parler de ça, je vous l’accorde). Tout dans la vie peut mener à la curiosité. Le souci est de savoir quand le moment est le bienvenu pour la laisser s’exprimer.

Le serpent et la pomme.

J’ai beau adorer mon penchant curieux, il faut reconnaitre que depuis le début je donne le sentiment de ne parler que des cotés négatifs. Si vous prêtez attention, je suis juste neutre ;) Et cela ne va pas en s’arrangeant dans ce qui va suivre…

Puisque je me penche sur un sujet philosophique, on peut passer un peu de temps sur la religion. Je vais parler de mon cas personnel étant donné que je ne connais pas vos classifications religieuses. J’ai été élevée dans la tradition catholique, je suis même allée au fameux catéchisme, censé m’apprendre la Bible et tout ce qu’on peut y trouver de bien dedans. Je n’ai rien retenu. Je me faisais chier à mourir et depuis ma communion, je ne retourne dans les églises que pour les grandes occasions de mes proches, c’est-à-dire une fois tous les 5 ans. Depuis je me considère comme athée, me contentant d’espérer qu’après ma mort, il y aura peut-être quelque chose mais reniant le fameux vieux à barbe. Cette partie de moi étant acquise pour tout le monde, vous allez pouvoir comprendre pourquoi je me permets de parler de la curiosité au travers de la Bible et non pas des autres livres religieux comme le Coran ou la Torah puisque je n’y connais pas assez (libre à  vous d’en parler en commentaire ou sur le forum si vous avez d’autres exemples).

La première occurrence de la curiosité dans la Bible est certainement la plus connue et c’est celle qui nous intéresse. Cette nunuche d’Ève qui bouffe une pauvre pomme qu’on lui avait interdite. Et qui pour lui souffler l’idée ? Le fameux serpent. Ô vil démon ! Que nenni. L’animal ne serait pas dans cette fable une représentation du Mal mais celle de la Sagesse. Il n’est nullement l’incarnation de Satan, il est juste l’impulsion pour Ève de croquer la pomme. Cette curiosité amenée par un être extérieur est très mal récompensée. Croyez-le ou non, Dieu ne voulait pas que ces deux-là soient doués d’une quelconque forme d’intelligence. Le pommier symbolisant la connaissance du Bien et du Mal, manger un de ses fruits donne conscience à nos protagonistes qu’ils sont… nus. Oui, quand on sait le pouvoir de l’arbre et ce qui en résulte en premier… Cela remet en perspective mes cours de cathé ! Si Dieu ne veut pas que les deux deviennent intelligents, c’est pour une bonne raison : ne pas leur permettre de le remettre en question. Pour ce dernier point, c’est mon interprétation, je ne me suis pas penchée sur la question du « pourquoi il veut pas » très profondément, malgré une petite heure à me rencarder sur le sujet. Selon moi donc, Dieu ne veut que ses créatures deviennent intelligentes car cela amène à la curiosité. Et cette dernière amène souvent à « mais au fait, comment ça se fait ? » et cela ne peut exister dans une religion car on ne peut pas remettre en question l’existence même de Dieu ou de telle ou telle décision de celui-ci.

Et si, finalement, ce fameux serpent n’avait pas été notre meilleur pote dans toute cette histoire ? Partant d’un postulat où la Bible dit vrai et que les deux zozios ont vécu avec des vélociraptors (sic !), s’ils n’avaient pas mangé cette foutue pomme, nous serions tous en train de vivre dans le Jardin d’Eden, à manger de la salade en se baladant à poil sans avoir connaissance de la notion de pudeur. Autant dire que c’est pas demain la veille que ces bons vieux Amstrong et Aldrin vont poser le pied sur la Lune… Et ça serait un beau gâchis. La parabole du fruit défendu est là pour nous apprendre surtout à ne jamais défier Dieu sous couvert de « sinon ça va chauffer pour nos fesses » mais surtout pour nous dire que la curiosité pousse au vice et donc au déshonneur ou à la mortalité.

