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Pas d’articles ces derniers temps, je m’en excuse, le fait est que je reviens du Futuroscope et que c’était super la classe de manger à l’œil et de faire le pied de grue pendant une heure et demi pour voir un film en 3D de 5 min qui fait loucher et qui donne un mal de crâne façon cerveau humain réduit dans une boîte de sardines.
Attends attends, t’as dit « à l’œil » ou j’ai des hallucinations visuelles ?
J’ai bien dit ça, oui oui cher petit ami lecteur, je suis bien allée au Futuroscope deux jours et deux nuits quasiment gratos et comme je suis généreuse et que j’aime partager l’amour et accroître le nombre de radins en France, je vous donne mon secret !
Tout commence il y a quelques mois de cela, je me suis inscrite à la Mission Locale de Douai, dans ma belle région froide et chômageuse, où on m’a dit de faire des ateliers sur comment gérer son budget (ahah) et le fameux atelier « mobilité » . Ce dernier fut fort instructif puisque grâce à lui j’ai pu demander une bourse d’aide de 1000€ pour payer la fin de mon permis et j’ai appris qu’on pouvait obtenir des sous pour partir en vacances. Je me suis inscrite sur la liste des gens intéressés et je n’y ai plus repensé. Jusqu’à ce joli mois de juin, où la réunion a enfin eu lieu.
Je vous conseille à tous, quand vous venez de finir vos études, que vous avez moins de 25-26 ans et que le RSA vous fait des grands signes de bras « GTFO » staïle, go to Mission Locale, ça vous aide pas mal. Même s’ils sont pas là pour vous trouver du taf, c’est pas leur boulot, vous pouvez faire des tas de trucs et au moins vous n’avez plus à passer par la case ANPE et les rendez-vous barbants, votre conseiller Mission étant considéré comme votre conseiller ANPE.
Bref, réunion « Parcours Vacances » : je ne dis pas que ça existe dans toutes les régions de notre chère et belle France, mais ça vaut toujours le coup de demander. Je m’installe autour de la table et on nous explique que le Parcours Vacances c’est fait pour les jeunes inscrits au CIVIS (truc de la Mission Locale, qu’on fait pour avoir 50€ par mois, j’en avais déjà parlé ) et que ça consiste en plusieurs trucs :
- on doit partir au moins 3 nuits et 4 jours,
- on peut partir seul ou avec des potes, mais il faut partir de façon autonome, on fait pas ça pour aller chez Mamie Ginette qui habite dans le Sud et qui va payer tout là-bas,
- on peut se barrer où on veut, même en dehors de notre chère patrie (mais attention, on obtient une aide sous forme de Chèques Vacances et c’est pas accepté partout, même en France, faut quand même se renseigner avant)
- généralement c’est pour les vacances d’été, on s’y prend en mai-juin pour faire la demande
Et ça je le mets tout seul presque en majuscules : on a une bourse de 180€ PAR PERSONNE (même si les potes ne sont pas inscrits au CIVIS, du moment que l’un des membres du groupe est inscrit, ça passe, enfin dans les limites des stocks disponibles, faut aller vite si on veut pas se faire entuber). Donc déjà là, si vous n’êtes pas bluffés et « woot putain je le fais de suite » , vous n’êtes que des gros riches de merde et je vous proute très fort
Pour deux personnes, ça fait 360€ (merci Calculatrice Windows ) et ça paye deux nuits, deux jours et un dîner sur le parc du Futuroscope et même qu’il reste 40€ pour manger ou acheter ça :
Oui bah j’ai craqué, on a le droit de temps en temps ._.
« Ouais c’est génial ton truc mais bon, pour y aller tu dois quand même raquer :/ »
Ahah jeune sot ! Regardons la magnifique tuture qui nous a porté vers la magnifique région Poitou-Charentes : une sorte de gouffre à essence qui bouffe 50€ pour l’aller et la même pour le retour et, *fouille son porte-feuille en quête des tickets péages* OH PUTAIN 88,40 € de péages (OH PUTAIN)… Alors… MAIS OH PUTAIN 80€ de péages pour des routes en travaux et de la bouffe de merde sur les aires d’autoroute ? Faut que je m’en remette là OH PUTAIN QUOI ><
Bon, bref, disons qu’on avait prévu le coup, avec la MJC de Douai (gloire à elle) : grâce à elle et le dispositif CLAP, votre mairie ou un des organismes qui aide, vous pouvez avoir une aide d’un montant variable. Pour se faire, vous devez monter un dossier de candidature, avoir moins de 25 ans et faire le budget total de vos vacances, c’est avec ce dernier qu’on va calculer le montant de l’aide. Mais pour y avoir droit, il faut surtout mettre de l’argent de sa poche, c’est pas tout d’aller racketter les gens, faut aussi mettre de la bonne volonté. Avec la Mission Locale pas besoin mais la MJC elle déconne pas, faut suer des aisselles. Alors soit vous faites une brocante et vous vendez vos bouses, soit vous faites des gâteaux immangeables, soit vous faites comme moi, vous avez le coup de pot du siècle et vous avez eu un ptit boulot d’enquêteur pour la SNCF. L’aide qu’on vous attribue à la MJC dépend de ça, si je souviens bien vous devez apporter autant que vous voulez d’aide : vous voulez 100€, vous vendez 100€ de muffins fourrés à l’amiante.
Du coup pour ma part, j’ai eu droit à 100€ d’aide grâce à ça et avec le salaire merdi… mirobolant de la SNCF, ça comble les frais de route pour partir. Par contre là, l’aide est attribué par projet, vous n’avez pas une aide par personne, c’est con mais bon, c’est déjà ça de moins à demander à Mamie dimanche après le rôti.
