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J’ai revu un film hier qui m’a mis les larmes aux yeux tellement la nostalgie m’est revenue en pleine gueule à la manière d’un round kick de Steven Seagal. Tranquillement affalée dans mon lit, je me remémorais joyeusement les innombrables incohérences du film quand soudain une lueur jaillit en moi : faisons partager tout cet amour et cette chaleur et faisons de ce monde un monde meilleur !

Je ne sais par où commencer tant il y a à raconter là-dessus mais soit, allons-y : petit film de 1999 avec un beau budget de 20 millions de dollar, Beowulf aurait pu être un grand film. Si on omet le personnage principal. Et sa meuf. Et le type qui fait genre c’est le connard de l’histoire mais qu’en fait non c’est un mec super sympa qui en fait est amoureux et donc de par la corolaire n°754554 paragraphe 3 alinéa 46 fait de lui un super con. Et en fait on va y aller mollo sinon ça va vous gâcher le film :(

L’histoire, la vraie, celle qui pue pas des pieds

Il était une fois un petit château dans la brume danoise, avec un roi nommé Hroðgar, sa femme et ses potes, où ils passent leur temps à se tringler la viande avec de la bière et des chips en écoutant de la grosse musique de danois barbus. Sauf que ça plait pas du tout au voisin d’à coté, le pauvre Grendel, monstre à ses heures perdues, petit cousin germain d’un certain Caïn (ancien caïd mort noyé) et légèrement vexé de ne jamais être invité à sniffer des putes et violer de la coke. Imaginez donc comme ça doit le souler de ne pas s’entendre réfléchir alors qu’il entame le quatrième livre de Guerre et Paix. Les couilles bien remontées, il gambade joyeusement vers le château en pleine nuit pour aller se défouler un bon coup, histoire de reprendre son bouquin tranquillement. Une fois dans la place, alors que tout le monde dort et cuve lourdement, il trucide avec aisance une bonne partie des gens et les mange (Carrefour était fermé sur la route, du coup, pas pu faire les courses pour le ptit déj, et puis bon des œufs à la coque avec mouillettes de fémurs frais, c’est plus sain). Une fois fini, il repart chez lui, un paquet de crânes sous le coude pour le goûter. Horreur et damnation pour Hroðgar qui se réveille dans un bain de sang sans s’en être rendu compte (faut dire que la tourte de langoustine de la veille était bien bourrine et que ça a pesé sur son sommeil). Il entre dans la salle du trône et s’exclame : « Oh putain et en plus cet enculé débarrasse même pas après ! Putain vlà la vaisselle ! » tout en remerciant sa femme d’avoir eu la bonne idée d’acheter ce trône sacré chez Ikea qui lui a permis de pas se faire bouffer le cul façon sot-l’y-laisse. Histoire de ne pas perdre la face devant ses lèches-bottes, Hroðgar décide d’emmener tout le monde faire un peu de camping dans la lande danoise, prendre l’air et goûter les joies de la nature naturelle, mais officieusement pour ne pas se faire botter le cul à coups de griffes et autres trucs pointus.

Pendant ce temps, dans le pays des meubles en kit et des fringues pas chères, un jeune barbare bourru en quête d’XP apprend les tourments de notre cher Hroðgar et se dit qu’enfin il pourra trouver un monstre légendaire à poutrer et enfin pouvoir utiliser tous ses items magiques (oui sont tous pour des niveaux de plus de 50 et il en est à 49, NERF). Notre jeune héros prénommé Beowulf rameute donc sa guilde et part donc au Danemark, la fleur à la bite et son couteau. Arrivé au camping des Trois Sangliers Bleus, il prévient Hroðgar que pour ce soir faudra prévoir le barbecue parce qu’il compte bien faire du steak de Grendel et faudrait préparer la sangria aussi parce qu’il peut pas tout faire non plus. La joyeuse troupe de barbares arrive dans le château et tous s’installent pour dormir sauf Beowulf, grand intelligent parmi les barbus qui fake de dormir. Grendel à court de mouillettes pour ses œufs et qui se sent d’humeur sanguine, s’inquiète un peu de ne pas entendre le bordel habituel et pense nerveusement qu’il est arrivé un truc atroce. Histoire d’en avoir le cœur net et surtout parce que sans leur bordel il n’arrive pas à s’endormir, il gambade une nouvelle fois vers le château et une fois entré se mange le premier endormi venu. La dernière côte à peine avalée, Beowulf surgit et vient lui saquer la viande en lui faisant une superbe clé de bras, prise magistrale retenue après des heures de catch à la télé. Grendel n’en étant pas à sa première bataille se défend, notre jeune héros aussi, la bataille est épique. Les autres gogoles à moitié dans le pâté se lèvent et finissent par se dire qu’il serait de bon ton d’aller aider leur pote : et ça brandit son épée en beuglant, et ça fend l’air avec sa hache, et ça se ramasse dans sa cape, bref c’est l’anarchie totale et ça omet totalement le fait que Grendel est +40 en esquive et possède la capacité spéciale « Le métal c’est pour les faibles » qui lui permet d’être totalement insensible aux épées et autres fourchettes. Comme quoi, ramener ses potes n’est pas toujours d’une grande aide. Finalement Beowulf arrivera à arracher un bras au monstre et à lui taper dessus avec, le faisant fuir dans sa tanière où le pauvre mourra dans d’atroces souffrances.

La petite troupe repart donc au camping pour le barbecue de la victoire et entame bien le fond de sangria, ça chante des chansons paillardes, ça rote, ça pète, une bonne vieille fête de bourrins, comme on les aime. Tout le petit monde rentre tant bien que mal au château en laissant les sanitaires du camping dans un état de putréfaction avancé, tous se couchent et s’endorment comme des gros tas en cuvant bien fort. C’était sans compter la Mère de Grendel, horrifiée de voir que son fils, en crevant, en avait foutu partout sur la moquette et bien entendu triste à en pleurer quand elle se rendit compte que la moquette était vraiment irrécupérable. Folle de rage de voir que les meurtriers de son fils s’en sont mis plein la panse et n’ont cure de sa moquette, elle finit par descendre dans le château et tuer le meilleur homme du Roi. Ce dernier alerté par les cris de son fidèle ami réveille tout le monde et part en chasse de ce nouveau monstre sans nom. Les voilà tous à cheval à la limite du coma éthylique en train de poursuivre une bête difforme jusqu’à un lac froid et sans baraque à frites aux alentours. Là Beowulf reçoit une épée magique, Hrunting, par un vague pécore qui avait osé dire que le héros n’était qu’une petite bite et qui maintenant se repend. Bref, il plonge dans le lac où la mère de Grendel tente de le tuer en vain, puisque notre héros porte son armure (oui oui), mais ça ne la décontenance pas et finit par le traîner jusqu’au fond du lac dans sa caverne (Beowulf porte bien sur le fameux short hydrophobe qui lui permet de respirer sous l’eau). Dans un coin traine le corps de Grendel, ici et là quelques restes de cages thoraciques ou de cubitus rongés, un intérieur très soigné donc. La lutte s’engage donc, épique et terrible, La Mère prenant bientôt le dessus. Beowulf se rend compte que son épée ne sert à rien et qu’il s’est encore fait avoir comme un bleu, mais reste protégé par son armure anti-rouille. Oh là, que voit-il ? Une épée vorpale de 5m de long et de 400 kg forgée par les Géants ? Easy. Hop Mère tronçonnée, affaire réglée. Il remonte avec la tête du fiston en guise de trophée et c’est la fête au village, tout le monde l’acclame et une voix suave se fait entendre du fond des temps « Vous gagnez un niveau » …