Sur ce dernier point, on peut aussi parler très vite de la fameuse femme d’un type prénommé Loth, qui se change en statue de sel pour avoir regardé derrière elle, le spectacle de la ville de Sodome, détruite par Dieu . Ou le pauvre Orphée, descendu jusque dans les Enfers chez Hadès pour aller rechercher sa défunte femme (qu’il finira par perdre définitivement en se retournant pour la regarder). C’est horrible, bonjour les anti-dépresseurs quand ce genre de chose vous arrive ! Alors la Bible (ou la mythologie) veut-elle nous dissuader d’être curieux pour les bonnes raisons ? La femme de Loth meurt d’avoir assisté à un spectacle trop effroyable, quand Orphée a tout simplement défié l’ordre du dieu des Enfers. L’une est poussée par une curiosité morbide de voir une scène effroyable, là où l’autre est curieux de savoir pourquoi il n’entend plus les pas de sa femme résonner derrière lui. Peut-on en vouloir à l’une, descendante d’Ève, d’avoir suivi les traces de son ancêtre (lol) ? Et peut-on en vouloir à l’autre de s’inquiéter pour sa chérie ?

Comme je disais plus haut, la curiosité est parfois un vilain défaut, pour soi-même ou pour les autres. Cela s’explique dans les faits et la Bible a en réalité appliqué ce principe, en produisant des histoires pour permettre de faire passer le message au plus grand nombre.

Curiosity could save your life !

Arrêtons-nous un instant. Je pense qu’il est grand temps d’arrêter de se morfondre dans cet adage du défaut. Passons au coté noble et merveilleux de cette qualité. Et puisque j’adore la paléontologie et sa proche cousine la paléoanthropologie, je vais vous resservir une dose de Cro ! Magnons-nous d’ailleurs, vous allez finir par me détester pour la longueur de mes articles…

Nos joyeux amis de l’époque Pliocène, alors qu’ils ne nous ressemblaient pas encore mais qui sont encore quelque part enfouis en nous, ont vécu des trucs de ouf. Alors que nous, on sait reconnaitre une cerise d’une baie mortelle, eux n’en avaient foutrement aucune idée. Et comment on sait nous qu’il ne faut pas manger les petites baies trop rouges pour être sympas ? Parce qu’un de nos braves aïeuls en a bouffé une et en est mort. On pourrait tous rigoler en se disant que le type était vraiment pas aidé et que, heureusement, nous, on est évolués. Mais sachez que ce pauvre mec a plus de couilles que Chuck Norris. Oui j’ose l’affirmer. Posons l’histoire de cet être pas encore tout à fait un homme : il vit avec sa petite troupe d’amis, ils s’entendent bien, survivent de cueillette et de chasse trèèèèèèès sommaire (oui les gros chats avec des canines de la taille d’un arbre, on tente pas), mais arrive un temps où il n’y a plus grand chose à becter. Et comme une famine n’arrive jamais seule, le vieillard de la bande (35 ans le mec ! arrière-papy au moins 20 fois déjà, c’est un exploit !) décède d’une inflammation dentaire. Ils sont poissards car dans ce genre de tribu, la personne la plus écoutée et la plus sage, c’est souvent le plus vieux. Parce que c’est celui qui aura vécu le plus grand nombre de truc. Il aura déjà vu que les gros chats on n’approche pas parce que ça fait bobo. Il a déjà vu que le feu, ça réchauffe mais ça pique aussi. Bref, imaginez tous les étudiants du monde entier alors qu’on supprime Wikipédia. Catastrophe.

Ne reste plus à nos courageux amis que leurs bites et leurs couteaux en os pour appréhender le monde. Et quand on ne sait plus à qui demander quand on trouve un truc nouveau, il ne reste plus que la curiosité pour tenter de savoir. Sans ça, le mec aurait peut-être pu vivre 10 jours de plus avant de finir dans le ventre d’un crocodile, mais surtout, sans ça, les autres n’auraient pas su que les petites baies rouges, on évite. Engendrant des milliers de morts par effet boule de neige. Alors je grossis le trait. Parce qu’impossible pour eux d’établir la corrélation entre le fait de manger la baie et le fait de mourir quelques heures plus tard. Ils ne peuvent pas concevoir cette idée. D’autant que la baie est juste dégueulasse à peine sur la langue, alors recrachée illico, donc sans dommage. Mais vous avez saisi l’idée principale. Cette histoire peut concerner n’importe quelle chose sur terre à l’époque. Le feu qui pique et qui réchauffe, si un con s’était pas amusé à aller voir un bout de bois cramé après un orage, on en serait absolument pas là (Bill Gates serait en train de vendre des tablettes en pierre en disant que c’est lui qui a inventé la pierre). Bref, la plus grande découverte de l’Humanité après mon talent indéniable, c’est le feu, parti de la curiosité d’un singe savant qui trouvait ça bizarre.

