Survivre à la canicule : oui c’est (im)possible !

Le prochain connard (oui je commence fort) qui me sort que dans le Nord, il pleut tout le temps et il fait froid, je vais lui faire ceci :

phoqueyou

LES PIEDS DANS LAGGLE !!!!!! Je remplacerais mes jolies petites baskets par les grosses Doc de mon Chéri qui fait du 45. Et là encore, je ferais preuve de magnanimité ! Avec du 40° à l’ombre et en plein vent, je me demande si on peut encore appeler ça le Nord. On pourrait rebaptiser le département par « ONVATOUSCREVER » qui aurait, avouons-le, un peu plus la classe. Si vous aussi êtes une victime du dérèglement climatique (je n’exagère pas, c’est une horreur), suivons ensemble les différentes méthodes pour subir ces jours maudits qui nous accablent.

Technique n°1 : les fringues, c’est très surfait.

Je vous écris depuis mon canapé, la tronche à 10 cm du ventilo et je n’ai pas honte d’assumer mon accoutrement. Un t-shirt. Une culotte. On pourrait en faire une série TV tellement ça sonne cool. En allant faire mes courses ce matin, j’ai OSÉ mettre une courte jupe. ERREUR. Elle doit avoir une superficie moindre que mon haut mais j’avais l’impression de me balader en burka (d’ailleurs, arriver à ne pas mourir dans les 30 secondes par suffocation relève du surnaturel quand on en porte véritablement une). La conclusion arrive aussi vite que la vision de moi à moitié à poil dans votre esprit : quand il fait une chaleur à cuire un œuf dans un congélo, les vêtements sont inutiles. On se lâche un peu, de toute manière, personne vous voit dans votre chambre/salon avec les volets fermés ! Quoi ??!! Ok, on passe à la technique suivante.

ventiloooo

Technique n°2 : les volets sont vos nouveaux meilleurs amis.

La première chose à faire quand les premières chaleurs arrivent, c’est de dire au revoir à toute source lumineuse naturelle. Votre facture EDF vous remerciera en fin d’année. Le soleil qui tape dans les vitres = chaleur level ∞ donc on évite au maximum. Pour se faire, on baisse les volets, on s’enferme un maximum, surtout si le soleil tape directement sur vos fenêtres. Si vous avez de la moule, vous avez le soleil seulement le matin, ce qui vous permet d’ouvrir les fenêtres l’après-midi pour profiter d’une très maigre brise qui pourrait se profiler… QUI POURRAIT… Après, si vous voulez vous balader à moitié à poil toute la journée comme moi, les volets se devront d’être baissés de façon continue. Surtout si la vue depuis votre appartement donne sur une rue fréquentée. Faire la cuisine peut s’apparenter à de l’exhibitionnisme et je ne voudrais pas vous envoyer en prison. J’aime pas avoir mauvaise conscience.

bakeit

Technique n°3 : la honte ne tue pas.

Certains se font des casques en alu pour éviter que les aliens ne lisent leurs pensées. Moi j’ai opté pour la serviette mouillée pour empêcher mon cerveau de partir en vacances par mes oreilles. J’ai l’air TRÈS CON. Mais à un niveau qui frise l’anévrisme. Mais au moins, j’ai le crane au frais. Dear Lord que c’est bon de ne plus avoir la gueule dans une sorte de coton brûlant (que j’ai présentement, puisque la serviette a fini par sécher, en même temps, il est déjà 9h du mat, il fait donc 31°). Je vous conseille aussi, si jamais vous ne tenez pas à ressembler à un fakir en mousse, de mettre la-dite serviette sur les épaules ou sur le ventre, si vous êtes sur le dos dans le canap’. Attention à ne pas faire comme moi dans le point suivant par contre.

goodman

Technique n°4 : ne pas rater les opportunités.

Vous attendez depuis des jours voire des semaines qu’un orage veuille bien faire chuter la température de plusieurs degrés et vous permette de danser à poil sous la pluie froide et salvatrice. Dans ce cas, veuillez ne pas vous endormir comme une merde avec une serviette humide sur votre bide en plein après-midi. Le réveil à 22h quand votre Chéri rentre de son boulot peut être difficile à justifier… Si vous survivez (oui survivre, la tête qui tourne très violemment et le trainage de corps dans la salle de bain pour prendre une douche peut être humiliant). La chaleur a ça de bon qu’elle vous démolit si vous passez trop de temps baigné dans une atmosphère étouffante… Ou alors c’est juste moi… Merci aux copines qui me préviennent avec amour que la pluie passe par chez nous sur Facebook et que je remarque 3h après du coup… J’vous aime les filles :3

expectations

Technique n°5 : sortir n’est pas une option raisonnable.

Si vous avez la chance d’avoir un jardin avec des arbres pour vous donner ombre et fraicheur, je vous emmerde. Les autres, suivez mon conseil : NE SORTEZ SOUS AUCUN PRÉTEXTE 8O Imaginez que vous allez enfin vivre comme les personnages que vous adulez : VAMPIRISME NOUS VOICI ! La nuit est le seul moment de votre vie où vous allez enfin retrouver des sensations naturelles comme bouger sans prendre une auto-douche ; éviter les poncifs du genre ne pas cligner des yeux au moindre passage piéton (toi même tu l’as vécu ouais ouaiiiis) ou ne pas courir d’un trottoir à l’autre pour profiter de l’ombre des immeubles ; bref vous allez pouvoir agir comme si la vie était redevenue comme avant. Oui ok, la nuit, y a pas grand chose à foutre. Mais c’est pas ma faute quand même si on autorise pas les commerçant à ouvrir tard ! On devrait pouvoir les laisser faire en période estivale ! Si jamais vous avez l’audace d’avoir une vie ou un boulot, je ne peux que préconiser les sorties très tôt. A partir de 9h, c’est foutu et vous devrez attendre 22h avant de pouvoir respirer sans avoir l’air d’un Magicarpe hors de l’eau. Le fait que vous commenciez plus tard ou finissiez plus tôt que ces heures précises ne m’intéresse pas. Démerdez-vous.

warm

Technique n°6 : le malheur des uns fait bien rire les autres.