« Ouais mais attends, doit y avoir un truc, y a une couille quelque part, on te demande pas de faire des trucs sexuels en échange au moins ? »
Non, les seuls trucs qu’on va vous demander, c’est un petit rapport sur vos vacances pour la Mission Locale, votre budget final avec tous vos reçus et tickets (du coup faut penser à en prendre à chaque fois et à pas s’en servir comme PQ) et concernant la MJC, il faut faire un peu plus : il faut montrer que l’argent de l’aide a servi et que votre voyage vous a apporté quelque chose aussi, de mon côté je vais faire une exposition photo dans la MJC pour dire à tous que le Futuroscope c’est trop génial et qu’on apprend plein de trucs et que du coup c’est hyper éducatif et tout ça…
Ne me dites pas merci, je vous en prie :)
Enfin voilà, 4 jours et 3 nuits, la dernière étant à nos frais puisqu’on est arrivés lundi soir, première nuit à l’hôtel près du Futuroscope, ensuite la première journée, et la seconde nuit, et la seconde journée, et non on ne fait pas 5h de route après 12h debout à attendre des plombes pour voir des films de 30 secondes en 3D qui défoncent la tête, du coup re-hop une nuit dans un B&B de notre poche (mais bon 40€, on peut se permettre quand on a rien payé derrière )
On se quitte sur cette magnifique image de Cthulhu dans mon assiette, jvous bisouille !

Petit edit qui a son importance :
J’aimerais ajouter à tout ce que j’ai pu dire à propos du Parcours Vacances et du CLAP, que ce sont bien plus que des aides financières. De mon point de vue, effectivement, ça remplit un peu le porte-monnaie pour partir mais c’est lié à ce que je suis : je vis déjà seule depuis longtemps. Ce qui n’est pas le cas de bon nombre de jeunes qui profitent de ces opérations : certains, pour ne pas dire beaucoup, vivent encore chez leurs parents, quelques fois ils n’ont pas le courage d’aller plus loin que leur quartier, ils manquent de confiance en eux et de motivation, c’est pour ça que la Mission Locale et la MJC sont là, pour les aider à se mettre dans les bons rails et dans ce cas précis, aller goûter à quelques jours de vacances et de liberté pour repartir tout neuf et tout fringuant à la recherche d’un taf, d’une formation…
Je ne voudrais pas que les gens se disent en lisant cet article que c’est encore une bonne façon de profiter du système et qu’on devrait brûler les gens qui ne bossent pas. Il faut parfois que le système marche de cette façon pour que certains s’en sortent, si on devait aider seulement les gens qui bossent, que ferait-on des autres ? Des esclaves ? Des suicidaires ? On est malheureusement en France, un pays où il est coutume d’aider les gens dans le besoin (même si ça commence à être de moins en moins le cas) et si ça ne vous plaît pas, changez de pays.
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S’il y a bien une chose qui m’énerve dans ce bas monde, c’est le coté gnangnan-gentillesse-arc-en-ciel du monde du cinéma. Je dois commencer à virer vraiment aigrie mais jambon. Je sais pas pour vous mais j’aimerais bien voir un film où ce petit con de merdeux pathétique et auréolé d’une sacro-sainte destinée de héros se prend une grosse branlée dans sa gueule d’enfarinée des sinus. Bien-sur, que ce soit au ciné ou dans une série lambda, faire gagner les méchants, c’est tout pourri parce que les gens ils préfèrent voir le monde version bisounours et gnagnagni… Bah j’vais vous dire : moi pas. Ça serait bien un peu d’honnêteté dans ce monde de guimauve baveuse.
Pourquoi alors qu’IRL c’est exactement ça ?
Bah oui. Imaginez Robin des Bois maintenant, il vole les riches couillons qui se fapent sur leurs billets de 500 pour tout donner à des pauvres qui, même en bossant H24, n’arrivent pas à nourrir leurs cinq gosses. Ça va se passer comment ? Le Robin, tout content de sa mission pieuse et qui ferait pas de mal en ce moment (j’ai pas dit que sa mission était merdique), à force de pavaner à lancer des billets dans la rue pour qu’on l’acclame, il va faire jaser… Et les « méchants » riches qui se demandaient où étaient leurs milliards vont faire « tilt » dans leur cerveau en or massif et vont réclamer la peau de son côlon aux autorités. Et qui est-ce qui a toujours raison dans ce genre de trucs ? Les gens volés… Et puis tant qu’à désanusser Robin des Bois, autant aller récupérer les thunes chez les pauvres parce que, quand même, c’est leurs sous à eux.