Donc ça, c’était le début de la légende de Beowulf, l’histoire est tirée d’un poème anglo-saxon du VIIème siècle et elle continue un peu plus mais pour le film ils se sont inspirés de cette partie. Maintenant que vous avez les « vraies » bases, parlons du film en lui-même…

Le film, le bijou

Ça commence bien puisque c’est pas du tout la même époque… enfin si ce genre d’époque a déjà existé puisqu’on arrive dans un château qui crache des flammes. Ok. Faut voir la construction aussi, très néo-gothico-arachnido-spatiale, une sorte de soupière à Mamie qui aurait très mal vieilli et aurait pris des amphets. L’intérieur est coquet avec une humidité ambiante contrôlée grâce aux nombreuses flaques boueuses, une lumière tamisée aux lampes à pétrole et fenêtres grandes ouvertes sur la lune et une ambiance sonore très harmonieuse à base « AAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ÇA FAIT MAL, enculé ! » . Oh des mecs en armures ! Oh que tu as une grosse épée toi là dis donc ! Oh un black qui fait de la merde ! Oh une connasse pouffe qui veut à tout prix se battre avec son pôpa d’amour contre un truc on-sait-pas-c-que-c-est et qui en a marre d’être mise à l’écart quand tout le monde s’amuse. GO TO YOUR ROOM BITCH, ça c’est dit. Une esclave en jupette et bas rouges prostrée dans un coin. Un corps mutilé jeté contre un mur. Oh et son ptit frère. OMONDIEU ! Voilà le monstre… Mix entre une citrouille d’Halloween, Venom, Alien, le tout en très gluant. Et là PREMIÈRE PHRASE D’ANTHOLOGIE, attention ça vaut le détour et pour ce faire, IMAGE o/

Il ne voit pas la bête pour ceux qui aurait le cerveau mou… Je rajoute donc pour ceux-là que le Roi (oui oui c’est le Roi, comme quoi être le chef n’implique pas d’être intelligent) vient de se taper la moitié de son château comme ça… Ultra fort ce film vous disais-je ! Et donc pour continuer sur l’histoire, il finit par enlever son casque et crier à la bestiole « Viens te battre boucher ! » Ah bah oui, vu comment il défonce ses hommes façon foire à la saucisse, m’étonne pas qu’il soit boucher ce bestiau ! Mais oh quelle révélation, le monstre ne veut pas se battre contre lui ! MAIS QUE SE PASSE-T-IL ? QUE NOUS ARRIVE-T-IL ? Deux ou trois gargouillis et plan séquence suivant, le château crache des flammes et l’esclave à jupette et bas rouges saute en bas d’un mur avant de courir cul nu dans la plaine. Pour se retrouver plus loin face à des poteaux sur lesquels on s’est amusé à clouer des gens. Ambiance Staying Alive, grande époque. Sur ce, elle se fait défoncer le minoi par des grosses brutasses à moustaches qui l’emmènent dans une sorte de camping pourrave où, à mon avis, elle va pas être prise pour faire Miss T-Shirt Mouillé. ET LA, ON SENT QU’ELLE VA PRENDRE CHER !

Oui ce film est une ode au n’importe quoi, une sainte écriture d’un temps ancien où l’on pouvait faire des films de merde et s’en tirer quand même, une réminiscence d’une lueur d’espoir pour les emos… Les années 90 me manquent cruellement quelques fois :’( Bref, la bougresse où en est-elle ? Elle s’agite les seins et le reste pour tenter de s’enfuir alors que le camping se rassemble pour la séance de sushis du mois. Arrivent deux gus sur des chevaux : l’un semble être Albator (le mec, pas son cheval) et son pote a un crâne de bouquetin sur son heaume (faut dire que cette bestiole est ultra hard à tuer, faut déjà un gros niveau, alors forcément quand tu réussis à en avoir une, tu fous son crâne sur ton casque pour prouver à tout le monde que t’as l’air d’un con). Donc les mecs se ramènent alors que la bougresse est en train de se faire ligoter pour finir en tranchettes. Sur ce point, j’aimerais vous prouver que l’on est bien dans une épopée médiévale réaliste :

Bien entendu après l’avoir attachée, on lui arrache le chemisier et on laisse la culotte apparente, histoire d’être plus à l’aise une fois délestée de la moitié de son corps. Le mec au bouquetin commence un spitch, les bras croisés sur la poitrine genre investi d’une mission, il blablatte sur le fait qu’elle est rongée par le Mal et qu’ils vont la délivrer en la coupant en deux. Et les joyeux campeurs de scander « TUEZ LA BÊTE !!! » Ah les joies du camping ! Enfin tout ça, c’était sans compter le putain de campeur du dimanche qui vient toujours faire chier à un moment ou à un autre. Beowulf est dans la place et avec lui un semblant de musique à la Sergio Leone (oui oui). D’un air vide, il déclare le plus naturel du monde, à la fraiche : « Détachez-la » et le bouquetin de dire qu’elle est de l’avant-poste et que c’est cacaboudinmocheprout et que faut la tuer en gros. MAIS C’ÉTAIT SANS COMPTER LES GROSSES BURNASSES DE BEOWULF :

Il redemande donc « poliment » qu’on la détache mais tête de bouc ne veut rien savoir et lui dit en gros d’aller se faire foutre par une chèvre dans un coin reculé pour qu’ils puissent sacrifier de la pouffe tranquillement. Sergio Leone revient et il est pas content :

