«

Qu’est-ce qui nous rend heureux ?

Oui, pas de nouvelles pendant un an. Mais vous savez ce que c’est. Je pars un an, reviens, repars… Comme une vague. Vous insufflant le manque ;)

Et là je reviens avec une force 4. Cet article sera long, éprouvant pour les petites âmes sensibles qui n’aiment pas lire mes monologues, il va être philosophique, il va y avoir du gif, de la vidéo, de l’image à la con… Il va tenter de faire oublier l’année vide qui vient de s’écouler… Croisons les doigts :D

Le titre comme d’habitude vous donne le ton. Qu’est-ce qui nous rend heureux ? Vous auriez pu avoir ça comme question au bac philo et passer 4h à vous creuser la tête à chercher dans votre mémoire défaillante quel philosophe aurait pu en parler pour pouvoir le régurgiter dans votre copie. Ne cherchez pas, ils l’ont tous plus ou moins fait. C’est l’une des questions à laquelle personne ne pense réellement tout en cherchant à obtenir sa réponse partout. On va discuter là-dessus. Installez-vous confortablement, ça risque d’être long.

La musique rend-elle heureux ?

Commençons simplement. Il nous arrive de ressentir une certaine béatitude en écoutant de la musique. Qu’importe le style que l’on aime, qu’importe l’état émotionel dans lequel nous sommes quand nous l’écoutons, elle a un effet. Vous êtes malheureux ? Vous avez le choix de vous conforter dans votre peine en vous balançant sur des notes mélancoliques ou de vous booster pour sortir de cet état en allant chercher de la musique plus rythmée. Vous êtes heureux ? Le choix ne se fait plus, vous écouterez tout sans que la musique influe sur votre taux de bonheur et même les sons mélancoliques ne vous rendront pas malheureux. C’est donc nous qui influençons la musique ? Mais cela renverse notre question de base !

Oui et non. Dans le cas où notre bonheur n’est pas influencé par de la musique à caractère triste, tout se joue au niveau du « pourquoi on écoute du triste alors que tout va bien ? » et la réponse est simple : si la chanson nous plait, la tristesse qu’elle laisse percevoir ne nous touche pas, nous ne l’écoutons pas parce qu’elle est fondamentalement triste, juste parce que la musicalité nous plait. Il en va de même pour une chanson plus gaie, l’intention « sentimentale » donnée par la musique ne nous touche que partiellement, le bonheur étant une émotion positive forte, elle est difficilement décontenancée par juste une musique.
Or dans le cas où nous sommes au plus bas émotionnellement parlant, la tristesse dégagée par une musique nous renvoie à notre propre état. « Je vais mal, laissez-moi dans mon malheur, je veux mourir » pouvant décrire plus ou moins précisément ce qui nous passe par la tête à ce moment précis. Et c’est là que revient le choix de la musique. Certains, se complaisant dans leur souffrance, auront tendance à écouter des chansons mélancoliques pour se raccrocher à leur bonheur perdu (oui c’est paradoxal mais si vous avez déjà testé, vous comprenez parfaitement pourquoi). Les autres ne voudront pas continuer à souffrir et « s’obligeront » à chercher des sons plus dansants. Et c’est là que la musique peut prendre ce rôle de « médicament » pour l’esprit. En se complaisant dans sa souffrance, on aura les plus grandes peines du monde à se sortir de cet état. Ma mère, cette grande philosophe, me dit très souvent : « quand tu coules, que tu te retrouves au fond de la piscine, donne un grand coup de pied et remonte, en restant là tu vas te noyer dans ton malheur » et elle n’a rien inventé, c’est une maxime que beaucoup d’entre vous doivent connaître.
Je réponds donc à la question : oui la musique peut rendre heureux, à condition de la choisir pour nous remettre d’aplomb et ne pas la laisser nous plomber le moral.

Et si jamais vous êtes triste là, à cet instant, mettez le son à fond et dansez sur cette chanson, ensuite revenez, vous aurez déjà le cœur plus léger :)

Et les gifs alors ? C’est marrant les gifs non ?

Ah pour le coup le gif n’a pas d’effet négatif ;) En tout cas pas ceux que je vais vous donner gratuitement, parce qu’aujourd’hui c’est bonheur dans vos gencives !

Quand je tente d'être sexy sur la piste de danse mais que je n'ai aucune idée de l'allure que j'ai au final.

Quand je tente d’être sexy sur la piste de danse mais que je n’ai aucune idée de l’allure que j’ai au final.