Tout ça pour dire, que dans le beau et vibrant monde dans lequel nous vivons, c’est JAMAIS les gentils et les démunis qui gagnent. Y a qu’à regarder les grandes entreprises du CAC40 faire des profits énormes et licencier quand même des gens pour engranger encore plus d’argent, ou mieux les banques, qui pleurent pour qu’on leur sorte la tête hors de l’eau et qui, dès qu’on ne se souvient plus trop, s’en mettent plein le fion sans rembourser un seul centime (par contre quand nous on fait un prêt pour acheter une machine à laver et qu’on oublie un remboursement, c’est la fin du monde, ahah hypocrisie <3). Or dans les films, y a toujours un moment où le gentil fait en sorte que la situation s’inverse et que tout le monde soit heureux. Il est où notre gentil dans la réalité ? Nulle part et voilà pourquoi on aura jamais de films avec une fin réaliste avec le gros enculé de trader qui sodomise un couple de retraités qui ont eu confiance en lui, les gens n’ont pas envie de revoir leurs malheurs sur grand écran… Et du coup, on est entourés de gros hypocrites et totalement cons. Great :3
Parce que personne ne veut endosser le rôle du méchant
Demandez à Brad Pitt de jouer le rôle d’un pédophile néo-nazi, le film retraçant le jour de son procès avec son avocat véreux et ses jurés totalement anesthésiés du bulbe rachidien, avec une fin ultime où, après le témoignage larmoyant d’un gamin de 10 ans, encore sous Tranxene, où il relate ses 45 jours de captivité et de viol, on croit que ce putain d’enculé va finir en prison où les autres détenus lui retourneront l’anus pour en faire un poster, mais qu’en fait NON NON ce brave s’en sort avec juste une interdiction de port d’arme, parce que oui quand même, détenir une tourelle dans son jardin, faut dire que ça fait peur. Dernier plan séquence où on le voit enfiler ses lunettes (yeaaaaaah) avec un bon gros sourire sur les lèvres et suivre une petite fille innocente qui porte une marinière bleue et des couettes. Le film bien grave, où y a de raisons de dire que c’est fait pour choquer ou que c’est du film d’auteur (donc ouais tu comprends, ça nous dépasse, c’est tellement profond dans la vision de l’homme maltraité par sa mère pendant toute son enfance !), non le film bien grave qui est fait pour montrer que dans la vie spa les gentils qui gagnent à chaque fois. Croyez-vous réellement que Brad accepterait ? Jouer le rôle du méchant pour qu’à la fin, il meure comme une pauvre merde, c’est pas grave, parce que le message du film restera quand même « le monde des bisounours ça existe » et on passe pour quelqu’un de fort qui accepte de jouer des rôles pas faciles à endosser, mais jouer le rôle du bon gros connard de merde que tout le monde détesterait forcément s’il existait pour de vrai où à la fin il s’en sort les doigts dans le nez sans que jamais personne autour ne le soupçonne, ça, quand même, ça pose un problème d’éthique, à tout le monde (ou alors vous êtes des gros malades ). Qui aurait envie de relater l’histoire d’un méchant ? Quel réalisateur voudrait mettre en scène la vie d’un ancien nazi qui coule une vie paisible au Brésil où tout le monde l’apprécie parce que c’est un petit vieux sans défense ? On a besoin de voir les méchants se faire tabasser le coin du gnouf, on a un besoin limite viscéral de voir la fin d’un film se terminer bien, où la justice a fait son office. On se sentirait mal de voir un film où tout du long on a eu cette envie de crier au héros « Mais puuuutainnnnnnn c’est ton demi-frère le tueur, c’est lui qui a violé et tué ta gosse de 4 ans, c’est lui qui t’as fait virer de la police et qui t’as fait plonger dans l’alcoolisme, c’est luiiiii, le croit pas quand il te soutient, c’est pour mieux t’enfoncer un truc dans l’anuuuuuuuuuuuuuus !!11&!&! » et voir qu’à la fin, le héros s’en prend au mauvais gars (certainement manipulé aussi par le demi-frère depuis le tout début pour le faire plonger à sa place, bonus +50 s’il lui a tué toute sa famille et qu’il l’a rendu misérable comme une vieille crotte séchée) et repart tout content d’avoir rendu la justice en prenant son demi-frère par le col « Viens Jean-Jean, on va se boire une pinte en famille ! » . Non, franchement je suis pas sûre que les gens aimeraient voir ce genre de films. Et pourquoi ? Parce que dans la vie, on a TOUS un demi-frère qui nous a méchamment pourri l’existence et que ce bâtard s’en est sorti comme une fleur, avec limite les honneurs, et qu’on s’est tous retrouvé un jour avec cette sensation que le mot même de « justice » n’existe que dans le Larousse et que ça reste une lointaine et vague notion philosophique. Alors si c’est pour voir cette sensation retranscrite au cinéma…
Parce que le cinéma ne sert pas à ça
Quand on va au cinéma, généralement on a pas envie de passer des heures à mater un truc yougoslave sous-titré en moldave, relatant l’histoire d’un jeune enfant livré à lui-même qui ne possède qu’un âne rachitique qu’il finira par bouffer, ou une histoire de bobos parisiens qui passent leur temps à se plaindre de leur vie de riches et qui font des partouzes dans tous les sens pour casser la routine et retrouver l’amour de leur femme qu’ils viennent de tromper plus de 24 fois en une heure (ouais mais tu comprends pas, c’est toute la profondeur des gens qui… TAGGLEEEEEEEEEEE). Ou alors vous êtes vraiment des masochistes. Personnellement j’vais au cinéma pour m’évader d’une vie trop étriquée, penser à autre chose que ce putain de rappel des impôts qui traine sur la commode du salon, me dire « Wouah les effets spéciaux sont énooooooooormes » et sortir de là avec le cœur un peu plus léger et le sourire aux lèvres. On ne va pas au cinéma pour voir la vie qu’il y a dehors (ptet en moins pire, parce que le scénario avec Brad, il est lourd quand même), on ne cherche pas à ressentir une fois de plus l’amertume qu’on bouffe tous les jours, quel plaisir aurait-on à regarder un film où les méchants gagnent ? Bon ok, faisons une croix sur les films de zombie où se serait quand même bien fendard de voir le dernier survivant se faire bouffer le foie pendant le dernier plan du film, c’est la grosse loose et ça reste plus drôle que tragique. Le cinéma, selon moi, ne sert pas à enfermer les gens dans une histoire étouffante qui leur balancerait à la gueule leur sentiment d’injustice totale qu’ils ressentent assez souvent. Tout est une question de scenarii finalement, ceux où l’histoire serait réellement écrasante d’horreur et de réalisme et qui donc pue du cul et ceux où y a des zombies ou qui ne se prennent pas au sérieux et qui finalement passent bien.
Enfin tout ça, c’est que mon avis personnel et qui n’engage que mon propre salut, hein, rappelons-le. Article un peu morne quand même nan ? Je sais pas hein, juste que ça manque de conneries… Vite remédions à ça oO
Voilà, ça n’a aucun rapport et ça ressemble à rien, c’est bon, ouf :) Bonne semaine les loulous !
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Youpi, je veux créer ma boite. Youpi, je vais être mon propre patron et gagner des millions sans avoir à répondre à des questions sur l’orthographe d’un mot qui n’est plus utilisé depuis 1427 ( « chandail » par exemple). Youpi, je vais googeliser gentiment derrière mon pc. Youpi, il y a des centaines de résultats… Ouais, euh, mais je dois commencer par quoi moi ?