Et là c’est baston générale puisqu’en fait Beowulf Lambert a fini par décocher une flèche dans la tête du bourreau alors qu’il était sur le point de mettre le rasoir en mode « découpe tranches fines » . Bien entendu il défonce le cul de tout le monde grâce à ses deux arbalètes automatiques dernière génération et ses deux hachettes sur ressort. Le tout sur fond de grosse techno-trance-bordel qui fait genre « je donne du rythme à mon film qui n’en a pas » . Albator s’y met aussi et fini par se faire trainer derrière le cheval de notre cher héros à poil blanc. Celui-ci arrivant à arrêter une lance de la largeur de ma cuisse avec une seule main et à s’en servir de pole-dance pour faire des saltos arrières et retomber pile poil à coté de la donzelle et finir de poutrer du cul-terreux. Je tiens à ce moment précis du film (même pas 10 min, omondieu) à faire un gros hommage aux accessoiristes qui, avec un budget minable de 2 euros, ont réussi l’exploit de créer des armes super crédibles. Une petite pensée pour eux…

Bon, il finit par récupérer la poufiasse et partir droit vers le château. Beowulf il est comme ça, on lui dit qu’il faut pas y aller, que plein de gens super gentils et câlins sont morts là-bas, rien à foutre il y va. La fille flippe son slip et saute du cheval alors que notre héros lui parle et sautille comme une bichette vers les mecs qui voulaient lui broyer un ou deux os. Bien entendu, elle finit par se faire trancher l’oignon. Beowulf tire la gueule, tu m’étonnes, j’aurais les nerfs aussi si on me faisait le coup de se barrer alors que j’parle !

Je ne vais pas commenter tout le film de cette façon, pour plusieurs raisons : Grand I petit 1 paragraphe A, il est 3h du matin et je commence à m’endormir sur le clavier ; Grand I petit 1 paragraphe B, on va vite se faire chier comme ça ; Grand I petit 2 pas de paragraphe, faut savoir laisser du suspens quelques fois. Pas de Grand II.

Grosso merdo il se passe quoi après ? Beowulf arrive en bas du château, où tous les gueux se pressent pour voir ce qu’il veut, personne ne le croit quand il dit qu’il vient pour aider mais bon, il a une tête sympa alors il rentre quand même. On en apprend plus sur la déco du château comme avec ce magnifique haut parleur qui permet de dire que la porte est verrouillée… Pourquoi n’y avait-on pas pensé de l’époque de Charlemagne ? Les chevaliers ont des armures très classieuses, on peut y retrouver, entre autres :

Voilà voilà, le Roi rencontre Beowulf et un dialogue digne des grands arrive : « Comment as-tu réussi à passer les lignes ? » et notre beau blond peroxydé de répondre « Sur mon cheval » OMONDIEU QUELLE REPARTIE, CHRISTOPHE PRENDS-MOI O_O Brefle, le Roi accepte l’aide bienvenue de Beowulf malgré son conseiller, Roland, qui tente de lui faire comprendre que notre bourrin est pas clean (Roland d’ailleurs qui a mangé Jim Carrey, ça fait peur). Une fois installé dans la chambre du feu-gendre du Roi, Beo parle avec le neveu et assistant du maître d’armes (ça ne s’invente pas) jusqu’à que la princesse fasse son entrée. Là on apprend que son mari est bien mort, que c’était un putain d’alcoolique et que notre blond aime dire « mes condoléances » avec un sourire pervers. Tout le monde au château pense que Beowulf a été envoyé par la famille du poivrot pour se venger de sa mort mais c’est mal le connaître ! Lui il veut juste poutrer de la vilaine bêbête et sortir une DEUXIÈME PHRASE D’ANTHOLOGIE !

- Tu prétends que tu es venu ici pour combattre la bête ?
- Je ne prétends rien, c’est la vérité.
- Mais elle ne peut être tuée, ni par mon père, ni par Roland, ni par qui que ce soit.
- Je ne suis pas qui que ce soit…

CHRISTOPHE JE T’AIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIME \oO/ Ahem, scène à grosse pression sexuelle donc, comme en atteste la compression des nichons de la baronne et le sourire porcin du blondinet.

Scène suivante : Roland montre qu’il en a dans le paquet et fait sytle « petit meeting dans la cour du château pour s’entrainer à la baston, amochant la moitié des chevaliers qui n’étaient pas encore morts mâchonnés par la bête » tout en n’oubliant pas de sortir une grosse connerie : « vous dormirez quand vous serez morts » ! On s’attend quand même à un moment à ce que Roland se mette à danser dans un costume ridicule… On aperçoit sur un coin de rempart le petit Beowulf qui doit bien se gondoler la miche à les voir se manger le gnouf pour rien. PHRASE D’ANTHOLOGIE ALERTE !!! « Bat-toi bravement ou meurs salement » Beowulf, le film aux dialogues riches et intenses !

Pendant ce temps, au camping des Scouts, la nuit vient de tomber et on prend les paris sur combien vont crever durant la nuit.

Scène suivante : un mort. Le maître d’armes qui faisait sa ptite ronde alors que tout le monde est entrain de se goinfrer dans la grande salle.
Faits intéressants : on se rend compte que Roland veut le cul de la princesse (qui s’appelle Kyra en passant), enfin vu la robe qu’elle porte, la moitié du château lui veut le cul ; la Reine est morte en tombant « accidentellement » des remparts en faisant une petite balade nocturne ; Beowulf est un Rémi sans Famille ; une PHRASE D’ANTHOLOGIE : « Inutile d’être le meilleur à longueur de temps, il faut juste l’être au bon moment » ; et pour finir, une petite note Déco-Tendance !

Petite scène de merde avec Beowulf et Kyra qui finit par comprendre que NON il n’est pas venu à cause de la mort de son mec (l’est pas blonde pourtant) mais qui est surtout là pour faire genre « je suis une femme forte qui n’a pas le droit d’avoir peur, je sais me battre, je t’emmerde » . Au moment où elle se barre enfin, Roland apparaît au détour d’un écran de fumée, NOSFERATUUUUU oO « Approche pas ma meuf enculé ! J’ai pas besoin de toi pour tuer du streumon et puis tiens, BASTONNNNNNNNN ! » Oui Roland est con et se bat comme un kéké. Il se fait donc péter le fion comme une belle tanche et Beowulf d’en rajouter une couche : « Ne tente pas trop le Diable, Roland » et un Roland minable qui tire une tête genre boy-scrout pris sur le vif alors qu’il tentait un fap furtif sur la mono. A se demander si les scénaristes ont pas fumé leurs cheveux.