Il est midi. Vous avez faim. Grosse flemasse en quête du soulagement des activités physiques transpirantes, vous faire des pâtes est un risque que vous ne voulez pas prendre (rajouter la chaleur de la gazinière au four dans lequel vous vivez n’est pas envisageable). Comment faire ? Comme moi ! Profitant des économies faites sur les clopes, faites-vous livrer :D Quel plaisir de voir arriver ce pauvre type en scooter qui est obligé de porter un casque, avec son énorme veste en tissu synthétique aux couleurs de sa pizzeria… Égrainez aussi vos réseaux sociaux à la recherche du pote qui en chie au taf sans clim et postez-lui une photo de votre Coca et de la montagne de glaçons qui l’accompagne, avec en fond, votre ventilo en vitesse max. Délice sublime de la goutte de sueur qui perlera sur son front au moment où il découvrira le cliché et que l’envie de démissionner viendra lui titiller les liaisons nerveuses <3
LE TOUT sans bouger votre cul du canapé ! Je suis un génie du Maaaaaaal :evil:

joke

Technique n°7 : la plage c’est très surfait, le cercle arctique c’est tellement plus hype !

Déjà je vous re-emmerde si vous comptez sortir de votre région/département/ville/appartement. Ceci étant dit, votre destination estivale est très importante. Personnellement, je ne vois pas l’intérêt de m’agglutiner sur une plage parmi des touristes allemands portant des tongs en bois et des néerlandais nudistes. D’autant plus que la couleur de ma peau (dans les teintes blanches à translucides) me donnerait droit à un ticket pour l’hosto si j’ose me foutre au soleil plus de 10 min. Où est le plaisir à se faire cramer la plante des pieds sur un sable à 3000 degrés pour plonger ensuite dans une eau glaciale où les enfants viennent d’aller pisser ? (Lyrya, vendeuse de rêve depuis 1986 !) Non réellement, à part faire des châteaux avec le sable humide (paradis des pieds, enfer de la serviette humidifiée) ou se faire noyer par une trololo vague (si c’est fun, surtout quand c’est les autres), je ne vois comment on peut prendre plaisir à passer sa journée à la plage. Oui je te parle à toi connasse. Oui toi, la pouffe déjà bronzée par les UV-cabines pour faire genre au boulot et qui continue de nourrir ses mélanomes avec de la graisse à frites… WHAT THE POINT GIRL ? Tu passes ta JOURNÉE allongée sur une serviette, en te retournant comme un steak-haché toutes les demi-heures, oubliant au passage qu’on s’en tape totalement de ta vie donc si tu pouvais la fermer ou te mettre ton iPhone dans l’espace vide qui est entre tes deux oreilles, ça nous arrangerait… Je m’emporte, je recommence mes phrases de 4km. Pardon. MAIS QUAND MÊME !! Mis à part pour emmener ses enfants s’éclater à faire agoniser des méduses, l’intérêt de la plage ne me vient pas. Par contre un camping sauvage sur la banquise entre potes, ça, c’est quelque chose ! Faire de la pêche sur glace en tentant d’éviter un ours polaire qui vient te bouffer les rognons, ça, c’est des vacances ! Se taper 10h de route dans une bagnole dont la clim te fout une migraine pas possible en mangeant des oeufs durs à midi sur une aire d’autoroute bondée… J’appelle ça… une phrase sans virgule, je l’admets…

yippie

Technique n°8 : profitez du système.

Je ne dis pas qu’il faut arrêter de payer ses impôts pour s’acheter 3m³ de glace, c’est juste que; si certains se la coulent douce, autant faire pareil. Oui je parle des vendeurs en magasins climatisés. JE NE VOIS PAS POURQUOI ON SUERAIT COMME DES PORCS POUR ACHETER VOS MERDES ! C’est ainsi que j’ai pu profiter de la clim type canon-à-neige-portative de ma pharmacie en allant chercher mes dolipranes. Les arcanes de la flânerie dans les rayons surgelés de Auchan sont aussi limpides pour moi que la notion de gravitation terrestre l’est pour Neil DeGrasse Tyson ; 3h pour choisir un parfum de glace est un minimum. Je ne pourrais jamais enfiler ta robe à fleurs type 70’s taille 8 mais je veux bien te regarder me donner des conseils vestimentaires douteux pendant que je profite du ventilo industriel et me délecte de ta vision boudinée dans un haut manifestement 5 tailles en-dessous. Je vais aussi mettre des virgules dans mes paragraphes. Puis j’irais tailler le bout de gras avec le vendeur de Micromania qui ne comprend pas l’intérêt du jeu PC (lui mettre une mandale dans laggle est implicite, vous l’aurez compris).

iceicebabvy

Voilà, c’est avec tous ces bons conseils que je vais vous laisser, j’ai ma 19ème douche de la journée à prendre (oui il n’est pas encore midi, c’est un exploit :p ) Keep cool dudes o/

L’e-cig va-t-elle enfin m’aider à arrêter de fumer ?

Alors le titre peut être trompeur dans la mesure où je n’arrête pas totalement de « fumer » mais je passe à une sorte de substitut à la cigarette basique. C’est un pas pour arrêter totalement un jour de façon plus facile (j’expliquerais pourquoi, rapport au taux de nicotine).

Je n’ai pas l’habitude de faire de review de produit, parce que je ne suis pas du tout spécialisée là-dedans et que tester des trucs, ça coûte des thunes que j’ai pas vraiment x) C’est surtout une opportunité pour le coup puisque c’est un produit que je vais réellement utiliser tous les jours, pas juste un gadget qui pourrira dans un coin après avoir servi pour l’article (non je ne critique personne, arrêtez !!). D’autant que si je peux partager l’expérience pour donner envie à d’autres d’arrêter de fumer par ce biais-là, ça fera moins de morts. Je suis une héroïne, ne m’acclamez pas, non vraiment !

C’est l’histoire d’une ado…

Pour bien comprendre pourquoi certains passent par les gommes à mâcher et les patchs et d’autres par l’e-cig, il faut parfois revenir aux origines et à l’histoire de la cigarette dans leurs histoires personnelles et leur façon de fumer.

Perso, ça a commencé comme pour presque tout le monde, t’es jeune, t’es con, t’es rebelle. Oui oui même moi j’ai vécu la période de merde avec l’appareil dentaire… j’ai juste eu la chance d’éviter le combo avec les lunettes (en fait j’ai arrêté de porter des lunettes pour me taper l’appareil dentaire yeah :’3). Il aura suffi d’une copine qui avait déjà tenté et d’une aprem à la maison pour que je finisse par tester. Obviously, c’était affreux. Obviously, j’ai continué :D Ça, c’était le collège (ouais trop une rebelle j’vous dis) et comme à cette époque, j’étais un peu nerveuse que ma mère l’apprenne, je ne fumais que les weekends. Mais, et si vous êtes fumeurs vous allez vous reconnaitre, une fois au lycée et à l’époque où on nous faisait pas encore trop chier pour fumer dans la cour, c’est devenu l’apocalypse. C’était tous les jours, les weekends, il n’y avait bien que lorsque j’étais chez moi que je ne fumais pas, rapport à omg-ma-mère-va-savoir. Et bien entendu elle a fini par le savoir. Faut jamais prendre ses parents pour des demeurés… Elle ne m’a même pas engueulé, faut dire que c’était trop tard, j’étais déjà accro donc plus moyen de me faire arrêter de manière facile. De toute manière, j’ai jamais eu envie d’arrêter. C’est l’ingéniosité de la perversité de la clope, vous savez que c’est mauvais, mais les conséquences réelles et qui piquent ne se font remarquer que bien trop tard pour que vous en ayez réellement conscience. Insidieux !

