Des « vraies » nouvelles enfin !

On s’était tous quitté avec beaucoup de larmes et d’émotions avec, en suspension, la question fatidique : vais-je enfin avoir mon CAP Pâtisserie après la tornade dentaire qui s’était abattue « out of nowehere » lors de mon examen ? Voici la réponse :

got-itJe vous avoue que jusqu’à la dernière minute, alors que mon prof de pratique nous trollait à travers la fenêtre genre « toi tu l’aaaas, toi non, toi euuuuuuuuuuh… » (mon prof est exceptionnel en tout temps), eh ben j’y croyais pas. On nous avait fait une montagne de l’examen, genre rater mes religieuses (comme je vous l’avais expliqué tantôt), c’était un peu comme avoir parlé avec amour du retour de la monarchie à l’oral de l’ENA… Ou avoir tenté un pogo à un concert d’Amish Whinehouse (jeu de mots offert par le Mouvement Anonyme Universel Volontaire Anti-Intégriste du Soufflé). Alors quand j’ai vu mon petit nom apparaître sur ma rétine boursouflée d’émotion, j’étais extatique. J’ai humilié Hamtaro et son orchestre, mon prochain défi c’est le Mont Blanc, en slip, un 2 janvier, avec une jambe dans le plâtre. EASY. Bon j’ai pas eu une note exceptionnelle mais putain v’là mon seuil de tolérance à la douleur, j’l’ai démonté ce CAP.

[notice]ALARMMMMMMMMMMMMM !!!

Cette transition entre les deux paragraphes a été élaborée dans un environnement qui a pu / peut / va peut-être contenir des arachides.[/notice]

Je suis sûre que les 20 personnes qui liront ceci seront enchantées de voir que la pâtisserie n’a pas égratigné mon sens des phrases ultra-longues et de mes vannes totalement moisies du Sud-Ouest. Je suis surtout persuadée qu’elles seront raviiiiiiiiiiiiiies de savoir que j’ai des petites idées pour ressusciter ce blog qui n’en est plus à une décomposition avancée mais plutôt à l’os à mâcher pour chien voire terreau à ce niveau.
Hé ouais les bitches, maintenant que j’ai bien rempli mon année et que je sais toujours pas quoi faire de mon astral postérieur, j’ai eu non pas une, non pas trois, non pas douze mais bien DEUX idées pour me remettre dans le bain. Et comme nous sommes aujourd’hui à l’heure de l’Internet participatif 12.3.7.9 bêta, vous allez pouvoir ouvrir vos gueules. Attention à comment vous le faites, j’ai encore ma mallette du boulot et j’ai un rouleau à pâtisserie d’une circonférence intéressante pour qui fera le malin et il se le prendra pas dans la gueule, j’aime autant vous prévenir. Vous bénéficierez, à cet effet, de l’encadré en bas de l’article communément appelé « Laisser un commentaire » (oui je trouve ça con comme nom d’encadré moi aussi), vous aurez également la possibilité d’adresser vos plaintes sur le mur TroncheDeBouc ou si vous vous sentez l’âme aventureuse sur le Twitruc de votre chaleureuse hôte.

Quelles sont donc les deux magnifiques et somptueuses nouveautés qui prendront peut-être forme ces semaines prochaines ? Et, puisqu’on est dans les confidences, what the fuck pourquoi maintenant ?
Sur cette deuxième question (j’aime vous faire souffrir avec une attente interminable et des phrases tellement longues qu’on se demande si un jour on a déjà vu une virgule ou un point, certains piliers de bar totalement ivres se font mousser en parlant d’une vieille légende à propos d’un point-virgule, entraperçu au détour d’une page HTML, un soir d’automne alors que les étoiles vrillaient et se tordaient sous la danse des flammes d’un feu de camp à base de cognac et de corps de hippies morts), je peux répondre simplement : parce qu’on m’a clairement dit que je gâchais mon talent. Bon, que j’aime bien taper trois-quatre trucs sur mon pc à 3h du mat parce que je fais une insomnie ok, mais de là à dire que ce qui en sort à un intérêt… Disons que j’ai pris la nouvelle telle quelle hein. C’est sur cette impulsion récente que les deux idées ont commencé à germer ensemble, magnifique symbiose telle le lychen et son arbre ou la moule et sa chlamydia son rocher…

Je vous faisais part que j’avais énormément de mal à trouver l’inspiration pour écrire. Principalement parce que j’ai une vie sociale digne d’un lépreux enrhumé, que je ne pars pas en vacances, que je suis pauvre et du coup aucune inspiration extérieure, un évènement ou une bêtise à raconter. Mis à part vous dire que je passe ma vie à jouer à des jeux que tout le monde a déjà fini 30 fois (mon pc est une bouse intergalactique hein) tout en matant des vidéos sur Youtube, je n’ai aucune matière pour créer. Et puis je me suis dit, si moi je n’ai pas d’inspiration, y a certainement d’autres gens qui en ont. Mais qui veulent pas se faire chier à écrire ou qui préféreraient me voir galérer à le faire (bande de sadiques, je vous connais). Mais comment faire pour que ces cons me rendent célèbre…

INTERNET PARTICIPATIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIF !! (du subjonctif)

Je vais vous ouvrir un forum mes loulous, un p’tit coin tranquille, avec de la nouvelle moquette importée des Staïtses, certainement totalement dégueulasse et ignoble parce que je suis une bite dans ce domaine. Vous allez vous régaler à raconter de la merde sur des topics aussi ingénieux qu’inédit tels que « Mon amour pour les veaux a rendu ma femme chèvre » , « C’est pas moi, j’vous jure, je pensais qu’elle avait 80 ans » ou le best : « J’ai toujours rêvé que Lyrya nous parle des pivoines » . Vous allez vous demander pourquoi faire ça maintenant alors que vous êtes 20 à tout péter à encore venir vous salir les charentaises dans ce taudis. Bah parce que je l’ai jamais fait, que j’en ai besoin pour que vous m’insuffliez des idées de conneries à raconter et que je me dis que les commentaires des articles ne suffiront plus pour la seconde idée que j’ai en tête… AHA ! Vous vous y attendiez pas hein ! MOUAHAHAHA !! >_>