Rappelez-vous de cet acronyme : CCI, *aura de lumière et musique lyrique*, Chambre de Commerce et d’Industrie. Même si on peut trouver moult sites internet qui parlent de la création d’entreprise, je ne regrette pas de m’y être rendue. Premier contact, une réunion avec des gens (omg des gens) et une personne de l’administration qui s’y connaît. Dans mon groupe je devais être la seule à avoir moins de 25 ans mais prout, c’est pas parce que j’ai une gueule d’ado que je n’ai pas les tripes. Loin d’être intimidant, tout se passe bien, on apprend que pour que le projet tienne la route, il faut avoir un dossier béton, on parle immatriculation de l’entreprise, adéquation homme/projet, étude de marché… je pige tout, vive mon BTS Communication, tout ça, j’ai déjà fait. Sauf que ça se corse un peu. Que je vous explique.

Première partie, comme je disais, je gère ma race, j’ai déjà posé quelques bases de ce que je veux, j’ai des idées sur quoi faire, je fais des repérages, j’ai commencé un questionnaire pour ma future clientèle, merci mes 2 ans de BTS durant lesquels je me suis emmerdée, au final, les études ça sert à quelque chose x) J’ai donc la banane, ça aide à établir les choses encore à faire, je me dis que finalement, si le reste de la réunion est comme ça, je vais pouvoir m’en sortir.

« AHAHAHAHAHAAHAHAHAHHA. LOL. »
Voici ce que mon cerveau a éructé quand on a commencé à parler « prévisionnel financier » . Je savais à quoi m’en tenir à la limite, on crée pas une entreprise avec ses ovaires et son couteau mais là, ça a tapé lourd. Bilan de départ, plan de financement sur 3 ans, compte de résultat prévisionnel sur 3 ans, plan de trésorerie sur 12 mois… Ok, respire par le nez, ouvre tes chakras, pose ton esprit et écoute. Je tiens à profiter de cette partie et avoir une petite pensée pour mon professeur d’économie de BTS, auquel je disais clairement que l’économie était pour moi ce que la philosophie transcendantale est à un bonobo, un truc incompréhensible et qui ne sert strictement à rien, j’aurais ptet du fermer ma gueule, parce que j’ai plus ou moins compris le truc du bilan de départ (que j’avais appris durant ses cours) mais alors le reste… Mon cerveau commençait déjà à préparer une évasion rocambolesque pour ne pas avoir à supporter le massacre en préparation. J’aurais du faire pareil, j’ai franchement eu du mal avec les cotisations patronales, le prélèvement exploitant, les cotisations exploitant, le BFR (à ce sujet, si quelqu’un pouvait me révéler ce que c’est, je crois qu’au moment où la personne a expliqué, mon cerveau était déjà dans un coma végétatif).
A ce niveau de la réunion, je me suis sentie seule, j’en étais à me concentrer sur une bouloche de mon pull et sur le fait que je devais faire des courses en sortant de là, enfin si j’en sortais avec quelques neurones assez valides pour me faire retrouver ma route, quand une lueur d’espoir est apparue : les aspects fiscaux, juridiques et sociaux. Bon, très petite lueur qui a duré le temps de l’explication sur les principales formes juridiques. Merci encore mon prof d’éco, SARL, EURL, SA, SNC, Auto-entreprise, tkt poulette, j’suis dans la place. Bon là effectivement, on est plus à l’école et ça parle capital social et responsabilité, mais je me suis dit que là au moins j’avais une chance de comprendre.

« ROFLCOPTEROZOR ! »
Mon cerveau, encore, qui s’est automatiquement mis sur vibreur pour ne pas avoir à supporter la suite. Je vous jure que, durant un temps, j’étais sur messagerie vocale, j’avais l’apparence d’écouter alors que j’étais partie super loin, j’en étais à me dire qu’il fallait que je rachète de la litière pour le chat et que je n’avais toujours pas reçu mon aide de la Mission Locale et que du coup pour la litière du chat, j’allais être emmerdée. Non parce que, de ma maigre expérience, les cotisations sociales s’arrêtent à avoir une carte Vitale et le régime fiscal pour moi c’est encore un truc d’anorexique pour ressembler encore plus à un rescapé des camps de concentration. Autant dire que niveau compréhension j’en ai surchié.
J’ai tout de même appris certaines choses de GRANDEMENT intéressantes : quand vous êtes gérant d’une entreprise, vous ne cotisez plus à l’Assurance Maladie comme tout le monde (la CPAM donc), non, vous cotisez au Régime Social des Indépendant (RSI), en tant que Travailleur Non Salarié (TNS). Et là, ça fait trèèèèèèèèèèèèèèèèèès mal, mais alors bien loin derrière la prostate. Outre le fait que ça m’a arraché un poil d’anus de voir le montant, j’ai été encore plus intriguée par le « pas d’assurance chômage » . Hmm, ok, si je pige bien, si ma boite ne marche pas et que je dois pointer au chomdu, j’ai droit à… rien ? Chouette, moi qui ai déjà droit à rien, je me sens dans mon élément. Non sans rire, il y a la possibilité d’une assurance chômage facultative mais ça fait quand même bizarre. Tu bosses, t’en chies et quand tu perds tout (parce que, soyons clairs, si la boite coule, faut rembourser les banques quand même), t’as pas le droit de toucher une allocation chômage comme tout le monde. Maintenant le pourquoi du comment, j’en sais rien, peut-être parce que les patrons sont mieux payés et donc osef qu’ils touchent un chômage puisqu’avec leurs revenus ils ont pu épargner à coté ? Euh ok pour l’autre con d’EDF-Veolia-enculé, mais pour ma part ça m’étonnerait fortement de pouvoir m’en sortir si jamais ça ne devait pas marcher. Le RSA c’est bien beau mais ça nourrit pas son Pipou. Soyons optimistes, y a quand même des trucs biens quand on est son propre patron, nan ?