Comme d’habituuuuuuudeeeeeeeeeeeeeeeeeuh !

Quand vous devenez un vrai fumeur, un qui passe son dimanche à écumer la ville à la recherche d’un tabac ouvert à 18h54, viennent les habitudes. La clope du matin par exemple, celle qui peut vous retourner le bide et la tête si vous n’avez pas mangé avant (ou alors je suis la seule à subir ça o_O). La clope du café que vous ne pouvez pas oblitérer parce qu’elle est rituelle (j’aime pas le café, ça m’en fait une de moins à fumer). La clope après miam qui, selon votre argumentation de fumeur de merde, permet de mieux digérer (véridique, je l’ai déjà sorti ._.). La clope post-coïtale… Ouais bon, j’vais pas oser dire qu’elle aussi fait digérer… AHEM… Il y en a autant qu’il y a de fumeurs dans le monde. Donc, en bonne grosse égocentrique, parlons de mes rituels x)

Je m’en grille une après chaque repas ou presque, ça c’est quelque chose qui ne change pas vraiment que je sois à la maison, dehors ou en cours. Par contre je vais avoir tendance à beaucoup plus fumer si je suis en formation/boulot. Là on peut carrément faire un emploi du temps. Je mange, je sors prendre le bus la clope au bec. J’arrive à destination, j’en fume une ou deux selon le temps qui reste avant d’aller bosser. Hop pause du matin, une de plus. Midi, là j’en fume une avant de manger si j’ai le temps, ensuite une de plus juste après plus deux ou trois selon les envies et/ou le temps qu’il reste avant de repartir s’enfermer. Pause de l’après-midi, une de plus. Fin, une en attendant le bus et une autre en revenant vers la maison. Ensuite je n’ai jamais compté combien disparaissent dans le cendrier le soir à la maison. Toujours est-il que je peux cramer entre 9 et 12 clopes quand j’ai une activité pro. Alors que si je reste le cul à la maison, je passe à beaucoup moins puisque je fume quand j’en ai envie, je n’utilise donc pas mes pauses comme temps de fumette. At home, je joue, je fais des trucs, ça occupe mes mains et mon cerveau, la clope ne me tente que si j’ai un moment de mou. Comme quoi, bosser nuit à votre santé ! Il faut dire aussi que le fait de ne pas pouvoir vous pousse à avoir envie… [/paragraphe malifeestawesome]

Tout ça pour dire que les habitudes sont très mauvaises dans le sens où on s’en débarrasse très difficilement. D’où parfois, cette ombre seule dans la tombée de la nuit, un dimanche d’hiver, en quête d’un tabac ouvert pour assouvir sa pulsion, parce qu’il sait qu’il ne pourra pas supporter de se passer de sa drogue demain matin en allant au boulot… Amis fumeurs, jetez-moi la première pierre si ça ne vous est pas arrivé :’) C’est justement pour ça que, si l’envie d’arrêter n’est pas en béton armé, on retombe très vite, et aussi que la pire chose à oublier, c’est le geste. Les gommes et les patchs ouais c’est bien, ça vous bouche les trucs dans le cerveau en vous donnant votre dose de nicotine mais le petit geste de porter ses deux doigts à la bouche, oooooooooooouh qu’il est puissant ! C’est bien pour toutes ces raisons que j’ai jamais arrêté. Mes ex non fumeurs s’en sont mordus les doigts à essayer de me faire quitter ma mortelle amie. Et que du coup, la cigarette électronique est un palliatif intéressant.

L’e-cigarette, quelle gueule ça a ?

Généralement, vous avez une batterie qui permet de faire chauffer le liquide contenu dans une petite cartouche. Vous « vapotez », vous inhalez de la vapeur et non plus de la fumée.

APARTÉ : sérieux les mecs… vapoter, vapotage, vapoteur… Non, juste non, je peux pas. Le mot est juste ridicule x) Je préfère encore dire que je fume de l’électronique plutôt que ça o_o

Si vous n’aviez jamais vu la tronche que ça peut avoir, je vous poste quelques photos de celle qu’on a acheté avec le Chéri (je vous ferais un point juste après pour vous dire ce que notre pack contient).

cigarette-electronique

Elle est approximativement une fois et demi plus grande et plus large qu’une cigarette normale.

détail

Même pas peur de la pub pour le site sur lequel j'ai acheté tout ça x)

Même pas peur de la pub pour le site sur lequel j’ai acheté tout ça x)

Voilà. Ça a pas du tout la gueule d’une clope xD Pour un kit, comprenant de quoi faire deux cigarettes comme celle-là, des cartouches de rechanges, le chargeur usb/secteur et d’autres trucs, sur le site Taklope où je suis allée, vous devez compter 60€. Bref, une clope à 30€ certes mais imaginez que les fioles de liquide coûtent 5€ et équivalent à plusieurs paquets de clopes (6 ou 7 je crois). Ouais. Vous voyez l’économie là hein ? VOUS LA SENTEZ FORT O_O ?? Enfin, bref, nous voilà ergotant sur le bénéfice niveau porte-feuille alors que c’est le principal argument. Pas besoin d’en reparler si ce n’est de vous dire : faites un tour sur Internet ou dans des boutiques physiques pour savoir ce qui est le mieux et/ou le moins cher avant de vous décider.

Concernant le choix du modèle, j’aurais presque envie de vous dire que c’est selon vos envies. On a choisi celui-là parce que c’était assez joli, le système de rechargement était simple. Il faut savoir que sur certaines cigarettes, vous allez devoir nettoyer entièrement le capuchon à chaque fois que vous changez de type de liquide. Or nous, on a ce système de cartouche refermable et on peut donc en avoir 4 ou 5 avec des trucs différents dedans. On est des flemasses que voulez-vous :D Vous pouvez trouver des trucs avec des couleurs, avec un embout en forme de crâne (oui, c’est métal !!1), bref y en a pour tous. D’ailleurs le collègue qui a donné envie à Chéri de se lancer là-dedans, il a au moins deux modèles différents… Faut dire qu’avec les économies qu’on fait, on peut se permettre de faire le coquet x)

C’est beau mais comment ça marche ?