ATTENTION SCÈNE A CARACTÈRE NICHONS ! Le Roi dort paisiblement sur son lit quand soudain une blondasse siliconée fait son entrée ! Apparemment elle en veut à son slip en cuir et finit par lui faire sa petite affaire, alors que le pauvre bougre dort toujours en rêvant de sa défunte femme sur les remparts entrain de parler à la blondasse enceinte (omgwtf ?). Scène très bizarre et avec une seule seconde de tits, comme quoi :/ Par contre, on sent que le Roi a des choses à compenser…

C’est vrai que c’est gonflant à la fin, toutes ces femmes qui rentrent dans votre chambre et vous allègent de quelques grammes ! Faut arrêter les filles ! C’est pas très sympa quand même !

Scène suivante : on brûle dans le four crématoire (!) le corps de feu le maître d’armes mais bon on fait quand même gaffe de le mettre dans un sac mortuaire et de bien tirer la fermeture éclair (!!!!!!!!).

Scène suivante : le jeune nouveau maître d’armes s’attèle à réparer des armes pendant que son poto va chercher des lances. Par un truchement scénaristiques, c’est finalement le blackos qui s’en charge et devinez la suite ? Et ouais le black reste en vie ! INCROYABLE ! Alors qu’il revient dans la salle d’armes, son copain est entrain de se faire joyeusement sucer la moelle à travers les intestins par la grosse bêbête, du coup pour rester dans la scène bien inutile et nanarde, le black s’évanouit tel une petite biche à la vue d’un chasseur, comme une pauvre merde efféminée.
C’était sans compter Beowulf et sa petite fiole qui contient Dieu-sait-quoi (du pet sous forme liquide ?) qui réveille le pauvre gueux. Ce dernier est vachement gaillard à son réveil, il tient la forme : « Tu peux nous dire sa taille ? A quoi ressemble son armure ? Qu’est-ce qu’elle a comme protection ? Est-ce qu’elle a une carapace ? » (bah oui c’est TortankDRACAUFEU ATTAQUE !) et le black de sortir un nouvelle PHRASE D’ANTHOLOGIIIIIIIIIIIE : « Oh mon dieu elle est vilaine ! » AH BAH ÇA POUR UNE SURPRISE O_O

Enfin bref, tout le monde se décide à se bouger le cul parce que là ça craint du pain, la bête est apparue en plein jour, c’est moyen bien. On va foutre tous les malades/enfants/vieux/femmes/phacochères dans le sanctuaire fermé de l’intérieur et on va aller lui botter le cul à cette pute de bête ! Kyra fait sa pouffe et veut pas y aller, comme elle est la fifille à son papa, on la laisse rester avec les hommes virils.

Beowulf fait le tri dans son sac de rando et dégotte des jouets sympas : des poignards, des massues qui picotent, ses fameuses hachettes rétractables, deux jolies arbalètes automatiques et une épée, de loin ma préférée de par les finitions :

Voilà, une bonne centaine de personnes dans le sanctuaire et 40 chevaliers dans la cour du château à attendre de se faire botter le pancréas… On annonce que le petit Grégory est attendu caisse 3 par ses paren… Ah non les portes sont verrouillées, c’est bon… Ah tiens, ça beugle dans le haut parleur… Ah tiens, je pense que des gens sont entrain de se faire égorger… Ah tiens, j’avais raison.

Scène suivante : BASTONNNNNNNNNNN ! Aggro le mooooob O_O Mais à mains nues, parce qu’ils ont beau lui balancer de la ferraille dans la couenne, rien ne marche. Roland se fait défoncer la moelle, Kyra sert juste à montrer que ça fait très peur avec une moue horrifiée, le Roi se demande s’il aurait pas mieux fait d’aller se recoucher et Beowulf saute un peu partout en faisant des triple-axel jusqu’à ce que la bête finisse par lui détruire la moitié de la face, parce qu’il faut bien que ce brave montre qu’il est un peu humain quand même. Hop, la bête se barre et on a plus qu’à faire cuire les morts.

Scène suivante : Kyra panse les plaies de notre héros et se dit que « PUTAIN LA VACHE ÇA PISSE LE SANG Oo » Roland qu’on peut maintenant surnommer le Boiteux, attend patiemment à la porte et demande des nouvelles : il agonise et du coup Roro se repend et lui dit « merde il m’a sauvé les couilles quoi ! » puis enchaine sur une jolie déclaration d’amour à Kyra. Ah bah comme si elle était pas au courant…

Chez les boy-scouts, ça se demande si ça va bientôt se terminer cette histoire, parce que merde on se caille le gland dehors…

Hop re-scène de nichons où on apprend que la Reine s’est en fait suicidée en apprenant que son mari la trompait avec la blondasse et l’avait foutu en cloque…

Scène suivante : après l’avoir veillé toute la nuit, Kyra se rend compte que Beowulf est totalement guéri et ne garde à la limite qu’une cicatrice d’appendicite. Oh le vilain cachotier !

Vilain vilain qui s’en va faire un tour sur les remparts et retrouve le Roi en pleine méditation transcendantale et une nouvelle PHRASE D’ANTHOLOGIE par notre blondinet d’amour : « Si tu cherches l’absolution, tu fais erreur sur la personne… » Aaaaaah quel homme *_*

Notre guerrier s’en va ensuite quérir l’assistance du tout jeune maitre d’armes pour un truc, on sait pas trop, mais on s’attend à ce que ça soit bien bourrin.

Scène suivante : Jim Carrey vient tailler le bout de gras à Beowulf qui s’empiffre, ça papote blessures de guerre et Kyra revient sur le tapis : parait-il qu’elle s’était pas mariée par amour !! OMG révélation. Mariée à un sadique et un porc qui la traitait mal, très très mal selon les dires de Roland qui aurait bien kiffé son boule de lui démembrer les orteils mais qui n’en a pas eu l’occasion… Hummm qui a bien pu tuer le mari de Kyra ? Mais c’est Cluedo au pays des Vikings cette affaire ! Et bien entendu, pauvre petit Boiteux que Kyra n’aimera jamais plus que comme un frère…

Retour chez le maître d’armes qui a fini le colis spécial barbecue de bestiole qui reste mystérieux (pour dire, je suis moi-même dans le suspens puisque je ne me souviens absolument pas de ce que c’est cette merde… j’suis fatiguée moi…)

OMG révélation : qui a tué le mari de Kyra ? MAIS C’EST BIEN SUR ! C’était Kyra… Putain le truc de fouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu Oo En pleine nuit alors que son mari était bien bourré et qu’il aurait bien voulu la bourrer elle, elle s’est défendue en lui assenant une bonne vingtaine de coups de couteau, légitime défense quoi…

Et la petite gourgandine de laisser son héros à la bataille… mais sur le chemin menant à sa chambre, un bruit étrange l’intrigue… Et comme de bien entendu… elle fonce voir ce que c’est ! Ah bah ça devait être un chat, fausse alerte. Mais c’était sans compter ce joyeux drille qu’est le Roi qui lui fout la peur de sa vie en l’attendant silencieusement dans sa piaule. Il lui demande de lui pardonner sans lui dire clairement de quoi ça s’agit.