« Allo ? Oui, ici le cerveau de Lyrya, j’ai fait des réservations pour Ibiza… »
Après avoir ramassé mon cerveau qui avait tenté une percée par mon oreille droite et avoir récupéré les restes de mes espoirs, très amaigris après la bataille, arrivent les impôts. Putain je les avais oublié ces cons-là. Selon le type d’entreprise que l’on veut créer, une EI, EURL ou SARL, les impôts sont différents. Pour ma part, je compte créer une SARL (oui pas d’auto-entreprise, je vais y revenir plus tard ) et là… Et là… Outre le fait que je sois soumise à l’Impôt sur la Société (IS) à hauteur de 15% ou 33% selon le chiffre d’affaire, j’ai droit aussi à l’Impôt sur les Revenus des Personnes Physiques (IRPP). Mais… Mais… MAIS C’EST GENIAAAAAAAAL \oO/ Deux fois des impôts \Oo/ Concrètement, l’IS c’est l’impôt que l’entreprise paye et l’IRPP bah c’est le bête impôt sur le revenu connu de tous et qui vient de ma poche. Ayant revu une personne en rendez-vous individualisé lundi, j’ai cru comprendre que je peux être exemptée d’IS pour les 5 premières années. Prions mes frères, prions… Parce que franchement, l’IS, ça pue.

A ce moment de la réunion, j’ai vu tous les autres acquiescer gentiment, genre « ouais ouais normal, hinhin, ouais je vois trop, hinhin » . J’ai eu ce genre de regard qui va de gauche à droite quand vous vous dites que c’est trop gros pour être vrai, ce petit recul de la tête, cette petite moue de la bouche et ce sourire coincé incontrôlable qui vient se poser sur vos lèvres. Sisi, j’étais bien la seule à NE RIEN COMPRENDRE. J’aurais pu dire « Tin mais FAKE quoi ! » mais je me suis abstenue. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’étais bien loin de m’imaginer tout ce que créer son entreprise implique mais en fait euh si. Je sais pertinemment qu’il faut en chier, passer pour une demeurée auprès des banquiers qui vont pisseront dessus avant même que vous commenciez à parler, ramer pour trouver des garants et des aides, mais tout de même, je ne savais pas vraiment ce qu’impliquait le fait de gérer son entreprise par la suite. Je ne m’attendais pas à apprendre que mon chiffre d’affaires serait amputé de toutes parts, je ne m’attendais pas à devoir payer un expert-comptable de ma propre poche avant même de créer quoi que ce soit (dur dur donc, sachant que j’ai à peine de quoi manger) et je m’attendais encore moins à apprendre que toutes les démarches administratives comme l’immatriculation de l’entreprise sont payantes… Le moindre bout de papier vous coûte une cornée alors que vous n’avez même pas commencé votre activité. Dur de retomber sur la terre ferme.

Je ne baisse pas les bras pour autant, je compte bien m’accrocher, décrocher des aides financières, rédiger un business plan en titane renforcé et créer mon entreprise, parce que je n’ai pas fait tout ça pour rien, je ne me suis pas fendu le fion en 4 pour rien, parce que dans les moments durs, il est bon de se dire qu’on a un but dans la vie et que, malgré la merde ambiante, on sait qu’on y arrivera et qu’on sera fier du boulot accompli.
« C’est bientôt fini hein ? Tu promets ? »
Je voudrais revenir sur le cas de l’auto-entreprise. Bon nombre d’entre vous m’ont parlé de ce système et j’y avais aussi pensé tout en sachant au fond que ça n’était pas la meilleure solution. Et j’avais un peu raison
L’auto-entrepreneur (qu’on va abréger en AE parce que c’est franchement gonflant à écrire, qu’il est 4h du mat et que ma nuit blanche commence à me donner des hallucinations, comme quoi avec l’âge…) est un entrepreneur individuel soumis au régime de la micro-entreprise. En gros, votre chiffre d’affaires ne peut pas dépasser un certain plafond, selon votre secteur d’activité qui peut être commerciale, artisanale ou libérale, vous êtes exempté de certaines charges et d’immatriculations, on vous simplifie les démarches, en 3 jours vous créez votre boite. L’AE c’est cool si on est informaticien à la maison, DJ le weekend, toiletteuse pour chiens à domicile ou créatrice de bijoux sur internet. Mais pour une entreprise un peu plus compliquée que ça, ça n’est pas du tout intéressant. Je ne saurais absolument pas vous expliquer les méandres des pourcentages concernant le « bénéfice calculé selon les charges forfaitaires estimées à 71% pour le commerce, 50% pour les services ou 34% pour les activités libérales » (oui j’avais prévenu, c’est hard), j’ai bien compris quand ma conseillère lundi m’a fait des croquis et tout mais à redire de façon claire et qui ne déforme pas la réalité, c’est autre chose. De plus, j’ai toujours été une grosse merde en éco ET en math alors si on fait copuler les deux… Pour ma part, mon projet nécessite un local et selon ma conseillère mon chiffre d’affaires et mon bénéfice ne serait pas en adéquation avec l’AE. Du coup, j’ai quand même bien fait d’aller à cette réunion d’information

Il faut bien se rendre compte que l’AE est une belle avancé dans la création d’entreprise, ça aide pas mal mais les simples sites internet que l’on peut trouver ne disent pas tout ou n’expliquent pas assez bien. Personnellement, j’ai eu du mal à comprendre alors qu’on me l’expliquait de visu alors si je devais juste donner un conseil : « Go to CCI bitch »
Pour finir ce pavé interminable, je vais passer sur les différentes aides à la création d’entreprise, j’y reviendrais certainement plus en détail dans un prochain article, et parler du dernier point qu’on a abordé : les formalités d’immatriculation. Youpi, c’est bientôt la fin, je vais pouvoir m’en griller une et vérifier si j’ai encore toutes mes facultés motrices pour rentrer. Les formalités sont différentes selon que l’on soit artisan ou commerçant, mais elles sont différentes aussi selon la forme juridique de l’entreprise. Pour les entreprises individuelles elles sont moins nombreuses et pour les sociétés, comme cela sera mon cas, ça se corse, attention listinnnnnnng :
- Choisir une domiciliation (en gros l’adresse de l’entreprise, son siège social)
- Choisir un nom commercial
- Rédaction des statuts (SARL et touti quanti)
- Nomination gérant(s) (oh ça parle de moi
)
- Pacte d’actionnaires (olah on s’emballe pas trop vite hein oO)
- Dépôts des fonds (ahah >_>)
- Avis de constitution
- Dépôt du dossier d’immatriculation au Centre de Formalités de Entreprises (CFE)
- Dépôt du formulaire ACCRE lors de la demande d’immatriculation ou dans les 45 jours qui suivent (c’est une aide octroyée pour les demandeurs d’emploi)
- Enregistrement des statuts aux impôts (dans le mois qui suit leur signature)
Si c’est pas chouette tout ça ? Cela promet de longues heures à me ronger les ongles, martyriser le pauvre Pipou qui ne demandait rien à personne, des coups de gueules intempestifs, des crises de rages en pleine rue parce que je me rends compte que j’ai oublié un papier à la maison et que j’ai déjà fait la moitié du chemin et que si je fais demi-tour je vais être à la bourre, cela promet un avenir radieux et charmant <3
Malgré tout ça, faut rester optimiste, se dire qu’au final ça en vaut la peine et, comme le ferait mon pote Jean-Hyppolite ici présent, aller de l’avant !