Le principe est simple, le liquide c’est principalement du propylène glycol (80% environ) et de la glycèrine végétale (20%), avec bien sur de l’arôme et de la nicotine. Faut savoir que c’est quand même assez réglementé puisqu’on a pas assez de recul. Pour ma part, je préfère acheter sur le site où je suis allée, c’est fabriqué en France, mon choix se restreint peut-être mais j’suis une flippette… Enfin broueffe. Quand vous appuyez sur le petit bouton, le liquide va être évaporé par l’atomiseur ce qui donnera la vapeur qui donne cette impression d’être en train de fumer. Limite on s’en tape de comment ça marche, du moment que ça marche hein.

Concernant les différents liquides, je l’ai déjà dit, vous avez des goûts différents (fruits, tabac de marque, ville… Oui, ville…) mais surtout un taux de nicotine variable. Ça permet de s’ajuster en fonction du nombre de cigarettes que vous fumez en temps normal et surtout de baisser le taux avec le temps. Certains personnes se serviront donc de l’e-cig pour tout arrêter plus facilement, là où d’autres continueront la « vapote » parce qu’ils aiment ça. D’ailleurs concernant la nicotine, il faut faire assez gaffe quand vous nettoyez l’engin, la substance chérie des fumeurs est assez nocive donc pas touche avec les doigts.

Bon, on rentre dans le vif du sujet ou pas ?

Ce qui vous intéresse le plus si vous êtes fumeur et que vous vous demandez si cette solution est plus facile/sympa/canard, c’est bien entendu que je vous parle des sensations qu’on a quand on utilise la chose… Alors allons-y Allonso ! J’ai commencé par utiliser le liquide goût tabac genre Malbak (oui vous pouvez trouver du Kamel Ouali aussi), parce que commencer par une saveur framboise, ça fausse le jugement.

Il faut bien comprendre qu’on ne tire pas sur une e-cig comme sur une clope normale. On doit aspirer légèrement et plus longtemps. Vous savez donc ce que j’ai fait pour ma première taffe : je me suis déchiré la gueule \o/ La même sensation que pour ma toute première clope il y a dix ans en fait :’) quels souvenirs… Le temps aidant, j’ai fini tout de même par prendre le coup. On aspire plus ou moins longtemps pour prendre ses marques quant au volume de vapeur-fumée qu’on veut recracher (ça a toute son importance n’est-il pas ;) ) et pour tout dire on se prend très très vite au jeu. Ça peut prêter à sourire quand on nous voit tous les deux en train de tenir cette chose qui a plus l’air d’un stylo que d’une clope mais ça marche !

Les maigres résultats qu’on peut déjà vous donner avec une soirée et une demi journée d’usage, c’est surtout une consommation de clopes normales réduite à zéro. Alors qu’on ne peut pas se passer de notre clope du p’tit-déj, on a pas retouché notre paquet depuis qu’on a commencé l’e-cig hier soir. L’envie ne nous est même pas venu à l’esprit. La nicotine contenu dans le liquide associée à la gestuelle comble le manque qu’on pourrait ressentir éventuellement. Je pense vous reparler de tout ça avec le temps, savoir si on a bel et bien réussi à se passer totalement du tabac (ça peut arriver qu’on retombe mais j’y crois peu), un suivi ne fait pas de mal !

L’e-cig, substitut ultime ?

LA grande question ! Je vous demandais sur Facebook de venir donner votre avis sur le forum à propos de tout ça. Tout le monde n’est pas d’accord et je vous conseille d’aller faire un tour sur le topic pour vous faire un avis partial, le mien n’étant le reflet que de ma propre expérience qui se passe jusqu’à maintenant assez bien.

De mon point de vue, j’aimerais qu’il soit le substitut ultime. Cela éviterait à beaucoup de monde de nourrir l’industrie du tabac et creuser le trou de la sécu x) Les patchs et les gumgums c’est sympa si on a la volonté d’un bloc de béton ou alors quand on a un coach qui vous lâche pas le fion… Quand l’esprit n’arrive pas à passer outre l’addiction, l’e-cig peut être un bon palliatif. D’autant que l’arguement de ouf serait : c’est meilleur pour la santé que la clope ! Stop aux valétudinaires ! Non, nous ne serons pas des vieux cacochymes !

Sur ce dernier point, vous allez peut-être mettre en évidence le dernier rapport fait à propos des dangers de l’e-liquide et de ses composants étranges. Comme je ne suis pas médecin, je laisse la parole à mon docteur préféré :

Ils en parlent mieux que moi et font un bon résumé de la situation actuelle concernant tout ce joyeux bordel. Pour ce qui est d’interdire l’e-cig dans les lieux publics, même si le coté tabagisme passif n’est pas là, je pense qu’une interdiction n’est pas une mauvaise chose en soi. Si on veut éviter aux jeunes de tomber dans l’addiction à la nicotine (c’est bien là tout le sujet, rappelons-le), mieux vaut ne pas leur mettre sous le nez trop souvent des gens qui se la pètent avec leur gadget à la mode (oui ça en deviendra un… si ce n’est pas déjà fait o_o, merci Tutur pour le lien). Certes cela ne les incitera peut-être pas à tomber dans la spirale du tabac, mais c’est un risque à prévoir. C’est chiant de devoir se geler les miches dehors pour fumer, on le sait. Mais on s’est habitué à le faire depuis des lustres, on est plus à ça près j’ai envie de dire x) De toute manière, une clope n’a d’attrait que l’addiction nicotinique, alors qu’une e-cig permet des saveurs et des design différents. Je ne dis pas qu’un non-fumeur doit s’y mettre attention ! Juste que je ne vois pas un jeune se mettre à la clope électronique et tomber dans la clope basique en perdant tout le fun au change (et l’argent aussi !!!). Et puis, si on regarde bien, cet objet n’est-il pas tout simplement l’invention de la chicha portable ? Je connais des non-fumeurs qui se plaisent à essayer la chicha sans pour autant tomber dans le tabagisme… Méditons mes amis, l’avenir nous dira tout !