Ma réaction durant le mariage du King Joffrey <3

Ma réaction durant le mariage du King Joffrey <3

Quand je chope quelqu'un en train de parler de moi dans mon dos.

Quand je chope quelqu’un en train de parler de moi dans mon dos.

Une soirée film somme toute normale chez Lyrya.

Une soirée film somme toute normale chez Lyrya.

A chaque fois que je regarde Game of Thrones. What else x)

Et faire une activité quelconque ? Ça aide ?

Tout dépend. Y en a qui vont surkiffer faire du tricot par une après-midi pluvieuse, moi ça aurait tendance à me foutre le cafard. Un peu comme avec la musique finalement, notre humeur a tendance à nous faire apprécier ou non une activité qu’on a l’habitude de faire. J’adore jouer à Hearthstone par exemple. Mais parfois, je vais lancer le jeu et le quitter tout de suite parce que c’est pas le moment. Alors que dans le fond, jouer me permettrait de me sortir de la tête les idées noires que je pourrais avoir. Oui, parfois, on est con. Mais c’est notre humeur qui influe, encore et toujours. Le bonheur est un puissant moteur alors que la tristesse rend chiant des trucs qu’on a l’habitude de faire par plaisir. Et donc finalement comment récupérer une once de bonheur quand on n’a pas la tête à ça ?

Il va falloir aller trouver au fond de soi un truc qu’on appelle la volonté. Sans ça, rester dans son trou peut vite devenir une situation sans fin. Et c’est la partie la plus difficile dans tout le processus. Il y a parfois un élément déclencheur qui vous pousse et qui vous aide à trouver cette volonté, cela peut être un événement dans votre vie, une chose que vous avez lu ou entendu quelque part, un proche qui vous donne un coup de pied au cul… Mais si jamais rien de tout ça n’arrive et que la tristesse prend le pas sur tout le reste, trouver la force ET la volonté de faire quelque chose, même minime, devient un parcours du combattant.

La tendance à nous complaire dans notre malheur étant largement répandue, à moins de décider un jour qu’il est temps d’être heureux, on peut passer sa vie à ne jamais rien tenter. Croyez-moi sur parole, j’expérimente ça depuis plus de 20 ans par périodes plus ou moins longues. Et ma volonté de changer s’alimente généralement par des événements qui arrivent comme une touffe de poil dans la soupe (yep, généralement les conneries arrivent en bande, c’est sale). Et parfois, il m’arrive juste de réaliser que ma vie telle qu’elle est ne me plait plus. C’est une prise de décision qui se fait seule et sans forcément de participation extérieur de quoi que ce soit.

Si vous êtes à un moment de votre vie où rien ne semble vous donner le bonheur auquel vous aspirez, la question à vous poser, au moins une fois et à laquelle vous devez prendre le temps de réfléchir, c’est bien celle-là : « est-ce que je suis heureux(se) là, maintenant ? » et à vous de faire les cheminements qui vous permettront de savoir si c’est passager (un coup de mou qui va passer puisque votre vie n’est globalement pas aussi pourrie) ou si c’est un mal plus profond (et dans ce cas, vous trouverez de vous-même les choses qui vous rendent malheureux et qui peuvent être changées).

Suite à votre prise de conscience, il est probable que les activités que vous faisiez s’altèrent quelque peu. Jouer à un jeu ne vous rendait peut-être pas si heureux que ça mais si votre vision de ce que vous faites se modifie, vous allez peut-être trouver une autre forme de joie. Peut-être parce que vous allez jouer avec vos amis ou avec des personnes différentes qui vous donneront une vision différente de la vie. Et puis votre séance de tricot du dimanche sera peut-être plus joyeuse maintenant que vous avez décidé de vous inscrire à un club et que vous êtes entouré par des gens qui adorent faire des pulls en mohair ;)

Les autres vous rendent-ils heureux ?

Sujet épineux. Autant vos proches peuvent être d’un grand secours quand vous êtes au plus mal, ils seront là pour vous soutenir. C’est bien pour ça qu’on les considère comme proches. Mais dans un ensemble plus large, les « autres » sont-ils aussi bons pour vous que vous le croyez ? Et vos proches dans le fond ?

C’est presque un conseil de vieille mamie mais méfiez-vous de vos ennemis et encore plus de vos amis. L’amitié est une émotion forte, elle fait appel à notre instinct primaire de vouloir vivre en communauté, avec des gens qui nous ressemblent. Mais il est rare de trouver réellement des personnes qui sont foncièrement de votre côté. Les filles qui ont subi le collège et le lycée et les jeunes amourettes ne me contrediront pas. Il n’était pas rare que l’on se crêpe le chignon à propos d’un mec dont on est toutes folles et cela finit souvent par des amitiés brisées (et un mec toujours célibataire…).