37 commentaires »
Nouvelle merde du jour, la vie est belle et les oiseaux chantent.
« Bonjour, je voudrais savoir s’il est possible d’avoir des bons alimentaires, j’ai entendu dire que la Mairie pouvait m’aider… »
« Oh mais bien entendu ! Vous avez quel âge ? Vous avez des revenus ? »
« J’ai 23 ans, je cherche du boulot mais c’est un peu mou en ce moment, donc j’aurais bien besoin de bons pour manger… »
« Oh je vois, vous êtes inscrite à la mission locale ? »
« Euh oui depuis quelques mois déjà, c’est eux qui m’ont dit que vous pouviez m’aider. »
« J’ai bien peur que ça ne soit pas possible Mademoiselle. Si vous êtes chez eux, la Mairie n’aide plus. On aide les jeunes tant qu’ils entrent dans le système de la Mission mais ensuite c’est fini. »
Quand vous vous inscrivez à la Mission Locale et que vous signez le CIVIS (sorte de contrat pour votre projet professionnel avec aide pour avoir sa carte Vitale et trouver un job, etc…), vous percevez 50 euros par mois. C’est bien. Très bien. Mais vous pensez que c’est suffisant ? Pour un jeune qui vit encore chez ses parents et qui n’a pas de loyer à payer et pas de courses à faire, on dira que c’est pas mal pour les petites dépenses du genre ticket de métro ou photocopies du CV. Et pour les autres ? Je vais encore parler de moi aujourd’hui, mais j’aimerais que les gens voient tous les aspects de la vie dans cette société, parce que le JT de TF1 mes braves, c’est un peu comme regarder un poisson rouge et se dire « wouah c’est grand l’océan » . Depuis que j’ai signé le CIVIS, je n’ai jamais perçu ces fameux 50 euros… alors me dire que je ne peux pas avoir de bons alimentaires parce que je perçois 50 euros, je ris un peu jaune. Mais allez, il y a des choses pas mal quand même, j’ai pu recevoir une aide alimentaire d’environ 200 euros pour le mois de novembre qui me servent encore (vive le régime moineau), une aide pour payer mon assurance habitation et une aide pour mon loyer de janvier. Aides que je ne pourrais plus recevoir par la suite puisque je n’ai pas de revenus, dérogation exceptionnelle apparemment, mes conseillers se sont démenés et je les remercie, mais j’ai franchement les boules de me dire qu’au mois de Janvier, même les pâtes de Lidl seront trop chères…
Mon loyer est de 400 euros, pour un studio meublé, j’ai donc du louer un garage à coté pour entreposer mes meubles, n’ayant pas d’autres endroits où le faire. Je n’ai pas d’électricité ni d’eau à payer à coté, Dieu merci, tout est inclus dans le loyer. La CAF verse à mon propriétaire un peu plus de 260 euros et grosso modo par mois, je dois lui donner 140 euros. Oui je fais dans le chiffre, pour moi ce n’est pas de l’ordre de l’intimité, tant qu’à déballer son sac, autant tout dire. Ce mois-ci donc pour la première fois, mon loyer était assez bas et avec l’aide alimentaire, j’ai réussi à m’en sortir. « Mais t’as fait comment les mois d’avant ? » Ma mère, qui s’est foutu dans une merde pas croyable et qui risque de l’être pendant plusieurs mois avant de pouvoir sortir la tête de l’eau. Nous sommes dans une société où la seule solution pour elle de combler son découvert est de contracter un énième prêt. Qui n’a rien comblé du tout. Je pourrais l’aider, contracter moi-même un prêt pour qu’elle puisse souffler et dormir la nuit, mais je ne peux pas. J’ai beau avoir une assurance vie qui me donne une solvabilité de paiement, je ne peux pas demander de prêt à ma banque. Je ne suis pas étudiante et je ne suis pas salariée et loin de l’être un jour. Je pourrais casser mon assurance vie mais je perdrais plus d’argent qu’autre chose. Si je voulais donner à ma mère assez pour qu’elle puisse s’en sortir, il faudrait que je décède. Et encore, ça comblerait mon enterrement mais pas son découvert. Hmmm morbide… Je pourrais bien entendu trouver un job. Plus de 20% de taux de chômage dans ma région. Quand on dit que dans le Nord, c’est tous des chômeurs, c’est un peu dégradant à dire mais très malheureusement vrai. Même Macdo ne m’a pas rappelé, le symbole du job rapide à trouver qui s’effondre un peu devant moi.