Scène de baston dans les douves/réserves d’eau du château : Beowulf est seul avec sa pine et lance des regards un peu partout alors qu’un grognement se fait entendre… Pendant ce temps, tout le monde est dans la salle à manger à faire les 100 pas, belle bande de moules. Hop ça commence à tailler dans le lard et à faire saigner les molaires, qui va l’emporter ? Beowulf Lambert ou Pumpkin Venom ? Quand on voit les saltos arrières que notre héros fait, on y croit (surtout avec les pieds dans l’eau et les fringues détrempées, easy way !). Ooooooooooh bah voilà les trucs du maître d’armes !

Et c’est pas croyable ce qu’on peut faire avec un putain de cure-dent : démembrer un monstre ! Avec un bras en moins, c’est sûr, il va en chier maintenant ! Le streumon fuit, la victoire est écrasante. Voilà notre beau héros avec son butin dans les bras qui court le montrer à tous ses amis pour fêter la libération du château ! Du coup, allez, on va l’accrocher en haut des remparts pour que tout le monde le voit bien ! Gogogo on s’ouvre la cave à vin et on se bourre la trogne !

Pendant ce temps chez les boy-scouts, grâce à leur magnifique téléscope infrarouge (allez, on est plus à une incohérence près), on se rend compte qu’ils ont réussi à tuer la grosse bêbête et du coup on fait les valises et on rentre chez Momone !

Scène suivante : Beowulf fait son baluchon garni. Kyra, qui n’en finit plus de rentrer chez les gens sans frapper, arrive avec l’œil baveux et le cuisseau tendre. Elle fait genre je-suis-triste-que-maintenant-tu-partes et tente l’impossible pour le faire rester :

- Alors tu t’en iras sans connaître mon plus grand secret…
- Y en a encore un ?
- Et plus important…
- Et qui est ?
- Mes sentiments…
*petite musique glamour, enfin ouais je sais pas déterminer*
*tête déconfite de Beowulf alors que jusque là il avait l’œil pervers*

Ça fait toujours plaisir à l’ego x) Enfin, vous connaissez Beowulf, il s’en tire avec une palabre sur le fait que personne ne doit l’aimer gnagnagna et il l’emballe vite fait bien fait.

Dans la salle de banquet, tout le monde est dans la place, à fumer des cigarillos, à boire dans des bouteilles en verre (ouais mais à même le goulot, faudrait pas salir les gobelets) et le Roi semble partir en bad trip au fur et à mesure de la soirée. Roland finit par sortir admirer le bras qui pend dans les airs tel un pompom sur un manège. Et HAN PUTAIN COMMENT T’ES BONNE MADAME ! Le retour de la Blondasse ! Qui vient lui trifouiller les bourses. D’abord méfiant, le Boiteux finit vite par se laisser aller, d’autant que Miss Gros Seins lui dit que Kyra n’est qu’une connasse qui sait pas ce qu’elle perd, si ça flatte pas dans le sens du poil ça !

Hop retour chez Beowulf et sa bitch, oh tiens ça a du faire du porn hard core dans les chaumières, Kyra porte une couverture !!!!! Et COMME DE BIEN ENTENDU, on a rien vu. La petite fourbette tente de lui soutirer les vers du nez et comprendre qui il est réellement. Et voici l’histoire telle que Beowulf la raconta :

La famille de ma mère tenait un avant-poste comme celui-ci. Une nuit alors qu’elle était jeune, elle vit une lumière. Une belle lumière argentée qui l’appelait par son nom. Elle fut attirée, elle la suivit dans une grotte sur la montagne qui n’avait jamais existé jusque là. A l’intérieur de la grotte, il l’attendait. Toutes les nuits pendant 3 mois, elle alla le retrouver. Puis la dernière nuit du troisième mois, il lui annonça qu’elle était enceinte et qu’elle devait appeler son enfant Beowulf. Ma mère mourut sans le savoir mais nos sages n’avaient aucun doute, ils disaient que mon père s’appelait Ba’al, Dieu des Ténébres, Seigneur des Mensonges. La seule chose qui puisse m’empêcher de devenir le Mal, c’est de combattre le Mal.

Magnifique interruption ensuite puisqu’il entend des trucs bizarres dans un coin de son oreille interne, apparemment y a un truc bien plus méchant qui grouille dans le château… Kyra y va de son fameux : « Laisse-moi venir avec toi ! » et de se faire refouler les fesses.

Tiens un truc vient de me frapper l’esprit, genre grosse commotion cérébrale : en fait c’est pas un katana qu’il a dans le dos tout le long du film…

C’ÉTAIT DONC ÇA Oo !

Bref, passons le fait que le bras qui pendouillait gentiment sans faire de mal à personne a disparu, que tout le monde est mort dans la salle de banquet (à l’exception du Roi qui était parti en reconnaissance pour chercher sa fille), et que Roland sait voler. Enfin atterrir lourdement sur une table la tronche ensanglantée. Comme quoi se faire pomper la nouille un soir de victoire ne signifie pas toujours qu’on va passer une excellente nuit.

Le Roi et sa fille contemplent l’ampleur du désastre quand Blondasse fait son show : elle apprend à Kyra que son père était un gros infidèle des Carpates et qu’il lui a bien tritouillé les mandibules il fut un temps. Elle apprend aussi du coup que sa mère s’est suicidée par désespoir. Le Roi tente l’insulte à base de pute mais hop répartie niveau 2 pour Blondasse qui balance l’énormité : « Tes mots sont durs pour la mère de ton enfant ! Celui que tu nommes la Bête… C’est ton fils Grendel » BLAM prends-ça dans ta face vieux crouton ! Ce dernier, naïf, pense que Blondasse fait tout ça pour « un amour bafoué » mais que nenni, il semblerait qu’ils aient construit l’avant-poste sur les terres de Blondasse et ça lui a foutu un peu les nerfs… du coup hop jte fais un gosse monstrueux dans le dos pour te tuer tout le monde et récupérer mon potager.