Ma seconde idée est paradoxale avec ce que j’ai du plus haut concernant mon inspiration portée disparue en 1996 et dont on a retrouvé qu’un vieux t-shirt des 2BE3. J’en ai de l’inspiration en fait ! Mais pas pour ce qui concerne des articles comme j’ai l’habitude de vous avoir pondu, la source à bêtise s’est tarie :'(
Certains ici, très peu je pense, ont lu quelque part dans les confins d’Internet, un début de texte que j’avais écrit. C’était à propos d’un mec se baladant tranquillement dans le vide de l’espace avec pour unique protection, grosso merdo, son slip, puisque son vaisseau flotte très théâtralement autour de lui format Lego après une violente désintégration.Et ce mec parlait quand même. C’est obscur je sais. Trop peut-être ok. Vous aurez l’occasion de lire ceci soit dans sa forme brute sur le futur forum pour vous faire une idée, soit dans sa version remaniée ici même sur le site. Je verrais selon mon humeur. C’était un début de nouvelle, de roman, de comédie, de road-trip sci-fi, bref un début de truc qui me plaisait particulièrement.

Voilà votre deuxième mission mes cocos. Outre le fait de me balancer des idées d’articles funs, à lire entre deux pauses Solitaire au boulot, je vais vous demander votre avis sur des textes plus poussés et plus travaillés. On est dans le sérieux, je sais, je m’étonne moi-même. Vous pourrez balancer les fautes d’orthographe, les tournures de phrases qui vous paraissent bizarres, les situations improbables, vous pourrez me pousser à aller dans telle ou telle direction au niveau de l’intrigue, me donner des idées, faire des théories fumeuses concernant ce pauvre type perdu, dire ce que vous avez aimé… Concernant ce dernier point, je ne m’attends pas à des cascades d’éloges, juste j’aime savoir ce qui plait dans ce que je peux écrire pour améliorer encore mon récit. Je scrute assez souvent L’Homme pour savoir à quoi il a ri, pourquoi il fronce les sourcils tout à coup espèce-de-vendu-à-la-solde-capitaliste-crève-charogne. Je lui demande après ce qui l’a fait rire, ce qu’il a aimé et même s’il est assez récalcitrant, il n’a pour l’instant émis aucune plainte quant à mes baffes mammaires administrées en guise de punition pour son silence.

Voilà où nous en sommes mes choupets, un forum, des articles dont vous serez le héros, des récits épiques dont vous pourrez connaitre les ficelles, le tout assez vite j’espère, je vais me mettre à la recherche du forum et surtout comment je vais intégrer ça dans le site… j’ai peur…

Des bisous sur vos petits fronts mouillés par cette chaude nuit d’été !

Lyrya en immersion : j’ai passé le CAP Pâtisserie

Voilà pourquoi vous avez tous cru que j’étais morte, partie en congé sabbatique, plongée dans un coma artificiel dans l’attente d’une greffe de cerveau, baignée dans un bain cryogénique en attendant l’arrivée des Grands Pourfendeurs du Ciel de la Nuit (GLOIRE A EUX) ou pire, que j’avais lâché l’affaire en ce qui concerne ce blog.

Je pourrais vous mentir, je pourrais vous dire que vous avez tous faux, mais il existe une petite part de réalité dans tous vos messages de haine : quand vous tenez un blog qui n’a aucune ligne éditoriale et qui permet d’écrire un peu ce qu’on veut, il arrive un jour où la motivation n’est juste plus là, j’ai plein de trucs à raconter, je passe des soirées mémorables à dire de la merde mais généralement c’est l’Heureux Élu qui y a droit. Et je vous assure que ce n’est pas une position enviable.

Même avec des centres d’intérêts nombreux et des sujets à plus savoir où les mettre, écrire prend du temps. Pour vous expliquer comment j’écris, il faut partir du moment où j’ai un éclair de génie qui me donne un sujet de ouf (oui oui la gastro vient d’un éclair de génie) et de là j’écris généralement d’une traite pendant une heure ou deux selon les distractions présentes dans la pièce (homme nu sortant de la douche, chat faisant le mignon, sortie du nouveau GoT, mouche qui vole…). Je passe outre les màj WP à faire puisque j’écris une fois tous les six mois.

Bon, ça c’est l’excuse numéro 1. Oui, j’en ai une deuxième, celle qui vient du titre. Avouez que celle-là je peux difficilement faire mieux niveau time consuming. Et puis comme on est chez moi, mettez vos tongs, branchez le ventilo et préparez-vous un bon verre de glaçons aromatisés Coca, j’vais vous raconter mon année.

Nan mais t’es sérieuse ? Un CAP Pât ?

Oui. Ma mère a eu la même réaction, les yeux exorbités en bonus. Faut avouer que ma vie professionnelle/étudiante, lui a filé des cheveux blancs. Je voulais être astrophysicienne ou paléontologue grâce aux encyclopédies jeunesses qu’elle m’offrait étant petite et voilà qu’en seconde, je passe de première de la classe en math à « Y ? Euh bah c’est l’avant-dernière lettre de l’alphabet ? » , mes espoirs et les siens sont légèrement partis en fumée du coup… Mes années lycée furent quand même les plus belles de ma vie étudiante, insouciance, légèreté, les potes, les fraiches soirées de juin… J’avoue que j’envie les lycéens parfois. J’ai surtout envié mes copines à l’époque, elles, elles savaient ce qu’elles allaient faire après le bac, l’une est avocate, l’autre prof, d’autres ont eu les couilles d’aller en prépa… Et moi, à un mois du bac, je savais toujours pas. Mes rêves étouffés en seconde n’avaient pas fait naitre d’autres vocations et je n’avais ni envie, ni passion. Alors sur le conseil d’un conseiller d’orientation, à qui j’ai fait la connerie de dire que la publicité était sympa, me voilà propulsée en BTS Communication des Entreprises, à mille lieues de ce que je pensais faire réellement, entourée de gros cons qui se pensaient supérieurs et de garces qui m’ont appris la vie à coup de « t’es qu’une merde, dégage bouffonne ! » , disons qu’à partir de ce moment-là, ça a dérapé légèrement.