Cela paraît loin, puéril et « mes amis ne sont pas comme ça voyons » … I beg to differ. Ce n’est jamais puéril de ressentir de la jalousie pour quelqu’un que l’on considère comme un ami, c’est même tout à fait naturel. Ne pas ressentir de jalousie peut même être un peu malsain… Chacun apporte son lot de défauts et de qualités, nous les portons pas tous. Et c’est le fait de nous réunir qui permet d’être un groupe stable. Je suis distraite ? Mon ami ne l’est pas et m’aidera à me rappeler les petites choses qui glissent hors de ma tête. Mon ami est souvent sujet à la mélancolie ? Je suis là pour lui faire passer des bons moments et lui créer de nouveaux souvenirs pour qu’il arrête de ressasser un passé qui n’est pas si beau qu’il le prétend.

Le cas des amis passés (faites un tri parfois, conseil d’amie ;) ), passons aux gens. Les gens. Ces êtres qui passent dans votre vie, comme un coup de vent, qui vous apportent quelque chose, le laissent ou le reprennent. Qu’elles soient des personnes foncièrement sympas ou non, leur trace peut laisser une empreinte plus ou moins profonde. Il est parfois même plus douloureux de laisser partir, à cause des aléas de la vie, des personnes que vous trouvez foncièrement intéressantes et sympathiques. Les « salauds » étant bien mieux là où ils sont, c’est-à-dire loin !

Dans le fond, les personnes de passage sont parfois plus dures, elles vous laissent l’espoir d’entretenir des amitiés qui seraient enrichissantes pour l’un comme pour l’autre mais ne laissent parfois jamais l’occasion de commencer. La vie est faite ainsi, et ne vous découragez pas, la moitié de mes amis habitent aux quatre coins de la France, je ne les vois qu’une fois par an… Pourtant ils n’étaient au début que des êtres de passage dans un instant de ma vie ;) Il faut vous blinder, apprendre à laisser partir parfois, même si vous voulez les retenir près de vous.

 

Après un an de silence, je reviens et vous n’êtes pas contents. Dites-vous que je suis aussi cette fille de passage, celle que vous appréciez mais que vous voyez peu. Faites-vous une place pour le bonheur. Ne vous laissez pas ensevelir sous les idées noires. Sortez. Juste pour sentir le soleil sur votre peau. Même si vous n’avez pas de but. Prenez votre MP3 et glissez-y des musiques qui fleurent bon le soleil et la danse. Asseyez-vous en terrasse, prenez un café et souriez. Même si vos actions n’ont pas de but, même si vous pensez que ce que vous faites ne vous apportera pas la richesse intérieure ou matérielle à laquelle vous aspirez, vous aurez gagné une journée sympa à ajouter à toutes les autres que vous allez vivre.

Et faites-moi plaisir, mettez cette chanson dans vos oreilles quand vous n’avez pas le moral et oubliez un instant l’état dans lequel vous êtes.

(5 commentaires)