A coté de tout ça, les ministres sont payés plusieurs milliers d’euros pour faire des réformes loin de toute réalité, des traders qui se mettent des millions dans les fouilles alors qu’on a déboursé des milliards pour leur sauver le fion et ça leur parait tout à fait normal, on se fait chier à aller à Copenhague en jet privé pour dire aux pays pauvres qu’ils doivent faire des efforts pendant qu’on se goinfre tous au buffet du prix Nobel de la paix d’Obama, on fait des débats stériles sur « moi je suis plus français que toi, je mange du camembert ! » le magnifique débat sur l’identité nationale donc que seuls 20 députés ont suivi, d’où l’importance de voter pour des trous du cul qui passent leur temps à pioncer au chaud dans l’hémicycle pendant que des gens meurent de froid dans les rues de Paris et d’ailleurs… Quelle magnifique société, quelle joie de vivre dans cette France où on laisse des gens vivre dans des appartements insalubres, où les lois pour aider ces gens-là ne sont pas DU TOUT appliquées, dans cette France où le risque de devenir SDF devient de plus en plus pressant, dans cette France où les gens râlent mais ne font rien, moi y compris, je suis lucide de râler sur tout ça mais de ne pas m’impliquer pour changer la merde, mais j’ai l’argument à deux roubles parfait « j’ai déjà pas les moyens de me payer à bouffer alors bon… » Râleuse, hypocrite et fauchée, trio gagnant !
Quelle solution s’offre à moi ? Créer MON emploi, créer ma boite, créer un but, créer un steak dans mon assiette, peut-être créer à terme un autre emploi pour sortir de la misère une autre personne comme moi. Et on fait quoi pour ça ? Énormément de démarches. Des refus, des « hmm suis pas emballé » , des « euh vous avez une mise de départ ? » , des « vous n’êtes pas salariée, vous n’aurez jamais de prêt » (dixit ma propre banquière)… Mais on s’accroche, on continue, on fait des repérages, on calcule discrètement sur une feuille excel combien il faudrait. Et parce que j’ai vraiment envie que cette histoire aille au bout et que je veux aussi aider les gens qui voudraient avoir leur propre entreprise, je vais détailler dans mes prochains articles toutes les étapes pour créer son entreprise. N’hésitez surtout pas à partager vos expériences dans les commentaires, les trucs, les astuces, ça m’aidera et ça aidera peut-être d’autres jeunes. Je garde encore le secret sur ce que je compte faire, le suspens fait vendre dit-on
Premières étapes à suivre ? La Chambre de Commerce et d’Industrie pour trouver des réseaux d’accompagnement, des aides financières, trouver des formations et autres, savoir si des associations dans le coin peuvent aider à établir des calendriers et un dossier béton à présenter aux autres. Il existe dans le Douaisis par exemple la Boutique de Gestion d’Entreprises qui donne des conseils pour la création d’entreprise, elle existe certainement ailleurs Et les Assedics, le magique Pôle-Emploi, il paraît qu’on peut percevoir quelque chose en cas de création… Je rigole un peu parce que je pense que c’est plutôt prévu pour les salariés qui créent leur boite et les ptits jeunes au chômage, m’est avis qu’ils peuvent aller se faire enc*ler à sec mais il ne faut pas se fermer une porte qui pourrait être ouverte. Trois choses à voir cette semaine, des rendez-vous à prendre certainement. Je vous tiendrais au courant, ces prochains mois, l’imagination pour écrire des choses gaies et rigolotes ne me viendra pas, il faudra compter avec mes coups de gueule et mes critiques acerbes, disons que si je perds du lectorat, je comprendrais pourquoi
Je pense fort à vous, j’vous kiffe les hémorroïdes et joyeux Noël hein x)
PS : merci aux loulous qui m’ont mailé et à qui j’ai répondu, j’ai eu une p*tain de bouffée d’amour, ça m’a fait drôle
PS 2 : Un grooooooooos big up djos, tout le monde se lève pour djos o/ qui m’a quand même remis les pendules à l’heure, en fait, dans le monde, y a pas que des bisounours, y a aussi des cons, je quote pour ceux qui n’auraient pas vu cette éloge à la connerie humaine :
pauvre fille tu es pathetique,tu ne veux pas bosser et en plus tu oses ouvrir ta gueule,t’es une feignasse,tu n’as que ce que tu mérites t’as un poil dans la main,et dire que je paye mes impots pour des gens comme toi ca me fait vomir
Oooooooooooooh le joli commentaire que voilà <3 Alors sache mon cher djos, que tu es loin de payer des impôts pour moi, je n’ai pas le droit au chômage, ne t’inquiète pas, je ne mange pas du foie gras en pensant « ptin j’l'ai bien niqué ce djos lolilol » et quand au fait de ne pas vouloir bosser, mon Dieu tu es mon maître de connerie… Je suis heureuse que tu aies la chance d’avoir trouvé un taf et que tu sois bien au chaud avec tes convictions à deux sesterces mais quand on ne connait pas la vie des gens, on évite de faire des réflexions. Mais tu vois c’est beau quand même, le jour où tu te retrouveras au chômage et que pour nourrir tes gosses tu devras aller aux Restos du Coeur et compter les centimes dans ton porte-monnaie en peau de crocodile du Nil, je pourrais crier « tu n’as que ce que tu mérites, t’avais qu’à pas te faire virer pauvre con »
Vomissons tous ensemble mes chers, je suis le pathétisme né d’une France feignasse qui ne cherche pas à s’en sortir o/
50 commentaires »
Jean-Marc : « Moi j’vous l’dis, elle est morte et personne s’en est rendu compte, son chat l’a certainement bouffée à l’heure qu’il est ! »
Anne-Emmanuelle : « Nan, j’suis sûre qu’elle fait une retraite spirituelle, elle prend du temps pour se recentrer sur ses envies et ses choix de vie. »
Jean-Marc : « Ouais mais elle nous l’aurait dit quand même, un petit post pour dire qu’elle reviendra ou je sais pas. Là, rien… C’est quand même étrange. »
Anne-Emmanuelle : « Moins étrange que de se faire bouffer par son chat tu admettras… »
Et si vous arrêtiez de raconter de la merde surtout… Pourquoi je poste plus… Hmmm ça pourrait faire l’objet d’une analyse psychologique mais en fait c’est surtout pour une raison pécuniaire. Récapitulons les faits si vous le voulez bien.