De là à dire que la plus grande qualité de l’Homme, c’est sa curiosité, il n’y a qu’un pas. Que je vais franchir avec grâce. Tout se rapporte à la curiosité. De ces pauvres hères qui ont tenté des trucs qui permettront des avancées technologiques énormes (oui, l’allumette envoie des hommes sur la Lune, qu’on se le dit), jusqu’à ce poisson avant eux qui a tenté une sortie extra-maritime en prenant son souffle pour aller voir si c’était sympa le continent. Je ne dis pas que cette faculté (non exclusive à l’être humain) est à l’origine de tout, mais elle est une partie essentielle de la motivation des Hommes.

La science dans sa globalité est l’incarnation de la notion de curiosité. Elle la sublime même, ayant à cœur de toujours poser un regard critique mais bienveillant sur des expériences nouvelles. Si ta curiosité te pousse à regarder les étoiles, elle devrait aussi te pousser à comprendre ce qu’est une étoile.

La curiosité pour les Nuls.

Sachant qu’étant adulte, il est difficile de se forcer à être curieux, nos choix sont arrêtés, on aime ou pas. On a beau te dire que tel truc est AWESOMESAUCE, rien à foutre, si tu sens que ça va pas te plaire, tu n’iras pas y jeter un œil, sans savoir véritablement pourquoi dans le fond. Tandis que les enfants sont à fond dans leur jeu préféré :
– « Papaaaaaaaaaaaaa, pourquoi maman elle a des seins et pas toiiiiiiiiii ?
– Euuuuuuuuuh parce que c’est une fille et moi je suis un garçon… oO
Mais pourquoi y a que les filles qui en onnnnnnnnnnnnt ?
– Bah parce que c’est comme ça.
– Oui mais pourquoiiiiiiiiiiiiiii ?
– TAGGLE VA AU LIT MORVEUX !!!11!§
 »

Pourquoi donc les gosses et nous ne sommes pas au même niveau concernant le level de curiosité ? Déjà parce qu’ils sont en plein âge pour découvrir. Les plus petits se représentent les formes, les couleurs, les sons pour la première  fois de leur existence. Imaginez-vous en plein trip acide (mais pas un bad, un de ceux où c’est l’éclate totale) et vous comprendrez. Ils kiffent leur race grave. Du coup, en grandissant, vu que personne ne leur dit vraiment que c’est mal de demander des trucs dont ils ne comprennent pas l’utilité ou autre (genre les questions à propos du sexe), ils continuent sur leur lancée. C’est ainsi que naîtront des vocations de pompiers parce que LE FEU CA BRÛÛÛÛLE YEAH ; de professeurs pour apprendre aux autres ce que eux-mêmes ont appris, ça leur donne un sentiment d’être comme « les grands » ; d’astronautes parce que ça a juste la putain de classe américano-ruskoff d’aller se péter la tronche sur Mars.

Une fois arrivés à l’adolescence, nos chères têtes blondes commencent l’âge dit « de merde« , aka l’âge du « je rejette tout parce que ça emmerde mes parents » . Mais surtout parce qu’ils veulent éviter de dire à leurs copains qu’ils adorent un truc qui n’est pas à la mode, même si ça leur paraît intéressant ou sympa. Du coup vous allez avoir deux genres de jeunes : les vrais curieux et ceux que j’appellerais affectueusement les mous du genou. Les premiers deviendront des scientifiques ou auront des centres d »intérêts variés parce qu’ils n’auront pas abandonné leurs passions pour plaire à Jessika ou Jordan. Les seconds auront cédé à l’alarme de la mode, traquant n’importe quelle personne un tant soit peu populaire pour les suivre aveuglément, se sentir vivant passant parfois par ce procédé. Vous y verrez des fans de tunning ou de gel capillaire. Mais attention, on ne peut pas leur reprocher leur manque de curiosité pour autant. Généralement leur passion dévorante leur donne envie de s’y connaitre à fond. Du coup quand vous parlez à un gars à la voiture flashy, vous vous rendrez peut-être compte qu’ils en savent un rayon sur l’ingénierie automobile ou l’électronique pour tuner leurs caisses. Du coup ils s’y connaissent à mort sur un seul truc tandis que nombreux d’entre nous vont papillonner énormément sur plusieurs sujets sans jamais les maitriser totalement à fond. Qui est le « con » de l’autre en somme ^^

Finalement.