Bon zou, j’vais retourner sur Cube World aider l’Homme à se débarrasser d’un goblin récalcitrant. En vous remerciant !

therockCeci est un gif offert par votre aimable hôtesse, j’ai mis 2h, mais pour The Rock, je veux bien souffrir (L)

Pourquoi sommes-nous curieux ?

16. C’est la note que j’ai eu au bac Philo, filière L. Oui, j’adore le rabâcher et me faire mousser avec une note totalement partiale qui ne tient qu’à la bienveillance d’un correcteur qui aura aimé mes tournures de phrases. Oui, ce genre de tournure super longue dont on comprend moins bien le sens au fil de son déroulement et dont on finit par se demander si la ponctuation a vraiment été inventée un jour. Rassurez-vous, je pense que vous êtes bien les rares à profiter de mes semi-paragraphes sans point ni virgule, à l’époque de mon bac, je n’exerçais pas encore mon art. 16 est donc la valeur (assez datée puisque mon diplôme remonte à 2004) de mon esprit philosophique. Je me rappelle encore le thème : doit-on tout attendre de l’État ? Dans une période où tout n’allait encore pas si mal, ou tout du moins je n’en avais strictement rien à faire, obnubilée par ce que j’allais bien pouvoir faire de mon été, le thème me parait très frais avec l’actualité aujourd’hui… Je me rappelle avoir écrit deux jolies copies doubles, en ne ressortant absolument rien du cours qu’on avait eu sur le sujet et en palabrant sur des trucs totalement à l’ouest.

Vous vous demandez à cet instant quel est le rapport entre le titre de l’article et cette introduction un peu bizarre. Il y a deux réponses. La première est la plus visible. Quand j’ai su ma note, que je me suis rappelée combien j’avais peur de m’être ratée à la sortie de l’examen, et surtout toutes les notes juste à la moyenne que j’ai eu pendant l’année, la première chose qui me soit passée dans la tête fut : « 16 ? Comment ça se fait ??! » Je n’étais pas la meilleure de ma classe, de loin, mais j’aimais beaucoup mes cours même si mon prof était une caricature vivante de sa profession. Passer 4h à discuter sur le sens du mot Liberté me paraissait ennuyeux le lundi à 8h. Mais une fois dans la salle, il avait le don de m’intéresser. La seconde raison pour laquelle je vous bassine encore et encore avec mon 16, c’est que pour moi, c’est le début de ma curiosité. Je l’étais déjà, attention, mais c’est une marque temporelle dans ma vie, un obélisque qui me rappelle pourquoi je suis en train de regarder une vidéo sur la création d’un éclair alors que rien ne m’y prédisposait les heures précédentes.

Encore une fois, le rapport entre ma note de philo au bac et un éclair n’est pas très clair. Je pense que vous comprendrez à la fin.

La curiosité est un vilain défaut.

Combien d’entre vous ont déjà entendu ou lu cette phrase au moins une fois ? Quand on est petit et que les parents parlent de sujets qui ne tiennent qu’à eux, elle revient souvent, pour éviter à l’enfant qu’il ne perçoive une dispute. Parfois c’est quand on est pris sur le fait, en train d’observer sa jolie voisine profiter du soleil d’été dans son jardin (je vous connais bien les mecs). Et puis récemment, c’est un très vilain défaut quand on permet au monde de découvrir que les États s’espionnent entre eux alors qu’ils sont alliés. Tout le monde le sait, mais gare à celui qui révèle les preuves.

C’est un défaut aussi quand on cherche absolument à savoir quelque chose dont on sait qu’il va nous blesser. Parfois on aimerait se laisser porter par la vérité telle qu’on la perçoit, pour ne pas subir les affres d’une réalité tout autre. Mais notre nature humaine nous pousse toujours à aller au-delà de l’apparente tranquillité dans laquelle nous baignons. Nous sommes donc incapables de rester sourd face à des situations qui nous martèlent que quelque chose cloche. Et quand bien même, cette chose nous est très peu supportable, malgré un autre coté de notre nature qui nous pousserait à nous en éloigner pour s’éviter la souffrance, on fonce bille en tête vers le terrain désastreux de la curiosité et par extension parfois, de l’espionnage.

Certes, il vaut mieux savoir et souffrir pour rebondir, que rester les bras ballants et souffrir tout court. Mais la curiosité dans sa forme biaisée peut s’avérer être un étrange miroir déformant. Alors que l’on pense avoir tout compris rien qu’en épiant, écoutant ou trompant la vigilance des autres, il reste des faits qui ne peuvent être expliqué que par ce que l’on en sait. La science vous prouvera ce concept mieux que moi, ce n’est pas parce qu’un fait se produit de telle manière qu’il n’existe pas des conditions ou des contextes qui permettent cet état de fait. Il en est de même pour toute chose. Vous voulez peut-être un exemple plus parlant. Vous pensez que votre femme vous trompe. Ça vous fait souffrir et vous naviguez entre deux eaux pour savoir quelle est la meilleure solution : savoir ou rester dans le déni. Un jour, la curiosité prend le dessus. Vous allez peut-être prendre le risque de la suivre ou d’épier ses conversations. Vous allez peut-être la voir en compagnie d’une homme que vous ne connaissez pas et allez en déduire des choses qui n’existent pas. Le soir, vous allez lui demander des comptes, montant sur vos grands chevaux, la molestant verbalement de ne pas être celle que vous pensiez. Or cet homme est son cousin, réapparu dans sa vie après des années. Vous voilà comme un con, traitant votre femme de volage alors qu’il n’en est rien.

C’est un exemple qui marche avec n’importe quelle forme de relation, changez le couple par « deux amies » et tromper par « parler sur le dos de l’autre » et vous obtenez un scénario similaire. La curiosité est bien fondée quand elle n’agit pas sous couvert d’une envie de trouver quelque chose de mauvais. Parce que oui, on n’épie pas sa femme ou ses copines pour se rassurer genre « aaah bah c’est bien ce que je pensais, tout se passe bien ! » , on est dans l’idée de trouver quelque chose à reprocher parce qu’on ne supporte pas l’idée d’avoir tort et surtout de ne pas savoir quand on pense que quelque chose cloche.