Trop de révélations, j’en suis choquée à outrance. Aaaah Bêbête arrive et calme le vieux d’une clé de bras restant. Et claque la fille avec histoire que tout le monde reste en paix. Hop petit salto avant de Beowulf qui arrive dans la conversation tel un joli poil de jambe sur une bande de cire froide. Et que ça te tue la bestiole d’un coup d’épée dans le trognon de bras manquant. Bien sur, ça plait pas à Môman qui s’énerve un chouïa… Elle tente un discours mielleux pour appâter Beowulf et le ranger dans son camp, elle tente même le tritouillage de nouille mais rien n’y fait, le blondinet reste sur ses positions. Spa grave, pendant qu’elle lui parle avec une voix de téléphone rose, son fils se décompose dans une sorte de fluide rouge très gluant et fait à la palette graphique Lidl… Et que ça finit par lui entortiller les gambettes et révéler sa véritable forme… je dirais un poulpe qui aurait fait des trucs pas net avec une chauve-souris… je vous laisse juges :

Voilà, baston, triple salto arrière, menaces de mort douloureuse… Il arrive à lui entailler le cou et remarque que son sang, giclant sur une lampe à pétrole, prend feu… Hummm intéressant ! Kyra remet une couche de « je sais à rien et j’vais vraiment me prendre une claque dans la gueule si je continue » . Au terme d’un combat titanesque qui doit durer AU MOINS 2 minutes, alors que Beowulf est à moitié entrain de crever, il réussit un exploit : récupérer son katana-vélo-fer-à-friser qui avait chu lamentablement avec le bout de sa botte ! Et hop je te tranche la gorge de la poufiasse décolorée et hop je défonce une lampe à pétrole du mur ce qui a pour effet de produire un jet de flammes. Et là, il faut une image, parce qu’on se rend pas bien compte à quel point les flammes c’est fourbe !

Et vas-y que ça te fait exploser le chauve-poulpe ! OH YEAH ON A GAGNÉ ! Ah, on me dit dans l’oreillette qu’il se pourrait qu’on ait un ptit problème, trois fois rien… Le château est entrain de brûler et Kyra, telle une bonne petite connasse, semble avoir avalé un suppositoire usagé, dur de la faire bouger de là… Le bâtiment finit par exploser d’un peu partout avec des effets spéciaux indignes que je ne peux décemment pas vous montrer tant ils font pleurer les yeux… Bien sur, in extremis, Beowulf et sa gourdiche s’enfuient, lui sur son beau cheval noir et elle sur un blanc, comme c’est beau, on dirait du Verlaine :’)

Petit moment émotion, les dernières paroles du scénario… Obligée de vous retranscrire pour vous dépeindre la tristesse et le désarroi :

- J’ai perdu tous ceux que j’aimais en ce lieu… Ma vie était là-dedans…
- Où est-ce que tu vas aller ?
- Où tu iras… (mon pays sera toi /o/ qu’importe la place et qu’importe l’endroit \o\)
- Moi j’sais pas encore où j’vais aller… Ni c’que j’trouverais en y arrivant… Si je reste avec toi, les Ténébres risquent de me poursuivre et je ne pourrais pas te protéger…
- Je te montrerais ! Si tu te laisses faire…
- Ca peut être dangereux de rester avec moi…
- Je te jure qu’à mes yeux le seul endroit où je serais en sécurité, ce sera à tes cotés.
- Je ne puis t’offrir aucune garantie. *rire de gros malade mental que seul Christophe Lambert peut faire*
- Je prends le risque !
*et ça rigole comme deux couillons et ça chevauche vers quelque part*

Oh mon dieu, le film est fini :’( Mais avant de se quitter, quelques précisions croustillantes et encore plus inutiles qu’un fil dentaire à une limace! Le film a été tourné en Roumanie, ce qui explique bien des choses, il a été nominé au prix de la meilleure photographie, meilleure direction artistique et meilleurs effets spéciaux (omg) lors des DVD Exclusive Awards en 2001 (ah bah ça explique tout…), il est sorti directement en vidéo aux Etats-Unis et on peut aller s’en repayer une tranche sur Nanarland ;)

Sur ce, je pense aller m’arracher les yeux, les mettre dans un verre d’eau citronnée et me coucher telle une grosse mouette o/

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Maintenant que vous savez que je ne bite pas un mot en anglais, je peux m’enfoncer encore plus dans l’immondicité de l’horreur et faire un joli article « SPÉCIAL BOUFFE AAAAAAAAH MANGGGGEEEEEEEEEERRRRRRRRRRRRRRRRR » avec des images spectaculaires prises avec mon portable vu que même mon APN ne veut plus de moi. Étant donné que je viens d’avoir mon permis (au cas où vous ne sauriez pas encore :3), j’ai du me plier à ma promesse : faire des muffins pour les potes de formation (oui je suis en formation création entreprise, mais j’y reviendrais une autre fois bien plus en détails ^^ ). Du coup, dimanche, à 19h en plein cagnard, je me suis dit qu’il fallait peut-être que je me bouge le fion. Heureusement que je me suis dit ça, puisque j’ai fini à minuit :’) Enfin, je vois bien que vous n’en avez rien à faper de ce que je peux bien raconter, tout ce que vous voulez, c’est vos muffins… BIEN J’AI COMPRIS !!!!

Quoi qu’on met dedans ?

Pour une quinzaine de muffins, il va falloir sortir vos culs dehors et perdre 5 kilos à suer au soleil (le mieux étant de faire ça un samedi au Carrouf du coin, quand y a plein de monde <3). Dans votre petit sac à roulettes (vous vous rendez pas compte, ça fait mamie-qui-prend-des-plombes-et-qui-soule-à-la-caisse mais comment c’est PUTAIN D’HELPFUL CETTE MERDE O_O), vous allez mettre :

  • 300 g de farine (alors non, vous n’ouvrez pas le sachet dans le magasin et non, vous ne versez pas 300 g dans votre sac, en plus vous auriez l’air con si en rentrant vous vous rendiez compte que, non, vous n’avez pas le compas dans l’œil et que, oui, vous vous êtes fait chier pour rien puisque vous n’avez que 218 g…)
  • 150 g de sucre en poudre (tout pareil que la farine, hein… non mais on sait jamais, y en a toujours un qui prend des notes et qui écoute avec un quart d’oreille, c’est chiant et ça ralentit le groupe alors on active au fond)
  • 16 cuillères à soupe de lait (oui alors je sais que c’est ultra relou à compter, surtout quand vous avez un connard qui fait genre de compter à rebours ou en décalage à coté, mais disons que la recette que j’ai suivi ils disent 8 mais c’est pas assez je trouve, là avec 16 c’est bien, la pâte est comme il faut)
  • 2 œufs (de poule bien sûr, on fait pas son mariole à prendre des fœtus de caille hein)
  • 1 sachet de levure chimique (non, on ne met pas de bière à la place, je suis même pas sûre que ça soit bon. Vomitif certes, mais dégueulasse)
  • 100 g de beurre (prenez du doux, oubliez le salé ou demi-sel qui sont ultras bons sur une petite tranche de pain grillé mais qui sont bof bof dans des muffins)
  • 200 g de chocolat dessert (c’est des plaquettes facilement reconnaissables puisque OMG dessus c’est marqué « Chocolat dessert.. idéal pour réussir tous vos desserts » , on peut pas faire plus con)
  • 2 petites pincées de sel (« MAIS MERDE TU NOUS FAIS CHIER POUR PAS PRENDRE DU BEURRE DEMI-SEL ET EN FAIT IL FAUT DU SEL O_O » oui mais nan, entre une pincée et ce qu’il peut y avoir dans 100 g de beurre…)
  • des moules à muffins (« Han nan c’est vraiiiiiiiiiii !? J’allais prendre des moules à gauffres -_- » oh toi, ta gueule)

Quoi qu’on fait maintenant ?