Je ne vous abandonne pas sans vous révéler le rapport entre mon 16 et un éclair foudroyant. Tout simplement parce que je me demande depuis presque 10 ans maintenant POURQUOI 16 ? Je ne comprends pas comment j’ai pu obtenir cette note alors que je n’ai écrit que selon mon ressenti à propos du sujet. Là où j’aurais pu parler de grands auteurs et de leur vision de l’État, j’ai préféré dire que celui-ci ne peut pas nous aider dans un cas foireux au possible : sachant que l’on a le DROIT de vote mais aussi le DEVOIR civique d’aller voter, n’est-ce pas une contradiction fondamentale d’un État qui se voudrait démocratique ? J’ai dit donc qu’on ne peut pas donner la possibilité et exiger la même chose. Ajouter à ça un exemple de merde concernant un crime grave mais dont on peut condamner l’auteur, on est obligé d’outrepasser l’État pour que la Justice soit rendue. DONC non, on ne peut pas tout attendre d’un État…

J’ai eu 16 avec un contenu tellement pourri que mon prof m’aurait filé un 0 pointé avec un gros HORS SUJET en plein milieu. Il a fallu que je tombe sur quelqu’un d’un tant soit peu ouvert et qui comprenne où je voulais en venir (même si moi à l’époque j’en avais foutrement aucune idée oO). Mais du coup, je reste avec cette curiosité malsaine et qui restera inassouvie de savoir POURQUOI.

Fondamentalement, cela n’a en effet aucun rapport avec l’éclair (ou la choucroute), mais cela a déclenché quelque chose à cette époque qui a mis du temps à mûrir et à retrouver ses origines. Étant petite, je voulais être astrophysicienne. Je vous l’ai déjà dit, vu mon cursus, c’était dead dès l’entrée au lycée. Mais je n’ai jamais perdu cette amour de l’espace. Il s’est juste égaré au fil du temps. J’ai passé de longues années à tenter de m’inclure dans des groupes sociaux qui ne me convenaient pas. Et puis un jour, alors que je n’avais plus personne à suivre ou aucun groupe sur lequel me projeter, je me suis remise à penser de moi-même. Et j’ai redécouvert ma curiosité. Faut-il être seul face à soi-même pour s’ouvrir au reste du monde ? Hmm… Le fameux 16 fait écho avec mon appartement, dont j’ignore pourquoi on a réussi à le décrocher alors qu’on avait un dossier miséreux et pas les moyens à l’époque (maintenant ça va merci x)) ; cela fait écho avec les nouvelles amies que je me suis faites cette année alors que je pensais ne plus être capable de sociabilité ; cela résonne avec tout et n’importe quoi pour un peu que je m’y penche. A partir de cette note incomprise, je me mets à douter de tout ce qui me toucher de près ou de loin. Et douter finit par rimer avec curiosité. C’est ainsi que je sais pourquoi les éclairs donnent l’impression de partir de la terre alors qu’il n’en est rien. Aussi pour ça que je maitrise l’anglais comme jamais, parce qu’étant ado ça me donnait envie de gerber alors qu’apprendre par soi-même donne de l’auto-satisfaction. Il aura fallu presque 10 ans pour que je remette en question les choix de la Lyrya de 18 ans. Elle était coconne mais elle était encore la gamine de 10 ans qui tentait de comprendre pourquoi la lune était dans le ciel. Et elle l’est toujours ;)

[important]Mopral avait cru retrouver le docu dont je parlais (voir son commentaire) mais hélas, ça n’était pas le bon. Allez le regarder tout de même, c’est de la bonne quand même :3 Et puis j’ai cherché de mon coté et voilà !