Ce penchant négatif de la curiosité est naturel. Il est normal de se demander si votre femme voit quelqu’un d’autre et de pousser votre investigation. Le but de l’existence humaine à la base, c’est de procréer, faire en sorte que ses gènes se perpétuent au travers des enfants. Si votre femme ou votre mari va voir ailleurs, impossible de savoir si vos enfants sont bien les vôtres ou s’il n’y en a pas d’autres ailleurs. C’est douloureusement mieux accepté qu’un homme découche pour cette même raison. Nous en revenons à nos ancêtres de la préhistoire. Un mâle ne peut accepter que sa progéniture ne soit pas de lui, la femelle aura de toute manière fait passer son génome à ses enfants, l’homme ne peut donc compter que sur la loyauté de sa femme, ou alors l’enfermer pour éviter ça. Là où une femme, si elle veut mettre toutes les chances de son coté pour avoir des enfants, doit aller coucher avec un maximum de partenaires viables pour avoir des enfants en bonne santé. Triste ? Non, humain. C’est la société actuelle et son code moral qui nous transmet comme honteux d’avoir de tels comportements. Or, nous ne serions pas 7 milliards d’être humains sur la planète, si nos aïeules n’avaient pas été un peu légères et sacrément vénales (oui oui… « tu as plus de peaux de mammouths que les autres, tu es donc fort, je te veux toi » ).

Vous pensez encore une fois que je m’égare. Mais si je peux vous expliquer maintenant le fondement de notre infidélité latente, c’est parce qu’un jour j’ai été curieuse de savoir pourquoi les mecs étaient des beaux salauds. Et, je ne sais pas comment vous prendrez l’information, si vous le saviez déjà ou pas, mais votre propre curiosité silencieuse a été assouvie. Elle fera mal parce que vous ne concevez pas que nous ne soyons que des bêtes totalement débiles, ou elle sera tout bonnement intéressante, une info de plus à ressortir un jour au détour d’une conversation (oui, faut trouver le terrain pour parler de ça, je vous l’accorde). Tout dans la vie peut mener à la curiosité. Le souci est de savoir quand le moment est le bienvenu pour la laisser s’exprimer.

Le serpent et la pomme.

J’ai beau adorer mon penchant curieux, il faut reconnaitre que depuis le début je donne le sentiment de ne parler que des cotés négatifs. Si vous prêtez attention, je suis juste neutre ;) Et cela ne va pas en s’arrangeant dans ce qui va suivre…

Puisque je me penche sur un sujet philosophique, on peut passer un peu de temps sur la religion. Je vais parler de mon cas personnel étant donné que je ne connais pas vos classifications religieuses. J’ai été élevée dans la tradition catholique, je suis même allée au fameux catéchisme, censé m’apprendre la Bible et tout ce qu’on peut y trouver de bien dedans. Je n’ai rien retenu. Je me faisais chier à mourir et depuis ma communion, je ne retourne dans les églises que pour les grandes occasions de mes proches, c’est-à-dire une fois tous les 5 ans. Depuis je me considère comme athée, me contentant d’espérer qu’après ma mort, il y aura peut-être quelque chose mais reniant le fameux vieux à barbe. Cette partie de moi étant acquise pour tout le monde, vous allez pouvoir comprendre pourquoi je me permets de parler de la curiosité au travers de la Bible et non pas des autres livres religieux comme le Coran ou la Torah puisque je n’y connais pas assez (libre à  vous d’en parler en commentaire ou sur le forum si vous avez d’autres exemples).

La première occurrence de la curiosité dans la Bible est certainement la plus connue et c’est celle qui nous intéresse. Cette nunuche d’Ève qui bouffe une pauvre pomme qu’on lui avait interdite. Et qui pour lui souffler l’idée ? Le fameux serpent. Ô vil démon ! Que nenni. L’animal ne serait pas dans cette fable une représentation du Mal mais celle de la Sagesse. Il n’est nullement l’incarnation de Satan, il est juste l’impulsion pour Ève de croquer la pomme. Cette curiosité amenée par un être extérieur est très mal récompensée. Croyez-le ou non, Dieu ne voulait pas que ces deux-là soient doués d’une quelconque forme d’intelligence. Le pommier symbolisant la connaissance du Bien et du Mal, manger un de ses fruits donne conscience à nos protagonistes qu’ils sont… nus. Oui, quand on sait le pouvoir de l’arbre et ce qui en résulte en premier… Cela remet en perspective mes cours de cathé ! Si Dieu ne veut pas que les deux deviennent intelligents, c’est pour une bonne raison : ne pas leur permettre de le remettre en question. Pour ce dernier point, c’est mon interprétation, je ne me suis pas penchée sur la question du « pourquoi il veut pas » très profondément, malgré une petite heure à me rencarder sur le sujet. Selon moi donc, Dieu ne veut que ses créatures deviennent intelligentes car cela amène à la curiosité. Et cette dernière amène souvent à « mais au fait, comment ça se fait ? » et cela ne peut exister dans une religion car on ne peut pas remettre en question l’existence même de Dieu ou de telle ou telle décision de celui-ci.

Et si, finalement, ce fameux serpent n’avait pas été notre meilleur pote dans toute cette histoire ? Partant d’un postulat où la Bible dit vrai et que les deux zozios ont vécu avec des vélociraptors (sic !), s’ils n’avaient pas mangé cette foutue pomme, nous serions tous en train de vivre dans le Jardin d’Eden, à manger de la salade en se baladant à poil sans avoir connaissance de la notion de pudeur. Autant dire que c’est pas demain la veille que ces bons vieux Amstrong et Aldrin vont poser le pied sur la Lune… Et ça serait un beau gâchis. La parabole du fruit défendu est là pour nous apprendre surtout à ne jamais défier Dieu sous couvert de « sinon ça va chauffer pour nos fesses » mais surtout pour nous dire que la curiosité pousse au vice et donc au déshonneur ou à la mortalité.

Sur ce dernier point, on peut aussi parler très vite de la fameuse femme d’un type prénommé Loth, qui se change en statue de sel pour avoir regardé derrière elle, le spectacle de la ville de Sodome, détruite par Dieu . Ou le pauvre Orphée, descendu jusque dans les Enfers chez Hadès pour aller rechercher sa défunte femme (qu’il finira par perdre définitivement en se retournant pour la regarder). C’est horrible, bonjour les anti-dépresseurs quand ce genre de chose vous arrive ! Alors la Bible (ou la mythologie) veut-elle nous dissuader d’être curieux pour les bonnes raisons ? La femme de Loth meurt d’avoir assisté à un spectacle trop effroyable, quand Orphée a tout simplement défié l’ordre du dieu des Enfers. L’une est poussée par une curiosité morbide de voir une scène effroyable, là où l’autre est curieux de savoir pourquoi il n’entend plus les pas de sa femme résonner derrière lui. Peut-on en vouloir à l’une, descendante d’Ève, d’avoir suivi les traces de son ancêtre (lol) ? Et peut-on en vouloir à l’autre de s’inquiéter pour sa chérie ?