J’ai fini avec une dépression en plein milieu de ma première année, mais ma mère a eu les mots qui font mal « tu m’as soulée pour faire un bac L, tu as voulu faire un BTS, tu vas me faire le plaisir de le finir ! » . Oui bon sur le coup, j’ai pas tilté que c’était pour mon bien hein, j’aurais préféré un bon « non mais arrête si ça te ruine comme ça ma chérie ! » mais avec mes 7 ans de recul maintenant, elle avait putain de raison. Ça m’a forgé un caractère, plus question qu’une petite blonde merdique vienne me marcher sur les pieds, je n’aime pas ce que je fais mais j’ai pas grand chose à perdre à continuer jusqu’au bout, j’aurais toujours un bagage, un vécu, une histoire à raconter. Voilà le pourquoi du CAP. J’ai eu une envie, la possibilité de faire une formation, il ne fallait pas passer à coté. Et même si le résultat n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais, je ressors de là avec des souvenirs et une inspiration nouvelle.

Euh… ça répond pas à ma question -.-

Je vous mets dans l’ambiance les mecs là roh >< Il y a un an et demi, j’ai eu une présence d’esprit, ça m’arrive rarement alors je l’ai écouté, elle me disait « tiens, t’aime bien faire de la pâtisserie à la maison et tu passes tes nuits blanches à mater des centaines de vidéo sur le sujet, ça te dirait pas de bosser là-dedans ? » Oui, c’est léger comme motivation mais quand on sait que j’ai passé 7 ans à chercher une once de passion dans quelque chose, ça m’a fait un choc de me rendre compte qu’il y avait effectivement un truc que j’aimais bien faire. S’en suivirent des mois à chercher un centre de formation pour adultes, aidée par nulle autre que moi-même, le Pôle Emploi étant, comme toujours, à la ramasse totale. Gloire à la Chambre des Métiers de Lille qui m’a ouvert les bras et m’a enfin permis d’aller au bout de ma présence d’esprit.

Enfin. J’avais une formation. A 200km de là où j’habitais mais qu’importe. J’ai pris l’Éphèbe et le chat sous le bras, direction Tourcoing. Je vous fais rêver là hein x) ? Passons les emmerdes pas possibles pour déménager et trouver un appart potable, sachant qu’on avait pas un sou en poche, on est des putains de héros. Passons outre ma convocation pour commencer les cours qui est arrivée un mois en retard parce que le mec qui s’en charge en avait rien à foutre. Du coup mon arrivée en plein cours de pratique fut triomphale, sans vêtements adaptés et sans aucun outil. La première journée, elle a été longue.

Heureusement, je n’étais pas la seule pomme à me présenter comme une fleur, sapée à fond pour faire bonne impression, ma tendre Cthulhu (elle se reconnaitra :3), future ivresse de mes nuits, était comme moi, perdue, à se demander pourquoi on avait pas été prévenus que le premier cours auquel on assisterait serait le plus gros, celui où tu mets les mains dans le cambouis. Les autres avaient déjà eu le temps de s’acheter l’équipement adéquate, avaient déjà eu des cours de pratique avant où ils avaient commencé en douceur, là où nous on a eu droit au toucher rectal sans vaseline.

Je dois une fière chandelle à mon co-pilote de ce jour-là, sans lui, l’Homme n’aurait jamais pu se goinfrer de tartes à mon retour à la maison. 7 heures debout, à courir comme une poule sans tête, avec un prof au charisme flamboyant qui pourrait vous électrocuter avec juste un effleurement si jamais vous vous loupez. La première journée, vous mets dans le bain et c’est à se demander « putain mais… JE FOUS QUOI LA O_O ??! »

Le pâtissier en chie, enfin surtout moi

Comme je suis toujours la poissarde exquise que vous avez toujours connu, mes outils sont arrivés un mois après, mes fringues ne sont jamais arrivées et j’ai du claquer la CB pour une tenue plus chère, deux mois après… Les premiers cours en charlotte en plastique sur les cheveux, les capotes bleues au pied et un tablier en plastique moisi furent intenses, d’autant plus que je suis passée d’une vie à rester le cul sur une chaise à être constamment debout en courant pour sortir les trucs du four à l’autre bout du labo. J’ai eu du mal à rentrer chez moi, le bus bondé avec les 5kg de matos, remonter la rue en pente alors que j’aurais préféré me laisser crever dans le caniveau plutôt que de faire 1m de plus. Je voyais tous mes collègues s’en sortir parfaitement, revenir chaque lundi encore plus enthousiastes que la semaine précédente, parler de pâtisseries faites le weekend qui ont ravi toute la famille.

Un certain malaise a grandi en moi. J’avais les idées, j’avais la motivation pour tenter des tas de trucs mais le CAP à la française et l’exigence qu’elle requiert durant son apprentissage ne vous permet ça qu’à la maison, vous laissant avec les seuls applaudissements de votre aimé que vous trouvez peu objectif une fois la peau du ventre tendue par les 25 cookies qu’il vient d’engloutir. Mais les idées se freinent vite à la taille de votre cuisine et dans ce domaine, la mienne fait la taille du four que l’on a en cours… Autrement dit, j’ai vite abandonné l’idée de m’entrainer à la maison. Tandis que sur Facebook s’étalent les merveilles de mes copines qui me font faire la moue et grandir le malaise.