Passer au formulaire de commentaire

  1. Cthulhu

    Je ne suis pas sûre que l’article soit allé au fond des choses pour une fois….
    Déjà la tristesse est chez moi un sacré vecteur d’énergie. Je me souviens parfaitement de la période de spleen lycéen et j’étais prolifique à mort : textes, toiles, lecture, style… Je me bougeais a mort, je ne saurais pas dire pourquoi parce que tout ça n’a rien changé à mon état. Ou peut-être que si, peut-être que ça m’a rendu plus intéressante et ça m’a permis de faire la bonne rencontre (ou pas quand j’y repense mais c’est une autre histoire). Et quand je repense à l’année dernière c’est pareil au final. Ma rupture en janvier m’a complètement retournée, et je me suis à nouveau sentie dans cet état où je pouvais tout faire, où tout est à porté de main. J’ai réussi à repondre quelques dessins sympa, et même une toile. Je me suis mise au sport comme jamais, je me suis immergé dans le travail, je suis devenue carrément meilleur. Mon corps à changé, mon attitude à changé et encore une fois je suis devenue plus intéressante. Et du coup j’ai fait plein de rencontre et j’ai pécho à mort. Pour les protagonistes présents à ce moment là je suis bien obligée de reconnaitre qu’aucune histoire de cette période n’a marché, me brisant le coeur à chaque fois et du coup me rendant encore plus énergique pour la suite.
    Aujourd’hui, je suis heureuse et je ne fous pu rien! Depuis que je suis avec lui j’ai laissé tombé le sport, je n’ai plus de loisir, je me traine dans l’appart comme une loque humaine, luttant contre la chaleur et l’envie de me goinfrer. Il va encore falloir quelque mois de vie commune pour que je reprenne une totale indépendance en ce qui concerne mon temps libre. C’est une réalité du couple, je l’ai connue plus d’une fois.
    Là c’est le moment où je dévoile mon astuce. Quand la spleen s’est installé chez moi pendant mon année de terminale, le cours de philo portait sur l’Absurde. Peut être que c’est ce cours qui a causé cet était chez moi au final. Parce que ça m’a forcé à réfléchir. Au final j’ai lu un bouquin. Le seul de l’année en philo, puisqu’après avoir décrété que ma prof était nulle e que de toute façon je ne passerai pas mon bac, j’ai quasi pu suivie les cours de philo ni les devoir de philo d’ailleurs. J’ai lu Le Mythe de Sisyphe, de Camus. Une lecture que je conseille vivement aux porteurs de spleen réguliers.

  2. Aya - La geekette au laptop

    Je suis une grande adepte de ton blog même si je n’y ai pas souvent posté des commentaires (et généralement avec des pseudo différent). Ca fait plaisir d’avoir de tes nouvelles (de voir aussi tes gif qui m’ont amusé comme à chaque fois) même si les nouvelles du jour ne sont pas les plus joyeuses qui puissent exister :)
    J’ai perdu ma meilleure amie il y a quelques mois suite à de nombreuses crasses qu’elle m’a fait dans mon dos. Et aujourd’hui encore, ça m’a laissé une trace indélébile et je n’arrive pas à passer à autre chose. Bref, je suis en train de m’égarer mais tout ça pour dire que j’ai hâte de pouvoir te lire à nouveau, dans un mois comme dans un an du moment que tu réussisses à être heureuse :)

    1. Lyrya

      Désolée de l’apprendre :( Pour te remonter le moral (enfin on va essayer hein), dis-toi que j’ai eu bon nombre d’amies dans ma vie, j’y ai toujours cru et j’ai toujours été déçue. Il n’y a que ces dernières années que j’ai trouvé des amis qui vaillent vraiment le coup, il aura fallu passer par bon nombre de déceptions mais quand le/la bon(ne) se présente, c’est instinctif ;)
      (on va croire que je parle de relations amoureuses mais dans un sens, c’est presque pareil, l’affection est différente, c’est tout :p)
      Oh et un gif pour te faire sourire encore \o/
      Bzzzz !

  3. alice

    Article très intrigant ;)

    Généralement, les vrais amis, on ne peut les compter que sur les doigts d’une seule main… Et encore….
    Pour la part ce qui me rend heureux c’est de faire du sport et d’écouter de la bonne musique à fond pour me rebooster psychologiquement !

    Allez courage miss ;)

  4. Gevaen

    Salut Lyrya!

    « Dites-vous que je suis aussi cette fille de passage, celle que vous appréciez mais que vous voyez peu. »
    Ouais c’est ça, en fait.
    Je tombe sur ton blog un jour lointain, j’aime ce que tu écris, j’y reviens de temps en temps sans y penser pour te lire, et savoir ce que tu deviens. Étrange attraction, ou habitude, ou je ne sais quoi.

    L’envie de savoir qu’une fille qui partage un peu de sa vie sur la toile va bien. Ou pas bien d’ailleurs.
    L’envie de lire tes humeurs qui rejoignent les nôtres, avec les gifs et les phrases qui donnent le sourire.

    Pourquoi en mai 2015, alors que ton dernier post date de juillet 2014, j’en viens à demander tout d’un coup à mon écran impassible : « Tiens au fait, comment va Lyrya? ».

    J’espère que tu vas bien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong> <span style="">

quatre-vingts neuf + = quatre-vingts-dix sept

o_O ^^ T_T B) @_@ >_< ;) :x :sarcastic: :sad: :pirate: :p :ouf: :nomnom: :nerdy: :money: :malade: :mad: :grr: :evil: :cube: :crazy: :chut: :angel: :O :D :? :3 8O -_- +1 *_* *^^* (L) (K) -1

Les liens des commentaires peuvent être libérés des nofollow.