Comme je disais plus haut, la curiosité est parfois un vilain défaut, pour soi-même ou pour les autres. Cela s’explique dans les faits et la Bible a en réalité appliqué ce principe, en produisant des histoires pour permettre de faire passer le message au plus grand nombre.

Curiosity could save your life !

Arrêtons-nous un instant. Je pense qu’il est grand temps d’arrêter de se morfondre dans cet adage du défaut. Passons au coté noble et merveilleux de cette qualité. Et puisque j’adore la paléontologie et sa proche cousine la paléoanthropologie, je vais vous resservir une dose de Cro ! Magnons-nous d’ailleurs, vous allez finir par me détester pour la longueur de mes articles…

Nos joyeux amis de l’époque Pliocène, alors qu’ils ne nous ressemblaient pas encore mais qui sont encore quelque part enfouis en nous, ont vécu des trucs de ouf. Alors que nous, on sait reconnaitre une cerise d’une baie mortelle, eux n’en avaient foutrement aucune idée. Et comment on sait nous qu’il ne faut pas manger les petites baies trop rouges pour être sympas ? Parce qu’un de nos braves aïeuls en a bouffé une et en est mort. On pourrait tous rigoler en se disant que le type était vraiment pas aidé et que, heureusement, nous, on est évolués. Mais sachez que ce pauvre mec a plus de couilles que Chuck Norris. Oui j’ose l’affirmer. Posons l’histoire de cet être pas encore tout à fait un homme : il vit avec sa petite troupe d’amis, ils s’entendent bien, survivent de cueillette et de chasse trèèèèèèès sommaire (oui les gros chats avec des canines de la taille d’un arbre, on tente pas), mais arrive un temps où il n’y a plus grand chose à becter. Et comme une famine n’arrive jamais seule, le vieillard de la bande (35 ans le mec ! arrière-papy au moins 20 fois déjà, c’est un exploit !) décède d’une inflammation dentaire. Ils sont poissards car dans ce genre de tribu, la personne la plus écoutée et la plus sage, c’est souvent le plus vieux. Parce que c’est celui qui aura vécu le plus grand nombre de truc. Il aura déjà vu que les gros chats on n’approche pas parce que ça fait bobo. Il a déjà vu que le feu, ça réchauffe mais ça pique aussi. Bref, imaginez tous les étudiants du monde entier alors qu’on supprime Wikipédia. Catastrophe.

Ne reste plus à nos courageux amis que leurs bites et leurs couteaux en os pour appréhender le monde. Et quand on ne sait plus à qui demander quand on trouve un truc nouveau, il ne reste plus que la curiosité pour tenter de savoir. Sans ça, le mec aurait peut-être pu vivre 10 jours de plus avant de finir dans le ventre d’un crocodile, mais surtout, sans ça, les autres n’auraient pas su que les petites baies rouges, on évite. Engendrant des milliers de morts par effet boule de neige. Alors je grossis le trait. Parce qu’impossible pour eux d’établir la corrélation entre le fait de manger la baie et le fait de mourir quelques heures plus tard. Ils ne peuvent pas concevoir cette idée. D’autant que la baie est juste dégueulasse à peine sur la langue, alors recrachée illico, donc sans dommage. Mais vous avez saisi l’idée principale. Cette histoire peut concerner n’importe quelle chose sur terre à l’époque. Le feu qui pique et qui réchauffe, si un con s’était pas amusé à aller voir un bout de bois cramé après un orage, on en serait absolument pas là (Bill Gates serait en train de vendre des tablettes en pierre en disant que c’est lui qui a inventé la pierre). Bref, la plus grande découverte de l’Humanité après mon talent indéniable, c’est le feu, parti de la curiosité d’un singe savant qui trouvait ça bizarre.

De là à dire que la plus grande qualité de l’Homme, c’est sa curiosité, il n’y a qu’un pas. Que je vais franchir avec grâce. Tout se rapporte à la curiosité. De ces pauvres hères qui ont tenté des trucs qui permettront des avancées technologiques énormes (oui, l’allumette envoie des hommes sur la Lune, qu’on se le dit), jusqu’à ce poisson avant eux qui a tenté une sortie extra-maritime en prenant son souffle pour aller voir si c’était sympa le continent. Je ne dis pas que cette faculté (non exclusive à l’être humain) est à l’origine de tout, mais elle est une partie essentielle de la motivation des Hommes.

La science dans sa globalité est l’incarnation de la notion de curiosité. Elle la sublime même, ayant à cœur de toujours poser un regard critique mais bienveillant sur des expériences nouvelles. Si ta curiosité te pousse à regarder les étoiles, elle devrait aussi te pousser à comprendre ce qu’est une étoile.

La curiosité pour les Nuls.

Sachant qu’étant adulte, il est difficile de se forcer à être curieux, nos choix sont arrêtés, on aime ou pas. On a beau te dire que tel truc est AWESOMESAUCE, rien à foutre, si tu sens que ça va pas te plaire, tu n’iras pas y jeter un œil, sans savoir véritablement pourquoi dans le fond. Tandis que les enfants sont à fond dans leur jeu préféré :
– « Papaaaaaaaaaaaaa, pourquoi maman elle a des seins et pas toiiiiiiiiii ?
– Euuuuuuuuuh parce que c’est une fille et moi je suis un garçon… oO
Mais pourquoi y a que les filles qui en onnnnnnnnnnnnt ?
– Bah parce que c’est comme ça.
– Oui mais pourquoiiiiiiiiiiiiiii ?
– TAGGLE VA AU LIT MORVEUX !!!11!§
 »

Pourquoi donc les gosses et nous ne sommes pas au même niveau concernant le level de curiosité ? Déjà parce qu’ils sont en plein âge pour découvrir. Les plus petits se représentent les formes, les couleurs, les sons pour la première  fois de leur existence. Imaginez-vous en plein trip acide (mais pas un bad, un de ceux où c’est l’éclate totale) et vous comprendrez. Ils kiffent leur race grave. Du coup, en grandissant, vu que personne ne leur dit vraiment que c’est mal de demander des trucs dont ils ne comprennent pas l’utilité ou autre (genre les questions à propos du sexe), ils continuent sur leur lancée. C’est ainsi que naîtront des vocations de pompiers parce que LE FEU CA BRÛÛÛÛLE YEAH ; de professeurs pour apprendre aux autres ce que eux-mêmes ont appris, ça leur donne un sentiment d’être comme « les grands » ; d’astronautes parce que ça a juste la putain de classe américano-ruskoff d’aller se péter la tronche sur Mars.