Je m’étais dit que mon stage en entreprise allait me permettre de pratiquer plus et de pouvoir travailler plus vite et mieux en cours. Bah putain, si quelqu’un a eu plus tort que moi dans l’Histoire, faites-moi signe >< Mon patron est quelqu’un de super, un mec sympathique, qui n’a pas rechigné à me prendre avec lui là où je m’attendais à me battre pour trouver une place quelque part. Mais il a beau être un homme génial, j’ai eu la sensation de ne pas être à ma place. Me taper une heure de voiture à 4h30 du matin en plein hiver, pas de souci. Rester debout sans aucune pause pour mettre son cul sur une chaise, nickel. Mais éplucher des pommes pendant 2h et faire des flocons de neige en chocolat modelable pendant 5h, j’étais déçue. Déçue mais je ne me sentais pas la force de dire quoi que ce soit, j’aurais effectivement pu lui demander de me faire faire quelque chose de plus consistant mais je restais dans mon optique du « Il te jauge, quand il saura de quoi tu es capable, il te laissera faire. Regarde les copines, elles aussi en sont passées par là avant qu’on leur confie des vrais tâches » . J’ai atteint le fond du panier à salade quand je me suis rendue compte que la majeure partie de mon temps était dévolue à faire les sandwichs et les petits-fours pour la partie traiteur de sa pâtisserie. Tout en me faisant engueuler par le boulanger qui était en charge de cette partie de la production, sur des sujets fallacieux ou des trucs dont j’étais pas du tout fautive. Vous aimez les exemples alors en voici un : l’entremétier (le gars en charge des entremets, des beaux gâteaux si vous préférez) fut chargé un jour par le patron de refaire des petits fours en vitesse, le boulanger ayant déjà fini sa journée. Il s’est attelé à sa tâche, a tout rangé dans la chambre froide et on a tous fini la journée normalement. Sauf que le lendemain, le boulanger et moi on se remets à faire les fameux amuse-gueules et il ne trouve pas la salade que j’avais effectivement rangé moi-même la veille mais que l’entremétier avait utilisé juste après. Voilà donc ce brave boulanger en train de se plaindre au patron que je suis une incompétente, pas foutue de bosser correctement et que si je pouvais dégager et me faire remplacer par quelqu’un d’autre ça serait mieux (je suis à 2m, j’avoue l’honnêteté du gars pour ne pas parler sur mon dos puisqu’il me voit très bien). Le patron n’a pas le temps de répondre puisque l’entremétier arrive à ce moment-là, explique qu’il a remis la salade à tel endroit et s’excuse gentiment. Vous pensez que j’ai eu droit à des excuses moi ? LOL. Le boulanger a grogné dans sa moustache en engueulant son collègue et on s’est remis à bosser comme si de rien n’était.

Ça vous fait certainement sourire ou bailler d’ennui mais à vivre tous les jours, c’est rarement facile. Je vais même vous inclure ici que durant le début de mon stage, le boulanger et moi on était copains comme cochons et que je n’ai toujours pas compris le revirement de situation, même si un jour un autre pâtissier m’a confié : « non mais t’inquiète, il a ses jours parfois » . Merci ça me rassure. Finalement, durant mon bref séjour chez eux, j’aurais fourré des macarons avec des ganaches que l’apprenti boulanger préparait (je suis en formation pâtisserie si ça peut vous aiguiller hein…), fait des sandwich, attendu sagement que le boulanger en chef se calme un peu pour aller pleurer dans le vestiaire en faisant semblant de boire de l’eau et j’aurais eu la chance de faire une préparation à crêpes que j’ai raté à cause du stress et une préparation pour fourrer les gaufres. Je ne dois mon salut qu’à des connards qui ont fracturé ma bagnole la rendant totalement inutilisable et bonne pour la casse (non j’ai pas 1500 euros pour la réparer), m’obligeant à dire au revoir à mon entreprise (qui était à 40 bornes et à laquelle je devais pointer à 6h du mat, la SNCF est pas réveillée à cette heure).

Je vous félicite si vous avez réussi à tenir jusqu’ici ! Vous verrez, ça s’arrange après :)

Le plus dur reste à venir

Bon d’accord j’ai menti. Ça a été la merde encore après. Plus d’entreprise, pas la place à la maison pour s’entrainer, j’ai enchainé les cours de pratique à en chier comme pas permis, en regardant mes pâtisseries à la fin de la journée en me demandant par quel miracle elles avaient atterri là. Le mois de janvier a été terrible. Je revenais de stage totalement démoralisée, mon Homme ne savait plus sur quel pied danser quand je me mettais à pleurer bêtement, assise par terre appuyée contre le frigo. Tous les deux jours j’entrais en rage en affirmant haut et fort que j’arrêtais tout. Et Dieu que je le pensais. J’aurais tout fait pour que tout s’arrête, une aide divine, un mec en bagnole qui me renverse et me casse un bras, une mauvaise chute dans les escaliers me mettant la jambe dans le plâtre. TOUT. J’étais épuisée, démotivée, démoralisée et à voir mes potes être heureux d’être là, j’ai cru devenir folle.

Je n’ai pas parlé de ça à ma mère, vous aurez compris pourquoi. Je me suis donc rabattue sur mon Cher et Tendre, pensant y trouver l’écoute et la chaleur dont j’avais tant besoin. LOL. Il a eu la réaction de ma mère : finis ce que tu as commencé, un point c’est tout. Je l’aurais haï des milliers de fois pour m’avoir dit ça si je ne l’engueulais pas en hurlant : bien sur que je vais finir ! il est là le souci ! j’en ai marre, je préférerais ramasser les poubelles plutôt que de continuer, j’ai mal partout, on ne me donne aucune reconnaissance, j’existe juste pour mettre de la salade dans des pan bagna, je me hais, je hais ce que je fais, je veux arrêter ET POURTANT JE VAIS CONTINUER ! il est là mon problème, je suis tiraillée par ma propre expérience, mon propre vécu, je devrais arrêter pour ma santé mentale et pourtant ma rage va me pousser à y aller.

Conne ? Non, battante. Aujourd’hui, je sais que je ne travaillerai pas dans le milieu de la pâtisserie, c’est un métier magnifique mais trop éprouvant pour moi et je laisse mes copines de formation faire de leur passion un métier, chez qui j’irais développer mon gras ;) Petit aparté dans le récit, je suis consciente d’avoir passé un an de ma vie à faire quelque chose qui ne me servira pas à trouver un boulot, j’ai perdu un an dans le fond, mais bon sang, j’ai aimé ce que j’ai fait, j’ai aimé me battre contre moi-même, trouver les restes de ma force dans les tréfonds de mon corps pour aller plus loin. Sur le coup j’aurais préféré mourir plutôt que de remettre mes chaussures de sécurité et rentrer en labo, aujourd’hui je me dis « putain, t’as des couilles ma grande ! »

Le jour J

Le jour J. L’examen de pratique. 7h d’examen, 4 pâtisseries à préparer de A à Z, un jury qui flique tout ce que vous faites et note chacun des gestes techniques quand vous préparez votre crème anglaise. Mon examen blanc s’était bien passé, j’ai même esquissée une danse mentale à faire frémir Kamel Ouali quand je me suis rendue compte que j’étais 3ème de ma classe, je ne sais pas par quelle singularité astronomique cela a pu se produire mais je me suis sentie récompensée pour mes efforts, j’étais extatique. Mais c’était mon CAP blanc.