Bon apparemment mon souvenir était un peu brouillé, je suis en train de le regarder et je ne retrouve pas le passage que je décris dans l’article. J’ai du faire un amalgame entre tous les docus sur le sujet que j’ai du regarder o_o Enfin, toujours est-il qu’il est vraiment pas mal, je vous le conseille :)[/important]

(11 commentaires)

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  1. Meta

    Si tu pars sur la sociobiologie/psycho évolutionniste, je ne peux qu’intervenir x)

    -« Là où une femme, si elle veut mettre toutes les chances de son coté pour avoir des enfants, doit aller coucher avec un maximum de partenaires viables pour avoir des enfants en bonne santé. Triste ? Non, humain »
    => C’est plutôt l’inverse ! Un homme « doit » aller coucher avec un maximum de femmes pour avoir la plus large descendance certes puisqu’il peut semer plusieurs fois par jour. Une femme c’est tout l’inverse : elle doit trouver de la qualité, elle n’a qu’une chance par mois puis qu’une tous les 9 mois. L’infidélité féminine se comprend donc quand on trouve un « meilleur » partenaire, qui donnera de meilleurs moyens (matériels ou dans son investissement) pour faire grandir sa progéniture. L’Homme n’est pas une espèce où on retrouve beaucoup de compétition spermatique (je vais éviter de parler taille des boules et forme du gland, même si c’est fascinant !) alors que chez les chimpanzés, c’est autre chose x) Donc les femmes qui cumulent les conquêtes et cherchent à coucher avec un maximum de partenaires ont plutôt un comportement « anti-évolutif » motivé par un sens primitif du plaisir.

    – « Parce qu’impossible pour eux d’établir la corrélation entre le fait de manger la baie et le fait de mourir quelques heures plus tard. Ils ne peuvent pas concevoir cette idée. »
    => Ah si, ils le percevaient très clairement ! Même les rats le « savent » : ils envoient un éclaireur sur toute nouvelle source de bouffe et attendent de voir s’il crève. Pour ça que les grandes campagnes de dératisation dans les égoûts deviennent de plus en plus galères, car il faut mettre au point des poisons qui n’affectent l’animal que plusieurs jours après l’ingestion pour qu’ils ne tiltent pas qu’ils se font avoir x)

    – « vous allez finir par me détester pour la longueur de mes articles… »
    => c’est pas faux :3

    1. Lyrya

      Pour ce qui concerne nos ancêtres fifilles, je dois admettre ma méconnaissance du sujet. Bien que j’ai du avoir un certain sens de ma connerie, puisque je dis clairement à la fin :

      si nos aïeules n’avaient pas été un peu légères et sacrément vénales (oui oui… « tu as plus de peaux de mammouths que les autres, tu es donc fort, je te veux toi » ).

      Pour la corrélation entre baie et OMONDIEUJSUISMORT, j’ai du trop exagérer mes termes en parlant d’heures x) j’aurais du dire « jours » pour conforter l’idée qu’ils avaient rarement l’occasion de savoir pourquoi les leurs mourraient comme ça d’un coup. Merci la Nature dans ce cas d’avoir fait en sorte que ce qui est dégueulasse en goût est souvent empoisonné/donnedesmauxdeventre/mortel. Dans ma tête c’était clair mais bon x) C’est d’ailleurs intéressant de noter que leur non-savoir de la Mort leur a donné l’impulsion pour créer la « Religion » , trouver un sens à un événement qu’ils ne peuvent pas maîtriser ou comprendre grâce à leur seule connaissance de la Nature. Heureusement qu’ils ont pas été assez cons pour se demander ce que ça fait d’être mort et ont tous essayé ensemble… Curiosité réprimée, suicide de l’Humanité avorté o/

      Dernièrement, je te proute x)

      1. Meta

        Pour les baies, c’est dans l’autre sens que ça marche : c’est pas la Nature qui a donné mauvais goût aux choses empoisonnées/mauvaises/toussa, c’est par sélection naturelle que ceux trouvant que le goût était immonde ont pu se reproduire davantage alors que les autres tombaient malades plus fréquemment x) Parce que pour l’histoire des heures avant les effets, pas besoin que ça soit mortel : ce qui rendait malade faisait déjà fuir x)

        Pour la mort, beaucoup ont cette curiosité de savoir ce qu’il y a après, mais toujours avec sélection naturelle on a un instinct de survie pour nous en empêcher assez souvent ^^ Ce qui m’intrigue par contre, c’est le pourquoi ce la question de l’après : pourquoi supposer qu’il y a un après quand on n’a pas encore les mythes de divers au-delà(s)? oO

        1. Lyrya

          Puits de science ce garçon xD Au temps pour moi alors :)
          Bien entendu, le suicide collectif était de l’humour hein x)