Une fois arrivés à l’adolescence, nos chères têtes blondes commencent l’âge dit « de merde« , aka l’âge du « je rejette tout parce que ça emmerde mes parents » . Mais surtout parce qu’ils veulent éviter de dire à leurs copains qu’ils adorent un truc qui n’est pas à la mode, même si ça leur paraît intéressant ou sympa. Du coup vous allez avoir deux genres de jeunes : les vrais curieux et ceux que j’appellerais affectueusement les mous du genou. Les premiers deviendront des scientifiques ou auront des centres d »intérêts variés parce qu’ils n’auront pas abandonné leurs passions pour plaire à Jessika ou Jordan. Les seconds auront cédé à l’alarme de la mode, traquant n’importe quelle personne un tant soit peu populaire pour les suivre aveuglément, se sentir vivant passant parfois par ce procédé. Vous y verrez des fans de tunning ou de gel capillaire. Mais attention, on ne peut pas leur reprocher leur manque de curiosité pour autant. Généralement leur passion dévorante leur donne envie de s’y connaitre à fond. Du coup quand vous parlez à un gars à la voiture flashy, vous vous rendrez peut-être compte qu’ils en savent un rayon sur l’ingénierie automobile ou l’électronique pour tuner leurs caisses. Du coup ils s’y connaissent à mort sur un seul truc tandis que nombreux d’entre nous vont papillonner énormément sur plusieurs sujets sans jamais les maitriser totalement à fond. Qui est le « con » de l’autre en somme ^^

Finalement.

Je ne vous abandonne pas sans vous révéler le rapport entre mon 16 et un éclair foudroyant. Tout simplement parce que je me demande depuis presque 10 ans maintenant POURQUOI 16 ? Je ne comprends pas comment j’ai pu obtenir cette note alors que je n’ai écrit que selon mon ressenti à propos du sujet. Là où j’aurais pu parler de grands auteurs et de leur vision de l’État, j’ai préféré dire que celui-ci ne peut pas nous aider dans un cas foireux au possible : sachant que l’on a le DROIT de vote mais aussi le DEVOIR civique d’aller voter, n’est-ce pas une contradiction fondamentale d’un État qui se voudrait démocratique ? J’ai dit donc qu’on ne peut pas donner la possibilité et exiger la même chose. Ajouter à ça un exemple de merde concernant un crime grave mais dont on peut condamner l’auteur, on est obligé d’outrepasser l’État pour que la Justice soit rendue. DONC non, on ne peut pas tout attendre d’un État…

J’ai eu 16 avec un contenu tellement pourri que mon prof m’aurait filé un 0 pointé avec un gros HORS SUJET en plein milieu. Il a fallu que je tombe sur quelqu’un d’un tant soit peu ouvert et qui comprenne où je voulais en venir (même si moi à l’époque j’en avais foutrement aucune idée oO). Mais du coup, je reste avec cette curiosité malsaine et qui restera inassouvie de savoir POURQUOI.

Fondamentalement, cela n’a en effet aucun rapport avec l’éclair (ou la choucroute), mais cela a déclenché quelque chose à cette époque qui a mis du temps à mûrir et à retrouver ses origines. Étant petite, je voulais être astrophysicienne. Je vous l’ai déjà dit, vu mon cursus, c’était dead dès l’entrée au lycée. Mais je n’ai jamais perdu cette amour de l’espace. Il s’est juste égaré au fil du temps. J’ai passé de longues années à tenter de m’inclure dans des groupes sociaux qui ne me convenaient pas. Et puis un jour, alors que je n’avais plus personne à suivre ou aucun groupe sur lequel me projeter, je me suis remise à penser de moi-même. Et j’ai redécouvert ma curiosité. Faut-il être seul face à soi-même pour s’ouvrir au reste du monde ? Hmm… Le fameux 16 fait écho avec mon appartement, dont j’ignore pourquoi on a réussi à le décrocher alors qu’on avait un dossier miséreux et pas les moyens à l’époque (maintenant ça va merci x)) ; cela fait écho avec les nouvelles amies que je me suis faites cette année alors que je pensais ne plus être capable de sociabilité ; cela résonne avec tout et n’importe quoi pour un peu que je m’y penche. A partir de cette note incomprise, je me mets à douter de tout ce qui me toucher de près ou de loin. Et douter finit par rimer avec curiosité. C’est ainsi que je sais pourquoi les éclairs donnent l’impression de partir de la terre alors qu’il n’en est rien. Aussi pour ça que je maitrise l’anglais comme jamais, parce qu’étant ado ça me donnait envie de gerber alors qu’apprendre par soi-même donne de l’auto-satisfaction. Il aura fallu presque 10 ans pour que je remette en question les choix de la Lyrya de 18 ans. Elle était coconne mais elle était encore la gamine de 10 ans qui tentait de comprendre pourquoi la lune était dans le ciel. Et elle l’est toujours ;)

[important]Mopral avait cru retrouver le docu dont je parlais (voir son commentaire) mais hélas, ça n’était pas le bon. Allez le regarder tout de même, c’est de la bonne quand même :3 Et puis j’ai cherché de mon coté et voilà !

Bon apparemment mon souvenir était un peu brouillé, je suis en train de le regarder et je ne retrouve pas le passage que je décris dans l’article. J’ai du faire un amalgame entre tous les docus sur le sujet que j’ai du regarder o_o Enfin, toujours est-il qu’il est vraiment pas mal, je vous le conseille :)[/important]

Essai : Les débuts

Salut les loulous ! J’ai pas chômé, franchement, je vous ai pas sorti autant de contenu depuis des années ! Cette nuit, pour les plus insomniaques d’entre vous, vous avez le droit au début d’un je-ne-sais-trop-quoi, un bout de nouvelle science-fictionnesque, libre à vous de commenter, je rappelle d’ailleurs qu’il y a une section spéciale dans le nouveau forum pour venir papoter de l’avancée du bousin, donner son avis ou théoriser à propos du futur de ce pauvre gars perdu dans l’espace :) Pour l’instant il n’y a pas de titre, je pense qu’il viendra avec le temps… Seeya !

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Pour l’inscription, cela se fait sur la page d’accueil du forum, vous créerez un compte sur mon site (attention, on pourrait croire que vous obtenez un compte WordPress mais ça n’est pas le cas) qui vous permettra de poster des messages ou des topics. J’ai réussi à faire en sorte que cela soit relativement indépendant des commentaires : vous pourrez commenter avec ou sans compte forum.

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