Il y a trois semaines j’ai passé le vrai CAP. Celui qui vous tort le ventre un peu plus, celui qui va vous permettre d’obtenir le sésame, celui qui vous fait faire pipi dans votre culotte. J’étais au max de ma préparation mentale, j’avais passé la semaine précédente à apprendre par cœur mes recettes, j’étais préparée of doom.

Vous le sentez venir hein ? Oui, vous le voyez se profiler à l’horizon, se matérialiser petit à petit sur votre écran d’ordinateur, vous le connaissez bien maintenant, il fait un peu partie de ma vie et puis La Poisse étant mon nom de scène, il était logique qu’il vienne faire coucou. Vous aurez reconnu le : MAIS !

Je ne pouvais pas passer mon examen tranquillement, de façon sereine avec toutes les chances de mon coté, vu l’année pourrie que j’ai vécu sur le plan pâtissier, c’était normal qu’il m’arrive une couille monumentale la veille :’) Et là, je dois dire que je m’attendais à tout, une petite gastro liquide, un rhume glaireux, une grève des transports en commun, une météorite impromptue. Non, j’ai fait mieux. J’ai fait plus fort, plus haut, plus glorieux, plus subtil : j’ai fait une poussée de dent de sagesse. Mais pas la petite qui se soigne à coup de doliprane, noooooooooooooooooooon, une énorme. La nuit de dimanche à lundi fut tellement horrible qu’au réveil j’ai demandé à mon Homme de m’arracher la dent avec la pince monseigneur du placard. Ce salaud n’a pas voulu, m’arguant d’aller voir un dentiste. LÂCHEUR ! TRAITRE ! J’ai donc passé ma journée de lundi à courir partout, à me faire refouler par les dentistes parce que « ça ne se fait pas comme ça madame, il faut prendre rendez-vous avec un stomatologue » et j’ai eu mon rendez-vous, qui est dans 3 jours \o/ Je me suis donc fait prescrire des dafalgan qui ne soulageaint rien et en prime tiens vous me prendrez ces antibio parce que ma ptite dame vous faites une infection là ! BAH OUI HEIN ! POURQUOI PAS ?????? Pour les ignares, sachez qu’un accouchement sans péridurale est moins douloureux. Et mon seuil de tolérance à la douleur s’arrête à un bleu sur le genou, au delà je préfère m’évanouir histoire de pas gâcher l’ambiance.

Passer un examen avec la gueule de Tic et Tac, ça le fait moyen. Ça le fait encore moins quand vous vous rendez compte que votre pharmacie ambulante comprend des médocs qui font somnoler mais que vous êtes obligé de prendre. Et puis on va vous mettre votre prof de pratique qui vous regarde avec son regard rieur comme lui seul sait faire et qui répond à votre question « c’est possible de prendre mes médocs pendant l’exam ? » par un très joli : « ooh bah oui mais moi j’aime bien les hamster :D » Mais ;_;

Et c’était parti, j’avais une vingtaine de brioches à faire, un Bavarois à la vanille-framboise, 20 religieuses à la vanille et une tarte pistache-fraise, le tout sur le thème du mariage. FACILE. EASY. TRANQUILLE MAMIE. J’aurais pu dire ça si j’avais pas eu la gueule dans le cul à cause des pilules (de la taille d’une pomme de terre, merci les fabricants de nous faciliter la vie avec les petites raies pour casser les trucs en deux QUI NE MARCHENT JAMAIS). Au lieu de ça, le peu de concentration que j’ai réussi à réunir est passée dans la rédaction de mon organigramme (plan de route pour délimiter les temps de préparation des différentes opérations dans la réalisation des pâtisseries, si vous préférez) et je suis passée en mode craquage le reste de la journée.

On vous prévient avant, même si ça parait logique, de prendre un bon petit déjeuner, parce que le temps de pause pour aller bouffer à midi n’est là que pour faire beau sur le papier, en temps réel, cette demi heure fictive revient à vous sauver les miches quand vous faites de la merde (ce ne fut pas mon cas). Mais, vous savez déjà ce qu’il va suivre parce que vous êtes attentifs. Comment voulez-vous bouffer alors que votre bouche ne peut s’ouvrir que d’un millimètre à cause de la dent de sagesse qui pousse à 90°, vous laissant à peine votre capacité à communiquer avec autrui ? Voilà voilà :D J’avais à peine un Prince de Lu avec deux gorgées de lait dans l’estomac et j’ai tenu 7h avec. Je dis R-E-S-P-E-C-T. Et, j’aurais pu chourer un truc dans ce que je préparais pour dire de tenir si c’était pas interdit, donc va te foutre toi et ton hypoglycémie \o/

La matinée, j’ai géré. Mon plan de travail était nickel, j’aurais pu manger dessus si j’avais pu. Même ma nemesis, la pâte à choux, fut une réussite totale, si on omet le dressage foireux des choux (pas de la même taille, trop petits et trop gros, du coup j’avais pas le bon compte au final). Je vous passe les détails parce que vous vous en foutez certainement de comment on fait une pâte à brioche. Mais vers midi, ça s’est emballé sévèrement. Je sais pas si c’est dû au fait que j’ai demandé à passer mes deux pauses de questions orales à la suite ou si j’ai galéré à me souvenir qu’on fait pas cuire une crème anglaise au point que ça fasse de la purée, mais toujours est-il que 2h avant la fin du temps imparti, j’étais loiiiiiiiiiiiiiiiiiiin dans l’espace-temps-interdimensionnel et les conséquences furent aussi fâcheuses que lamentables.