          J’avais vu un docu il y a foooooort longtemps, que beaucoup ont ptet vu à l’époque parce qu’il avait fait grand bruit, réalisé/produit/truc par des français ou par la BBC ou en partenariat des deux. Cela racontait la naissance de l’Homme, on passait par la phase « singe-savant » pour voir son évolution jusqu’à l’homo sapiens. TRÈS BON DOCU. Avec le GRAND paléontologue-paléoanthropologue Yves Coppens qui n’est pas la moitié d’un con puisqu’il est l’un de ceux qui a découvert Lucy. BREF. Dans le docu, il montre un groupe d’individus (me rappelle plus à quel sous-genre ils appartenaient, faites pas chier), dont l’une des femmes meurt alors qu’ils sont en balade je ne sais où. Yves, notre charmante voix off, nous explique que l’homme qui se penche vers elle est certainement son compagnon ou alors peut-être son père. Et pour la première fois, il ressent de la peine de voir ce corps inanimé. Il a conscience de la Mort et de ce qu’elle entraine mais le sentiment de perte et donc de tristesse n’intervenaient pas. C’est la première fois qu’il ressent de la peine, il a sa toute première larme émotionnelle par la même occasion, c’est beau. Le docu met en fait en image, le moment dans notre Histoire où les premiers humains ont voulu qu’un des leurs échappe à la mort alors que d’habitude ils s’en carrent les steaks du moment que c’est pas une grande perte (un chasseur mort c’est pire qu’une vieille dondon m’voyez). Or la Mort c’est pas explicable autrement que purement et simplement pour eux : bah t’es mort quoi. On va pouvoir grosso merdo te de quelle façon t’es mort, mais ça expliquera pas sentimentalement pourquoi il a fallu que tu meures maintenant. Et pour que ça reste rationnel parce que tu ne peux pas accepter la mort d’un être cher, tu dois te rassurer en te disant que « ouais nan en fait elle chevauche une licorne dorée et manger des chipolatas avec un mec en toge, elle est heureuse maintenant *o* » … J’explique très mal, faut vraiment voir cet épisode (oui c’est une série) pour que Yves le fasse mieux que moi x)
          Cela n’est certes pas le commencement de la Religion à proprement parler mais sans cette douleur de la perte d’un être cher qui nous pousse à croire qu’elle est toujours là quelque part, on aurait pas eu l’Inquisition x)

          1. Mopral

            C’est pas ça, le reportage dont tu parle ? http://www.youtube.com/watch?v=SL2sP8tHgKU

            Mise à part ceci, article intéressant, la preuve, j’ai été assez curieux pour voir de quoi il s’agissait x)

            Ceci dit, il ne faut pas oublier 3 facteurs primordiaux à notre évolution, autre que la curiosité : L’instinct de survie, l’adaptabilité à son environnement, et surtout le hasard.

            J’aurais aimé détailler pourquoi, mais j’ai un supérieur hiérarchique derrière l’épaule, donc ça va pas être possible :x

            (Pis moi j’ai du avoir 10 en philo pour le bac, donc bon :( )

            1. Lyrya

              J’ai regardé vite fait la vidéo, j’ai vu ce docu aussi, il est excellent mais ça n’est pas celui-là ^^ Celui dont je parle est en plusieurs parties et est plus vieux si je ne me trompe. Sympa de filer le lien, je regarderais ça cette nuit pendant mon insomnie :3
              Je vais attendre que tu aies le temps de détailler (un jouuuuuuuur mon commentaire viendraaaaaaa), ça m’intéresse :)

              COUCOU LE BOSS DE MOPRAAAAAAAAAAAAAAAAAAAL \oO/

              1. Mopral

                Fock, je voulais aller dormir, mais je vais passer un peu de temps à m’expliquer alors ! T_T

                Bon, j’irais pas me lancer dans un débat avec les autres, je suis à peu près d’accord avec tout le monde, je suis pas chiant x)

                (Et j’ai mis le reportage en favori, mais si tu trouve l’autre dont tu parle, ça m’intéresse aussi !)

                Bref. Comme je le disais, il y a 3 autres facteurs, qui ne sont pas de la curiosité, mais qui influent sur notre évolution.