Allez, on prend bien ses notes et on se décolle une rétine sur de magnifiques photos floues et pixelisées à mort (L)

La préparation liquide : on prend un petit bol, propre de préférence, on y met les 100 g de beurre qu’on fait vendre discretos au micro-ondes (mais pas trop, sinon ça cuit et c’est immonde). Ensuite on s’arme d’une magnifique cuillère de l’armée et on compte : 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 – 10 – 11 – 12 – 13 – 14 – 15 – 16. Et voilà nos 16 cuillères de lait qu’on verse sur le beurre (qu’on vient de fondre je vous le rappelle, j’dis ça pour les deux alzheimer du fond là). ET MAINTENANT ATTENTIONNNNNN : L’ENTOURLOUPE DE L’ŒUF BULGARE ! Vous prenez un deuxième bol sur le bord duquel vous fracassez la gueule des deux œufs, vous versez le contenu (le jaune et le blanc quoi) DANS le bol sans mettre de morceaux de coquille (un muffin qui craque sous la dent n’est pas un bon muffin). Ensuite on s’arme d’un fouet (non pas celui-là) et on toutouille jusqu’à que ça fasse moins glaireux. Dernière manip pour la préparation liquide : on verse les œufs sur le beurre et le lait et on toutouille encore le tout. Hop voilà, ça, c’est fait.

La préparation pas liquide : bon là, je pense que la photo magnifiquement dégoulinante de pixels et de flou artistique parle d’elle-même mais pour les gros manchots, on va quand même expliquer. On prend un saladier (le truc qui est plus grand qu’un bol) et en vrac on balance la farine, le sucre, la levure et une pitchenette de sel. TADA ! On prend une cuillère ou un fouet et on toutouille pour que ça se mélange un peu et que les atomes se frottent (mmmmmmmmmmmmh se frrrrrrrrrrrotter…)

Comment qu’on mélange les deux préparations : on fait couler lentement la préparation liquide sur la préparation pas liquide, tout doucement, petit à petit, gentiment, sans forcer. On les fouette bien fort pour que la pâte devienne lisse et sans grumeaux. On peut y mettre un petit doigt délicat pour goûter, c’est sans danger mais attention, faut se laver le doigt après parce que sinon c’est sale.

Et ensuite ? Ensuite, on s’arme d’un très gros courage et d’un couteau de boucher pour couper les 200 g de chocolat (ou alors on est une énorme feignasse de merde et on a acheté des pépites de chocolat déjà toutes faites mais ça gâche le plaisir de tomber sur un EPIC morceau de chocolat de 3 kg dans un muffin). Pendant qu’on se fait chier à couper du bois, on met le four à préchauffer à 200° (sur la recette normale, ils disent de préchauffer au tout début mais sérieusement, le temps de couper le chocolat c’est bon, d’autant qu’il faut remplir les muffins après :’3)

Comment qu’on met la pâte dans les moules : on va chercher deux petites cuillères dans le tiroir et on prend une grosse cuillerée de pâte qu’on va mettre dans le moule, la seconde cuillère aidant à racler la première, on remplit aux 3/4 le moule. J’ai déjà tenté le coup d’en foutre jusqu’en haut (faut pas me prendre pour la dernière des poules) et ça rend pas super grave bien :/ Mais comme je vois que vous attendez avec impatience la prochaine image, la voici !

Enfournage : alors pour la cuisson, normalement c’est à 200° si vous avez bien suivi et faut laisser 18 min… mais en fait vous verrez, ça prend 10 à 12 min en fait, suffit de regarder de temps en temps et ça se voit que c’est cuit : ÇA A TROP LA GUEULE D’UNE P*TE AGUICHEUSE QUI SE DANDINE SUR UNE B*TE GÉANTE (fallait mon quota insulte, désolée j’l'ai calé là), bref ça donne envie de leur arracher la tête avec les dents :3 Donc bon, là vous êtes grands (sinon demande la permission à ta maman pour utiliser le four ! attention ça pique !) et comme on est pas con du bulbe, on maximise les moules et les fournées, quand on fait cuire, on remplit les moules pour la prochaine.

Bon et maintenant quoi qu’on fait madame ? On va jouer au petit bricoleur du dimanche et on va  faire le glaçage au sucre glace. J’ai pas mis les ingrédients parce que bon, c’est très chiant à faire et vous en avez certainement rien à faper. Allez zou, jouage !

On a besoin de quoi ? Du sucre glace, des colorants alimentaires (on en trouve à Carrouf sans problème, trois couleurs : rouge, jaune et bleu), des tasses pour les différentes couleurs, un peu d’eau (on dit aussi de mettre la moitié d’un blanc d’oeuf pour 100 g de sucre glace mais c’est relou quoi). Alors là sérieusement, j’ai pas de dosage, c’est à la louchette x) Je mets l’équivalent d’une grosse cuillère à soupe de sucre dans une tasse, j’ajoute quelques gouttes d’eau et je toutouille pour obtenir une pâte lisse mais pas trop. J’ajoute ensuite le colorant (sur le paquet il y a même le nombre de gouttes qu’il faut pour faire telle ou telle couleur, si c’est pas un truc de feignasse ça), si je vois que mon glaçage coule un peu trop, je rajoute du sucre. Il faut que ça soit assez consistant pour que ça ne dégouline pas sur le muffin et que ça fasse pas dégueu et moche (ce qui est généralement le cas :D ). Ensuite, c’est à vous de jouer, c’est la folie du monde, c’est Picasso dans ta maison, on peut tout faire (ou presque, le muffin, par exemple, est une quiche à Wii Sport, je sais pas, il bouge pas assez j’pense). Bien sur on est pas à la fête à neuneu et on attend que les muffins soient moins chauds, parce qu’à la sortie du four : de 1) ça crame ta main et de 2) le glaçage sur du chaud il fait pas le malin.

Appréciez maintenant mes magnifiques oeuvres geekesques sur muffins, c’est laid, c’est concept, c’est de l’art Darling, tu peux pas comprendre.