H-1 avant la fin. Je dois finir mon gâteau, décorer ma tarte, garnir et glacer mes choux, faire cuire mes brioches et penser à m’évanouir à un moment de libre. Disons tout fut fait sauf les choux. Je te les ai fourré façon Flash Gordon mais j’ai abandonné toute idée de mettre le fondant dessus quand j’ai remarqué qu’il restait 10 minutes et que mon gâteau n’était pas décoré. La vie vous donne des choix à faire, dans ce cas, j’encule les choux. Mais vraiment. Si un jour dans votre vie, vous avez la possibilité de glacer des éclairs ou des religieuses, vous comprendrez la merde infâme que cela peut devenir. La déco de mon gâteau me paraissait magnifaïque jusqu’à ce que, au moment où l’on nous dit que c’est terminé, un membre du jury ne fasse une remarque à sa collègue concernant mon écriture en chocolat : « Ah bah ça, en début d’année, c’est ce qu’on demande ! » Là vous êtes sûrs que c’est mort, cherchez plus, allez pleurer un coup dans les vestiaires ça vous fera du bien va !

Votre journée s’achève. Votre dent continue de se refaire l’intégrale Flashdance dans votre gencive. Vous pouvez maintenant vous préoccuper des écrits qu’il reste à faire la semaine d’après. Sur ce point précis, je ne vais pas m’étaler, c’est du technique et de l’éco d’entreprise, c’est pas le bout du monde, j’me suis merdée sur quelques questions, genre normal. Bref, si je dois m’inquiéter au niveau de mes notes c’est vraiment concernant la pratique pure et dure. Une chienlit, une journée interminable que j’aurais pu masteriser si cette putasse de dent avait décidé de faire la mariole un autre jour. Alea jacta est comme dirait ma Poulpette préférée, rendez-vous le 4 juillet pour savoir si oui ou non je mérite de me faire appeler Pâtissière.

Les grandes leçons de vie

Je vous parlais un peu plus tôt de ma très grande propension à vouloir tout arrêter du jour au lendemain alors qu’au final j’vais me casser le cul à finir, cette année est le summum de cette facette de ma personnalité. Certes j’ai laissé mon blog partir à vau-l’eau sans jamais y revenir avec la volonté ferme de continuer mes conneries. Mais comprenons-nous bien, il y a des domaines dans lequel on peut laisser tomber. Les régime par exemple, suffit de se dire que les meufs minces sont des sacs d’os et que quitte à mourir un jour, autant pas se priver de vivre bordel de merde.

Pour mon CAP, vu l’état nerveux dans lequel j’errais en début d’année, j’aurais pu arrêter sans que quiconque ne m’en tienne rigueur, si on est pas fait pour un truc et que ça prend le pas sur tout le reste sans résultat probant, ça se comprend. D’ailleurs certains ont quitté la formation en cours d’année, pour diverses raisons et jamais on est venu les faire chier pour ça. J’aimerais comprendre pourquoi j’ai persévéré dans cette voie alors que maintenant il est clair que je ne bosserai pas dans cette branche et que toutes mes compétences serviront pour engraisser mon Chouchou-Beignet (voir les potes si vraiment ils sont sages). Je ne saurais jamais je crois. Je viens de passer un CAP dont je n’ai strictement rien à faire et qui ne me servira pas dans mes recherches d’emploi, j’ai encore perdu un an de ma vie, j’aurais pu faire tellement de trucs durant ce temps !

J’aurais pu oui, mais j’aurais fait quoi au juste ? Le gros souci dans mon cas, c’est mon manque total de passion réelle qui puisse se traduire par un quelconque métier, je n’avais pas les compétences pour arriver à trouver un taf raisonnable donc je me suis lancée dans la formation pour acquérir ce vide administratif mais aujourd’hui je repars à nouveau sur ce terrain du CV qui ne mène à rien. Je vais de nouveau chercher un boulot alimentaire déprimant et passer finalement le reste de ma vie à perdre mon temps… Philosophiquement, c’est à vous donner le tournis.

Humainement par contre, je suis comblée. J’ai rencontré des filles géniales, j’adorais aller en cours parce que ça annonçait une partie de conneries pendant les leçons de bio. J’avais pas ressenti ça depuis le lycée pour tout dire. J’oublie toutes les emmerdes de l’année et mes décisions spontanées d’abandonner quand je repense au bonheur que ces connasses m’ont apporté ;) Merci les choupettes, mais j’attends toujours ma soirée aux chandelles avec ma Cthulhu et le brunch chez Azatoth x)

Dans le fond, j’suis allée au bout d’un mini-rêve, en me rendant compte sur le chemin que c’était pas fait pour moi, mais la satisfaction d’avoir été au bout rend tout ça gratifiant. J’vous conseille de faire de même, ça finira par vous faire déprimer de vous rendre compte que c’était pas ce à quoi vous espériez mais c’est une aventure qui donne des souvenirs merveilleux.

Ce racisme dont vous n’avez pas consience.

Depuis tout petit, on nous apprend la notion de racisme, de rejet de l’autre de par sa différence, on nous inculque que les Hommes sont tous égaux, dans la joie et la bonne humeur. Et vous savez quoi ? THIS IZ BULLSHIT. Déjà parce qu’en étant une femme avec des bras de moustique, il est très peu probable que je puisse exercer le métier de déménageur, ce qu’un homme peut plus facilement faire. Et je vous rappelle que la torture consistant à sortir un alien depuis votre chââÂÂtte après NEUF LONGS MOIS d’incubation ne vous arrivera certainement jamais, MESSIEURS. Lyrya – 1, égalité hommes/femmes – MES FESSES.

Ah elle est belle la parité.

On peut même aller plus loin, au risque de passer pour une raciste dégueulasse aux yeux de certains, je ne serai jamais aussi serviable qu’un japonais envers son patron par exemple. S’il me gonfle, je lui colle les prud’hommes au cul (d’ailleurs POURQUOI ON DIT PAS PRUD’FEMMES HEIN ?). Je me liquéfie comme un flocon de neige dans un réacteur d’Ariane 5 dès qu’il fait 20°, alors qu’un congolais résiste bien mieux que moi à la chaleur écrasante d’un soleil de midi. Ça vous pique bien à la moralité ? Ça vous chatouille de commenter que je suis une crotte de chien de l’Humanité qui ferait mieux de pourrir dans une vieille prison serbo-croate ? Et bien j’ai un scoop pour vous, il y a pire, vous vous ne vous en rendez même pas compte et il arrive même que vous y contribuiez. Alors c’est qui la crotte de teckel ?