                La première, c’est l’instinct de survie. Imaginons, par exemple, qu’on se retrouve dans un monde post-apo lambada. Fatalement, un jour, on va manquer de nourriture (oui, c’est comme une bonne apocalypse cha monchieur, hein).
                Il arrivera donc surement que par nécessité et par faim, plus que par curiosité, que tu te mettras à bouffer un autre humain. C’est ptet bon, hein, c’est pas la question, mais pour le coup, ce n’est pas de la curiosité (bien ou mal placé) qui va te faire bouffer de l’humain, quitte à te nourrir que de ça pour survivre.

                En 2eme, y a l’adaptabilité à l’environnement. En fait, je veux dire par la que nos choix (primaires, pour le coup) ne sont pas basé par la curiosité, mais bien pour s’adapter. et c’est l’heure de l’exemple à la coooon *jingle radio pourri* :
                Moi, par exemple, je suis pas trop pour visiter l’Antarctique. Voir pas du tout, ça caille la bas. Bon, ben imaginons encore que pour une raison lambada, genre j’ai violé le pape, et du coup, je suis exilé de tous les pays du monde ayant un semblant d’ordre politique, sauf l’Antarctique (parce que… parce que les manchots sont plus laxistes ? :roll: ). Bon, ben pour le coup, c’est pas par curiosité, mais par nécessite que je devrais vivre la bas. Pour prendre une approche plus « génétique », les évolutions de toutes les espèce ne sont pas forcément basé sur de la curiosité, mais parce que l’environnement les a obligé à vivre comme ça, un peu comme les singes qui ont remarqué que si ils étaient debout, ils voyaient plus loin les prédateurs. Mais sans prédateur, pas besoin de voir plus loin, donc pas besoin de se mettre debout.

                The last but not the least (putin j’ai réussi a caser cette expression, je peux mourir en paix T_T ), il ne faut pas oublier que le hasard joue en grande partie sur notre évolution. Et c’est parti pour le C-C-C-C-C-COMBO d’exemple à la con !
                Pour prendre ton exemple des hommes Kro Migno… Magnon, ils ont effectivement eu la curiosité de voir ce machin rouge et jaune qui faisait de la lumière. Mais pour autant, ils n’ont jamais cherché à « créer » ce feu. Je veux dire par la que sans le coup de bol de la foudre qui tombe sur un arbre, et sans le péquenaud qui s’est dit : « Tiens, je vais voir ce que c’est au lieu de chier de peur dans mon pagne », il n’y aurait jamais eu la curiosité de savoir si y avait un moyen de se réchauffer plus simplement qu’en se couvrant de 10 kg de bouse de mammouth. Dans la même mesure, c’est surement par hasard qu’ils ont découvert qu’en faisant claquer 2 silex, ça allumait un peu (bon, la je suis pas sur, mais je les connais pas ces mecs, moi, hein).
                Pour citer un dernier exemple à la con (ouiiiii *o* ), prenons le cas de Brandt, un vieil allemand pas bien dans sa tête (huhu, pléonasme). Il s’emmerdait comme ça, un soir en 1669 (y avait que des rediffs de Colombo à la télé), et il a eu l’idée de faire cuire son urine. Oui, je sais. Et ben figurez-vous que coup de bol, dans l’urine, si on la fait cuire assez longtemps, tous les résidu s’en vont et il reste du phosphore !
                Outre le fait que c’est foutrement epic (si on a des allumettes, c’est grâce à un fou allemand qui faisait cuire sa pisse ! *o* ), ce n’est pas vraiment par curiosité mais par hasard que le phosphore fut découvert.

                … Bon, après m’être relu, je crois que ton prof de philo m’aurait aussi collé un bon gros HORS SUJET T_T

                1. Lyrya

                  Aaaaaah j’ai enfin retrouvé le docu :D Je l’ai mis en fin de l’article ;)

                  Je suis finalement d’accord avec tout ce que tu dis o_o J’ajouterais tout de même que le hasard est de mèche avec la curiosité. Si on était pas curieux à la base, on tenterait pas des trucs à la con comme faire chauffer de la pisse x) (c’était un gros dégueulasse cet allemand quand même >.<). Certes c'est le hasard, mais qu'est-ce qui le pousse à le faire si ce n'est "tiens et si j’essayais ça ?? » ?