J’ai pas une thune.
J’ai pas de boulot.
J’habite dans une ville à 20% de taux de chômage.
Mon pc est entrain de renifler fortement, je soupçonne une grippe A (et pas de convocation en vue hein, ça sent le pâté).
On fait quoi avec ça ? Pas grand chose et surtout pas dépenser ses maigres 10 euros dans un café pour avoir le wifi. On passe plutôt son temps à déposer des CV, des lettres de motivation ( « la vente dans le prêt-à-porter, c’est ma vie » ), ANPE pour s’entendre dire qu’y a pas de boulot, Mission Locale et j’en passe… Et vous apprenez que la vie adulte, c’est quand même une bien jolie merde <3 Pourquoi ? Parce que :
Vous êtes une personne sans ressources (pas de salaire, pas d’assedics ou autres allocations) et vous voulez un toit sur votre tête ? Vous vous adressez à des organismes d’aide (genre CCAS ou Locapass) pour payer la caution, naturellement. « Ah mais sans ressources, on peut pas vous obtenir d’aide, désolé, au revoir » Ah. Ok. Et il aurait fallu quoi ? « Vous auriez été mère célibataire ou si vous aviez eu des ressources, on aurait pu mais là, sans argent, on vous aide pas » Ah. Ok. Donc si j’avais eu des sous, j’aurais pu être aidée… mais sans, je peux rester mon cul dehors ? Ah ok… Premier point.
Vous êtes une personne sans ressources et vous voulez manger (les Restos du Coeur n’ont ouvert qu’aujourd’hui, je précise…) ? Vous vous adressez à la Mission Locale ou au CCAS pour pouvoir, mmh, ne pas mourir d’inanition. « Ah, mais je vois que vous n’avez aucune ressources ? Ça va être problématique ça… » ou pire « Ah, tu as un bac +2… Bah disons que les diplômés, ils ont pas vraiment droit à des aides de notre part hein… mais on va essayer hein… » Ah. Ok.
Quand on passe son temps à se prendre dans la gueule le fait que sans thune on peut pas se faire aider et qu’à coté de ça, le taf est inexistant, il y a vraiment de quoi se taper la tête contre les murs, ou cesser toute activité autre que manger, dormir, CV. Du coup, le wifi, le petit coca, toussa, je leur ai dit un peu au revoir et un peu à vous malheureusement. J’aime mon blog, j’aime écrire mais dans ma situation, impossible pour moi de tenir à jour et de suivre l’actualité. Je ne suis pas coupée du monde (heureusement sinon j’aurais raté la main de Thierry Henri dont on se branle joyeusement tous ensemble et j’aurais surtout raté le mystique Big Up de Versailles (Yann Barthès, je t’aime)) mais il est vrai qu’Internet prend vite une place importante quand on commence (pire que la clope oO).
Enfin Internet on s’en tape un peu quand on se rend compte qu’une brique de lait coûte « oh putain mais autant acheter une vache O_O » , on s’en tape un peu aussi quand on se rend compte que le loyer, ça va être l’arrache et que merci Maman de te foutre dans la merde pour m’aider. Donc désolée d’être absente ces derniers temps mais j’ai de bonnes raisons.
Je ne voulais pas faire un article pathos donc si ça vous semble être le cas, bah tant pis je dirais. Je voulais juste cracher un peu ma bile contre cette société qui n’aide que certaines parties de la population, on se rend compte qu’être dans la tranche jeune sans emploi, c’est comme être dans un gouffre de merde avec plein d’autres gens et être la seule personne qui n’a pas accès à une corde (pour s’en sortir ou se pendre, au choix). Je n’arrive plus à aimer mon pays quand je vois qu’on laisse les gens dans des situations pareilles, je n’arrive plus à croire Mister Président quand il dit que la crise va cesser (de toute, dès qu’il l’ouvre, j’ai plutôt tendance à vouloir lui lancer des cailloux très très pointus dans la tronche), la crise a bon dos de toute manière, ce n’est pas elle la cause de tout, loin de là, c’était déjà bien la merde depuis longtemps avant qu’elle ne vienne surenchérir.
Mais restons optimistes, il y a des gens qui sont là. Gros merci à la Mission Locale qui se sont bougés pour que je puisse manger ce mois-ci (en décembre, je mangerais les plumes de la dinde spa grave). Gros merci à tous ceux qui se sont souvenus que j’étais une personne réelle et non pas un bot et qui m’ont jeté des mots d’amour (ils se reconnaitront ). Gros merci mais alors gros de chez gros à ma mère (elle se reconnaitra… ahah mon dieu mon humour est toujours aussi moche, ça changera pas ça malheureusement )
Restons optimistes encore, je compte un peu sur vous pour m’envoyer des ondes de bonheur et d’amour : je compte ouvrir ma propre entreprise, ça ne se fera pas du jour au lendemain, loin de là, mais j’aimerais concrétiser mon petit plan machiavélique pour propager les geeks dans le monde… Je vous en reparlerais peut-être un jour prochain, j’aimerais bien avoir votre avis Sur ce mes loulous, j’dois aller à Lidl chercher des spaghettis… et nourrir le chat qui doit dormir sur le radiateur à cette heure, il a la belle vie ce con…
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