Vous voyez tous ces petits gestes de la vie quotidienne que vous faites sans vous rendre compte ? Ouvrir une porte, boire un café, surfer sur le net, conduire, jouer à Pong ou passer un coup de fil sur votre smartphone… C’est banal hein ? On voit du racisme nulle part là hein ? On se demande où j’veux en venir hein ? Je vous parle de quelque chose qui touche toutes les catégories de la population, toutes les ethnies/races/peuples/trucs de la planète, sans distinction de genre, de religion, d’orientation sexuelle ou de langue. Un racisme silencieux qui ne fait de mal à personne car les victimes elles-mêmes se sont accoutumées et même se sont fondues dans la masse. Ça fait peur hein ?

Laissez-moi vous parler de moi. Si quand même. Allez, rien qu’un peu. On vient de m’offrir Orcs Must Die via Steam il y a quelques jours, rien de bien particulier si on exclut que j’ai encore passé des plombes à chercher une solution pour pouvoir l’installer puisque le support d’aide de Steam est pourri. Ahem. Je divague. Je lance le jeu cet après-midi pour tester un peu, même si je pars avec une certaine appréhension car le genre du jeu n’est pas dans mes petits papiers. Tout va bien jusqu’à ce que j’arrive dans les options. Je cherche où remapper les touches et l’horreur me tombe dessus. Il y a bien un bouton avec « commandes » écrit dessus mais alors c’est à se demander ce qu’il fout là ce truc quand on voit ce qu’il se passe quand on clique dessus. Juste un fucking .jpg d’un clavier et d’une souris avec des annotations. WHAT. THE. FUCK. IZ. GOING. ON ? Tu me sors un menu de commandes où il est impossible de remapper les touches ? MAIS GO FUCK YOURSELF MERDE SANS NOM !

Et là, dans votre tête, vous commencez sérieusement à vous demander si je ne suis pas totalement folle et que j’ai du rater quelques pilules roses. D’autres comprendront très vite. Je parle des autres victimes telles que moi. Car oui Madame, je suis une victime du racisme dont je vous parle en ce moment-même. Vous ne l’aviez pas remarqué dites-moi ? Moi qui suis blanche de peau et qui n’appartient à aucune religion, comment cela est-il possible !!?

Je suis gauchère.

Voilà mon malheur mes chers amis, j’ai le malheur d’écrire de la main gauche, la main du DIÂÂÂÂBLE. D’ordinaire, je vis ma gaucherie très bien, je ne sens jamais mise à l’écart, je ne me sens pas victime du racisme anti-gaucher dont je parle. Je m’accommode même, alors que je ne me sens pas différente des autres, il y a d’imperceptibles petites choses que je fais sans en avoir idée pour me mettre dans le moule droitier de la société. Orcs Must Die n’est que la partie émergée de l’iceberg. Et pour que certains amis gauchers comprennent de quoi je parle : j’utilise mon ordinateur avec la souris à gauche, le mappage des touches dans ce jeu est totalement incompatible avec ma manière de jouer (OUI JE SAIS IL EXISTE DES LOGICIELS TIERS POUR REMAPPER LES TOUCHES, C’EST PAS LE SUJET, MERCIIII :3). Car oui, je me fonds dans la masse mais je reste incapable d’utiliser certaines choses à droite comme certains gauchers le font pour masquer leur différence.

Vous rendez vous compte ? Masquer sa différence ? Et c’est le seul jeu, depuis aussi loin que je me souvienne, qui m’impose de jouer comme un droitier. Seriously dudes ? Alors que la majeure partie des jeux propose de remapper les touches comme on le souhaite, vous en êtes encore là ? Qu’ai-je donc du faire pour pouvoir tester une partie ? Oui. J’ai tenté de brancher ma manette PS2. Fatale erreur. En plus d’être un putain de raciste anti-gaucher, ce jeu interdit l’utilisation d’une manette autre que celle de Xbox. Heureusement que je vis dans une maison de geeks et que j’ai pu brancher leur merde de Crosoft. Malheureusement pour ce jeu, au-delà du 4ème niveau, je n’en pouvais déjà plus, le tower defense étant un genre que je n’aime pas du tout et la maniabilité est exécrable au pad… C-C-C-C-COMBO BREAKER.

Voilà. Réduite à détester un jeu parce que les développeurs sont des feignasses obèses qui n’ont pas voulu mettre un putain de menu de configuration de touches. Je les hais. C’est une goutte d’eau mais ça me montre une fois de plus, que la société écarte des gens sans que ça ne passe une seule fois pour du racisme. Bah oui, ça vous choque pas plus que ça, vous droitiers, que les touches ne soient pas configurables ! Vous vivez dans un monde fait pour les droitiers, entièrement dévoué j’irais même jusqu’à dire. Et tout est comme ça. On ne pense pas aux gauchers, les 12% de la population mondiale, qui vivent eux aussi totalement inconscient de ce rejet que la société a créé.

Un pc par exemple, la souris est à droite, normal. Sauf qu’un gaucher qui veut comprendre l’informatique sera généralement conseillé par un droitier, ET BAM, le pauvre gaucher ne comprendra jamais qu’il a la possibilité de mettre la souris à gauche pour être plus confortable. Voilà pourquoi nombre de gauchers ne comprendront pas ma haine d’Orcs Must Die, parce qu’ils ont été « normalisés » par choix ou sans le savoir. Je vais faire un rapide sondage si jamais il y a des gauchers dans la salle :

Hey, toi, le gaucher ! Tu portes la souris à gauche ou à droite ?