                  J’me demande si je devrais pas faire un article sur toutes les conneries qu’on a pu inventer grâce à un hasard et un cul bordé de nouilles x)

  2. Meta

    Ah oui, j’oubliais ! Il manque ça à ton article je trouve : http://youtu.be/Di3ozacDFtI :3

  3. Cthulhu

    Alors je prends 10 minutes sur ma vie amoureuse toute fraîche pour répondre à cet article.
    La première chose sur laquelle je veux réagir c’est la fidélité. J’ai souris en lisant ta remarque sur les les hommes qui sont des salauds et la dessus je rejoins meta. Mais tu sais très bien ce que je pense. La fidélité n’existe pas, c’est un concept. Qui a selon moi à voir avec la notion de possession. La société nous dit que l’infidélité c’est mal parce que la personne avec qui tu vis doit t’appartenir. Pour moi tout ça c’est des conneries, Je suis fidèle uniquement par égard pr ma moitié. Je lui autorise même d’aller voir ailleurs. Et la dessus je rejoins l’idée de curiosité. Comme celui ci fait il l’amour? Mieux? Moins bien? Qu’est ce que je ressentirais dans ses bras? Telle est ma curiosité. Et du coup belle transition vers ma deuxième remarque: je trouve ta curiosité très scientifique. Pour moi il y a toute sorte de curiosité, saine ou malsaine d’ailleurs. Je suis curieuse de nature, mais pr les sujets qui m’interessent. La plupart des choses scientifiques honnêtement je m’en tape et au final j’y bite que dalle. Je préfère me dire que c’est magique (là je devine une certaine exaspération d’une personne qui me lit).
    Pour terminer j’aimerais revenir sur la religion. Mon sujet de conversation et de branlette intellectuelle favoris ^^. Alors la pomme comme symbole de la curiosité j’adhère moyen. Pour moi c’est de la rébellion pure et simple. « Ne fais pas ça! » « AH ouais? et si je le fais ça fait quoi? » D’autant que la Bible est articulée sur 2 formes de Dieu: L’Ancien Testament avec son Dieu punisseur, et le Nouveau avec son Dieu d’amour et de Charité. Ce n’est pas pour moi une volonté d’Eve d’accéder à la connaissance, mais juste une histoire de tester les limites, d’enfreindre les règles. Enfin c’est comme ça que j’aime le voir…

    1. Lyrya

      Dans le fond sur la fidélité, attention pas taper, tu as une vision scientifique de la chose :D Tu n’ajoutes pas la partie culturelle ou sociétale dans ta vie amoureuse, donc la fidélité n’en fait pas partie. De toute manière, mon avis sur la question n’engage que moi, je n’écris pas pour te dire que mon point de vue est celui qui prévaut, ça n’est absolument pas mon but :) De toute manière, j’adoooore les commentaires qui ne sont pas d’accord >:3

      Si tu trouves ma curiosité scientifique, c’est certainement parce que je suis une littéraire par défaut, j’ai fait L parce que j’étais trop nulle en math pour faire S. Du coup ça en dit long sur mes centres d’intérêts profonds :p Je vais m’intéresser beaucoup à la science c’est vrai, mais ça ne m’empêche absolument pas d’être curieuse d’autres choses. La pâtisserie est un très bel exemple x) Le cinéma, la musique, les jeux (vidéo ou de plateau), je ne mets pas de voile scientifique entre moi et les centres d’intérêts qui m’occupent. Et même si je sais pourquoi un coucher de soleil est rouge-orangé, je ne peux pas m’empêcher de trouver le spectacle tout simplement magnifique, parce que les couleurs et l’atmosphère dans laquelle on baigne à cet instant semblent irréelles.

      Pour Ève, je te rejoins sur le fait qu’elle ne mange pas la pomme pour accéder à la connaissance, c’est pas son but. La pauvrette est un peu nunuche selon moi et c’est le Serpent qui l’attire vers le coté obscur du Verger :’) De là à dire qu’elle est dans la Rébellion face à Dieu, je ne suis pas d’accord, je pense que c’est de la curiosité malsaine. Elle a pas le droit mais aaaah et si je tentais quand même niarkniarkniark >:]

      Et pour finir, je n’ai effectivement pas parlé de la curiosité malsaine, comme celle des gens qui ralentissent aux abords d’un accident de la route pour regarder (ce qui crée les bouchons -_-). Il y a tellement de raisons pour être curieux que j’aurais pu faire un article deux fois plus long… Pas sûre que tu aurais eu le courage d’aller au bout et je le comprends xD

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