Sur ces magnifiques images pleines de douceur, de chocolat, du sucre et de couleurs (certes, c’est très laid), je m’en vais rejoindre mon lit telle une douce colombe qui n’aurait pas dormi la nuit dernière et qui aurait des yeux aussi gros que son cul. Bon appétit les loulous et à plus sous le phallus o/ (omg il est vraiment temps que j’aille me coucher o_o)

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Je sais pas ce que j’ai aujourd’hui mais après ma séance de roulades sur mamie en voiture et après avoir ENFIN décroché un ptit boulot (qui paiera le loyer :’) j’en pleure c’est trop beau), j’ai passé mon temps entre le site de la NASA et BOINC. Alors non je ne parle pas une langue morte (j’suis pas nécrophile, merci), je parle d’espace et d’utilité publique.

Alors commençons par les trucs marrants qui servent à rien, histoire de finir sur une touche de sérieurisme. La NASA en ce moment, ils sont en foufelle parce qu’après avoir décidé de mettre dans un musée les navettes Endeavour et Discovery pour les remplacer par des trucs de ouf flambants neufs qui font des pizzas et reprisent les chaussettes, ils font des sites à la con pour fêter le truc. Enfin fêter les dernières missions que vont effectuer les vieilles guimbardes. D’un naturel curieux, je clique et je tombe déjà sur ça :

« OMG CAY GENIAL O_O » fut ma première réaction et effectivement dans l’idée ça poutre. Ma tête dans une navette spatiale qui décolle (je ne fume pas du papier peint, c’est l’animation qu’il y a après avoir chargé sa photo xD), c’est quand même une certaine idée de la classe. Voilà, en septembre prochain, quand la navette décollera pour sa dernière mission (un instant pour elle s’il vous plait… merci), elle aura à son bord ma tête et celles de plein d’autres personnes qui ont envie d’avoir un bout d’eux dans les étoiles… Comme c’est beau :’)

Pour le prochain truc de oufzorboulz, la NASA a sans doute engagé des gens sensiblement éméchés parce que je suis restée un bon 5min à me marrer toute seule devant l’écran : tu up une photo de ta tête, tu choisis un fond genre Mars et c’est parti mon kiki (perso j’ai tiré ma larme avec la Lune, avec le petit 4×4 de l’espace bizarre, omg :’))

Voilà pour la partie poilade du jour, parlons science et astronomie toujours mais attention soyons sérieux (sisi JeanJean, des fois il faut !)

De quoi qu’elle va parler la madame ? C’est qu’elle ferait presque peur à dire qu’elle va être sérieuse Oo Oui mais vous me connaissez, même si c’est sérieux, c’est toujours écrit avec les pieds alors ça compense :p Alors vous ne le savez peut-être pas mais j’ai réussi à me dégoter un joli pc tout neuf et qui ne rame plus \Oo/ (allez voir la toute nouvelle page About que j’ai faite avec amour, je vous ai mis ses mensurations :3)Vous pensez bien que c’est la fête du soutif, la bringue du slip et tout ce qui s’en suit :D Mais, car oui le mais arrive toujours, sur son cheval blanc, auréolé de son impudente gêne.

Voilà, mon pc étant quand même largement plus performant que mon ancien portable tout miteux, j’ai pas l’habitude. Je suis sous Firefox, parfois j’écoute de la musique, une petite série de temps à autre, un jeu quand j’ai le courage et le temps, bref le pc il s’emmerde et il tourne pas à 100%. Alors pour pas le voir dans 2 ans mourir entre mes mains parce que j’aurais lancé Bioshock (bah oui, à s’habituer à tourner lentement, il va pas aimer), je me suis dit « hmm que faire pour qu’il s’amuse tout son soul ?« . Bah aidons la recherche pardi !

Alors voilà le topo. Boinc est un logiciel libre de calcul bénévole, en gros il se sert de mon pc et de ses entrailles pour calculer. « Bah pourquoi ? Il calcule quoi ton truc ? » Alors si j’ai tout bien suivi et que je suis pas trop quiche, la puissance de mon pc est utilisée pour des recherches scientifiques (genre l’espace, la médecine, la météorologie…) : les universités, des fois, n’ont pas la puissance nécessaire pour faire leurs gros calculs et tout le tatouin, du coup, nous, pauvres quidams avec des pcs qui dorment, on peut prêter de la puissance pour les aider. Le logiciel se sert de tous les pcs connectés pour créer une sorte de calculateur géant virtuel (c’est bien ça, ceux qui connaissent ?). Enfin voilà, je sers la science et c’est ma joie :)

Si jamais vous êtes intéressés, je vous invite à cliquer sur la pitite n’image de Boinc que j’ai mis, vous pouvez ensuite rejoindre une Team qui fait la même chose, c’est convivial et sympathique ^^ Pour ma part, je participe à Cosmology@home qui, je cite, fait dans « l’Etude du fond diffus cosmologique et modélisation de l’Univers des tout premiers instants après le Big Bang jusqu’à nos jours » et aussi à Seti@home qui fait dans « l’analyse observationnelle cherchant à détecter de la vie intelligente non-terrestre« . Et puis je suis partie voir du coté de la team XTBA et ils sont adorables même avec une quiche lorraine comme moi <3

Bien bien bien… Vu la journée que j’ai eu, je pense mériter un bon oreiller et une jolie couette moi :angel:

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Oui non parce que j’suis dans une phase où j’ai envie de taper sur tout et n’importe quoi et ça inclut les chats >< Parce que le mien en ce moment, par je ne sais quelle folie, se met à dormir sur le bureau, juste devant le clavier ou carrément dessus en appuyant bien sur Espace ou des lettres pour invoquer je ne sais quelle divinité féline et ça devient gonflant. Alors oui je lui râle dessus parce que c'est un sale rat niveau câlins et ronrons mais faut pas abuser Mémé.
Mais ça va, j'ai trouvé pire...

gbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbbh rqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqqq

RAAAAAAAAH FRAK !! BARREUH-TOUAAAAAAAAA >_____<

Voilà, j’préfère ça…

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Oui alors non, rien à voir avec une envie subliminale de vouloir me faire passer la bague au doigt et de faire des gosses, juste que voilà, malgré deux HDI (comprenez Hot Dog Ikea, niark niark), j’ai encore faim… Mon appétit n’a d’égal que mon incommensurable fatigue, du coup j’vais pas tergiverser en parlant du taf énorme que font certains pour faire ces pièces-montées, ni même du degré ultime de geekitude de certains pour oser commanderdes cakes pareils… EN PLACE POUR BOUFFER COMME DES PORCS (et vomir sur la mariée, parce que sinon ça serait pas un mariage parfait) !

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