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Je ne peux pas prévoir le résultat du sondage, mais ce que je peux dire, c’est que j’entends souvent des gauchers me dire qu’ils utilisent la souris à droite, par commodité ou par habitude. Je trouve ça révoltant, c’est revenir au temps de nos grands-parents où l’on forçait les petits gauchers à écrire de la main droite, car la main gauche c’est la main du DIÂÂÂÂBLE. Combien de gauchers contrariés existe-t-il aujourd’hui à cause de la connerie humaine ? Et ça recommence avec le pc ! Bien que maintenant on ne fasse plus grand cas à l’école de savoir si l’on écrit de la main gauche ou de la droite, apprendre l’informatique ressasse encore les heures les plus sombres de l’Histoire des gauchers.

Vous direz que ce n’est qu’un détail de l’Histoire, mais ce racisme invisible qui ne blesse personne existe bel et bien et oblige une partie de la population à aller contre sa véritable nature pour pouvoir vivre normalement. Les ciseaux par exemple. Ah oui on fait des ciseaux pour gauchers. Merci bien. Mais en règle générale, au bureau, à l’école quand on a oublié sa trousse, on nous refile quoi ? DES PUTAINS DE CISEAUX POUR DROITIER. Et c’est pas ergonomique DU TOUT.

Un autre exemple ? Mon portable. Sous Android. Pour répondre à un appel, je dois faire glisser mon doigt de la gauche vers la droite, en l’occurrence mon pouce gauche (puisque, je le rappelle, je fais pas mal de trucs avec la main gauche hein <_<), or j’ai pas un pouce de 20 cm et il faut donc que je glisse ma main en plus de mon pouce pour pouvoir décrocher. Pas très très pratique, surtout avec la taille de mon tel >< Possesseur d’Android, essayez, vous verrez.

Voilà. Maintenant vous savez. Maintenant quand vous rencontrerez un gaucher, vous penserez à toutes ces petites choses du quotidien qu’il subit sans s’en rendre compte, qu’on le force à faire et dont il ne se doute même pas qu’il y est obligé. Et imaginez si le monde comportait 12% de droitier, imaginez-vous dans un monde fait pour les gauchers. Pas pratique hein ;)

Oh le premier à me sortir que les gauchers écrivent comme des porcs en se retournant la main, je vous conchie, on m’a tellement bien appris à écrire comme un droitier, que ma main gauche se positionne comme celle d’un droitier, en dessous de la ligne d’écriture. Quand je vous dis qu’on nous conditionne o_o

[important]Attention cet article est à but humoristique, commencez pas à flame dans les peu nombreux commentaires. En vous remerciant.

Oh pis vous avez vu cette nouvelle bannière ? :3[/important]

10 conseils pour survivre à une gastro

Ouaiiiiiiiis un article tous les 6 mois o/ Youhou sortez le champagne, Madame se sort les doigts :D (c’est d’autant plus facile avec une gastro en plus M-M-M-MAUVAISGOÛT) Bien, maintenant qu’on a tous bien hurlé qu’on en avait marre que la patronne foute rien de son temps, on va plancher, thème du jour parce que je le vis en ce moment : survivre à une gastro-entérite. En savoir plus »

Je maitrise enfin la Fimo…

Bon ok. Je maitrise UN truc. Mais c’est déjà énorme,  vous vous rendez pas compte.

Voilà quelques semaines de cela, je glandais un peu sur Twitter (oui. JE SAIS.) et un Youtuber que je « follow » (ouech t’as vu, j’connais les termes maintenant), minecraftien de son état et grand défenseur de la cause des moutons, le bien-nommé Millbee (attention, Shakespeare’s content x)), blablatait à propos d’une photo où apparaissait un mini-mouton très mignon, dont j’ai déduit la nature par de la Fimo (mais je peux me tromper). Bien, l’histoire aurait pu s’arrêter là, si je n’étais pas tombée sur un jeu flash ULTRA KAWAII OF DOOM qui m’a fait penser, non pas à Millbee, bien que je le trouve choupi-mignon, mais à mon vieux pote Grouf, lui aussi grand défenseur de la cause des ongulés. Et quelque chose a remué en moi (non, pas un xénomorphe ><).

[FLASHBACK] Pour Noël, ma liste était vide. Totalement. Chéri a pris peur, normal me direz-vous, devoir trouver soi-même l’idée cadeau pour son conjoint, ça peut finir devant un avocat (avec une lichette de mayonnaise). Du coup, j’avais eu le coup de génie de lui dire « Fimo. Plus rien dans la boite. Magasin loisirs créatifs à 100m. Toi acheter ça à moi. » et le message étant bien passé, j’avais eu une belle brochette de pains Fimo et trois-quatre babioles. Je vous passe les détails affreux, les trucs immondes que j’ai tenté de faire pendant une semaine avant de me dire que, finalement, j’étais pas douée des mains (NON, BANDE DE GROS DÉGUEULASSES !).

Et cette histoire de mouton est apparue. Du coup, mon poto Grouf recevra des petits moutons comme ceux-ci d’ici quelques jours (ok, peut-être bien quelques semaines, vu mon temps de lag >_>) :

Je suis fière. Rien à foutre si vous les trouvez moches :D J’en suis tellement fière que j’ai même dans l’idée d’en faire un Victory Monument (les amateurs de Minecraft et les gens qui connaissent le célèbre Vechs comprendront, les autres, je peux rien pour vous x)), des mini-moutons, de toutes les couleurs o_o Ah et pour vous donner une idée de la taille qu’ils font, le truc noir dans le fond de la photo, c’est le repose main de mon clavier :’)

Et puis vous savez, la vie des fois elle vous lance des parpaings dans la gueule pour vous dire que vous êtes sur la bonne voie. Dans mon cas, elle m’a fait croiser le site Tamtokki, qui vend des trucs introuvables (de la crème chantilly qui durcit à l’air… le truc qui est en rade de partout ou qui est jamais trouvable dans la bonne couleur o_o), principalement des ptites choses japonaises qu’on trouve nulle part, bref, un havre de paix pour les amateurs de kawaiitude :’) Ils viennent de se lancer donc je leur fais un petit coup de pouce (oui, ok j’avoue, on doit être 20 à tout péter à encore venir ici mais c’est déjà un début !), maintenant j’ai plus qu’à prétexter une fête moisie (*kof*14 février*kof*) et faire mes yeux de chaton en phase terminale à mon homme :’3

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